Personnalité du jour

Rosaire Bertrand: un député pour tous et toutes

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Rosaire Bertrand est né à Saint-Fabien de Panet dans la MRC de Montmagny en 1936 (83 ans). Son père était entrepreneur forestier. Il est le frère de l’avocat bien connu, Guy Bertrand. Il fait ses études en Beauce et à Montmagny. Il travaille et étudie aussi 2 ans en Ontario, Il joint ensuite l’entreprise familiale pendant 6 ans avant de se lancer dans le domaine des assurances où il fera la majorité de sa carrière.

Il débute son activité professionnelle à Saint-Pamphile toujours dans les hauts plateaux des Appalaches. De 1965 à 1976, il occupe différents postes dont celui de directeur général, dans différentes compagnies d’assurances à Québec. Il préside et fait partie de nombreuses associations d’assureurs. Il devient père de deux fils, Marc et Louis.

Il déménage à La Malbaie comme Vice-président de R. Raymond & Associés de 1970 à 1976. Président de Clément & Bertrand, assurances générales et de R. Bertrand & Associé assurance-vie de 1977 à 1997. Il s’implique activement dans la vie associative de la région en redonnant vie à la Chambre de Commerce de Charlevoix-Est dont la charte était inactive depuis des décennies. Il préside le Conseil régional de développement économique de la région de Québec. Il est membre du comité consultatif de l’Entente fédérale-provinciale sur le développement des régions Centre-Nord–Saguenay-Lac-Saint-Jean–Charlevoix de 1988 à 1993.  Il se fait rapidement connaître du grand public avec une élégance et une prestance naturelle. Il est un homme attentif aux autres. J’ai le souvenir d’un homme qui se préoccupait de moi dans une période de ma vie où ça n’allait pas bien du tout. Très humain, il a un réel souci pour les gens, ce qui motive certainement son action politique.

Un changement de vie s’amorce avec son arrivée en politique active.  Même si certains lui prêtent des aspirations libérales, c’est dans un autre parti qu’il s’engage. Après avoir vaincu madame Jacinthe Simard à la convention du PQ pour Charlevoix en 1989, il est défait aux élections par Daniel Bradet et l’élection est remportée par le parti libéral à l’échelle du Québec. De 1989 à 1994, il s’implique assidûment au sein de plusieurs instances régionales et nationales du parti québécois.

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En 1994, il atteint son but et est élu député de Charlevoix. Il est réélu dans les trois élections suivantes jusqu’en 2007. Encore une fois, il occupe de nombreux postes au sein des gouvernements successifs, dont celui de ministre de la région de la Capitale nationale sous Bernard Landry. Le fait que Charlevoix n’ait pas été désigné comme région ressources donne du fil à retordre à Rosaire Bertrand, la communauté d’affaires est furieuse de cette injustice. De passage au Manoir Richelieu, Bernard Landry, premier ministre, avoue avoir commis une erreur à cet effet, elle ne sera cependant jamais corrigée. Il démissionne en 2007 pour laisser la place à Pauline Marois qui choisit Charlevoix comme base en tant que chef du parti québecois.

C’est sous la députation de monsieur Bertrand que naissent le casino et le centre d’études, le nouveau départ du Massif et bien d’autres projets. Tout au long de sa carrière publique, monsieur Bertrand est très souvent accompagné de sa conjointe Line qui lui donne un support discret, mais important.

Il tente un dernier coup en politique en 2009 où il est candidat à la mairie de La Malbaie, mais il est vaincu par Lise Lapointe. C’est peut-être un mal pour un bien puisque monsieur Bertrand connaît des problèmes de santé. Il connaît des problèmes cardiaques depuis quelques années, mais ceux-ci s’aggravent un peu. Pour être plus proche des hôpitaux spécialisés et pour être avec sa conjointe, il déménage à Québec où il coule présentement des jours paisibles.

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Rosaire Bertrand, de par ses actions et sa longévité est une figure politique importante au tournant du siècle dans Charlevoix. Il fut apprécié de la plupart des gens qui l’ont connu, tous partis confondus, car lui-même ne basait pas ses actions sur des intérêts partisans. Il avait un vrai sens du bien public et il était un promoteur d’un Charlevoix unique, option qui peine à se faire une place.

Renseignements : Site de l’Assemblé nationale