Nos Charlevoisiens Personnalité du jour

Stéphanie Villeneuve ouvre toutes les barrières

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Stéphanie Villeneuve, présentatrice météo à Salut Bonjour du lundi au vendredi, se lève tôt le matin, plus précisément à 3h30 parce qu’elle entre en ondes plus tôt avec un autre Charlevoisien, Jean-François Guérin de Saint-Siméon à LCN. Comment se fait-il que cette jeune fille de Cap-à-l’Aigle qui a fait la majorité de sa scolarité dans Charlevoix, incluant le CECC, se retrouve au sein de l’équipe du matin qui réveille la majorité de Québécois?

Personnellement, j’ai connu, étant très jeune, son grand-père Jacques Villeneuve, barbier, qui courait après nous à Pointe-au-Pic pour couper nos précieux cheveux de pré-adolescents. Sa grand-mère, Claire Bhérer, est une inspiration pour Stéphanie. Sans grandes études, elle parle anglais, est allée à New York, opère un gîte et un bureau de poste. C’est une femme de tête. Les parents de notre personnalité sont Richard Villeneuve, camionneur et Sonia Dufour de Saint-Aimé des Lacs. Stéphanie est enfant unique et a grandi avec ses parents dans la grande maison centenaire de madame Bhérer où se trouve probablement la seule grange à toit de chaume de Charlevoix.

Durant son secondaire à l’école secondaire du Plateau, Stéphanie s’implique beaucoup culturellement, elle dansait, chantait et faisait partie des spectacles scolaires. Elle a fréquenté la Cité d’Art quelques années où elle a suivi des cours de danse avec Alexandra Savard. Elle s’inscrit en Sciences Humaines au CECC. Elle est attirée par l’histoire, le design et les communications. Mais un emploi d’été à CIHO après sa première année d’université lui font faire ses premières armes à la radio, alors qu’elle s’attendait plutôt à un boulot hors des ondes. Cet emploi la mène dans les radios de Québec où elle fait de la représentation dans des événements publiques pendant ses études à Québec. Elle fait sa dernière session universitaire à Gand en Belgique où on parle flamand mais on étudie en anglais. Elle est acceptée en gestion de projets aux Hautes Études Commerciales mais elle n’y va pas. Elle avait eu la piqûre des médias, affection particulièrement commune dans Charlevoix.

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Inscrite à ProMédia, une école spécialisée qui a formé plusieurs artisans des médias montréalais, elle fréquente l’école 2 soirs semaine pendant 5 mois. Après sa graduation, les vieux Charlevoisiens diraient ”qu’elle n’est pas achalée”. Elle communique directement avec les patrons des radios montréalaises pour proposer ses services. Finalement, on lui offre une poste d’été à Rimouski. Il faut commencer par le début. Mais le grand avantage de ce poste, c’est qu’elle entre dans la grande famille de Bell Média et avec le talent qu’elle a, elle sait se rendre indispensable. Au retour à Montréal, elle propose un projet web aux patrons de Bell Média qui acceptent de la rencontrer. Malheureusement, même s’ils aiment le projet, ils n’ont pas de budget. Ils lui offrent donc des remplacements et de faire de la mise en ondes comme technicienne sur l’émission de Joël Legendre. Encore une fois, c’est un pas de plus vers ses objectifs. Elle fait aussi un peu de recherche sur l’émission et travaille comme adjointe administrative pour boucler son budget.

À l’été 2016, elle anime les fins de semaine sur Rouge à Québec et travaille le reste de la semaine à Montréal. Comme son beau-père habite maintenant la capitale, elle peut se loger gratuitement. Tout comme Monic Néron à ses débuts, elle fait du remplacement dans le temps des fêtes, c’est la dure école des grands médias de la métropole. On lui offre un poste d’animatrice du show du matin à Rouyn-Noranda en Abitibi pour un remplacement d’un congé de maternité d’un an. Elle prend 2 mois à donner sa réponse. Elle n’est jamais allée en Abitibi et ne connaît absolument personne. Elle accepte et se rend compte là-bas qu’elle peut travailler le matin et se lever à 3h30 sans handicaper sa qualité de vie. Elle commence à avoir du métier dans le corps à 27 ans. Le patron de Rouge Montréal lui demande de remplacer pour l’été et elle est aussi coordonnatrice dans une agence d’artistes.

Elle envoie son cv à TVA lorsqu’elle apprend le départ de Joannie, qui a avoué publiquement avoir eu des problèmes d’alcool. Stéphanie reçoit le coup de fil tant espéré. On lui fait faire des essais à la caméra. Elle état extrêmement nerveuse et de plus, ses écouteurs n’étaient pas coopératifs. 3 jours après, on la convoque en entrevue, 30 minutes après l’entrevue, on lui dit qu’elle a le poste et deux jours plus tard elle doit être en ondes.

Depuis un an et demi, elle ensoleille nos matins grâce à son dynamisme contagieux et son sourire lumineux. Au début, elle dit avoir eu le syndrome de l’imposteur, car elle ne s’y connaissait pas beaucoup en météo mais comme elle le dit, elle est une présentatrice météo et non pas une météorologue. Elle adore l’esprit d’équipe autour de Gino Chouinard. La pandémie lui apprend à travailler avec le minimum. Pas de maquillage (si important en télé), pas de coiffure (elle s’arrange avec ses couettes) et elle et son caméraman à seulement 4 endroits possibles. Le toit de TVA est devenu sa seconde maison pour présenter la météo de la COVID. Si elle n’a jamais les mêmes vêtements c’est que tout est fournie, elle arrive à 4h le matin et son attirail du jour l’attend.

Simard Annie Photo

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Elle ressent toujours l’appel de Charlevoix où elle visite sa mère et sa grand-mère quelques fois par année avec son copain qui est originaire du Saguenay. Elle porte Charlevoix dans son coeur. À 29 ans, avec sa ”drive”, elle est promise à un bel avenir sur les traces de plusieurs autres Charlevoisiens qui font leur marque dans les médias de la métropole. Cap-à-l’Aigle a son ambassadrice sur une des émissions francophones les plus populaires au Canada.