Personnalité du jour

David Bernard : quelle Guepe l’a piqué

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Malgré un nom de famille qu’on pourrait croire bien de chez nous, David Bernard est né et a grandi en France à Roche-sur-Yon aux Pays de la Loire près de la ville de Nantes. La ville doit son nom au promontoire rocheux qui surplombe la rivière Yon. La ville compte environ 80 000 habitants. Dès le début de l’adolescence, David est fasciné par la nature et son observation. C’est donc sans hésitation qu’après avoir obtenu son BAC (équivalent secondaire 5 +1), il se dirige vers un brevet de technicien supérieur (BTS) et gestion et protection de la nature. Son histoire d’amour avec le Québec commence dès ce moment puisqu’à sa dernière année d’études, il vient faire un stage au Centre écologique de Port-au-Saumon. Nous  sommes en l’an 2000 et il a 20 ans.

Après ses études, il travaille un an en France, mais il n’a pas oublié le Québec. Il revient travailler à Québec à l’Auberge du Mont qui accueille des jeunes anglophones en stage d’immersion, il les initie à la culture québécoise qu’il a apprise en accéléré. Il retourne à ses premiers amours au Centre écologique de Port-au-Saumon où il restera 12 ans, occupant tous les postes de naturaliste jusqu’à directeur adjoint. Il supervise toute la programmation du camp de vacances. Il a d’ailleurs connu le Père Louis Genest, fondateur du Centre écologique que le Journal Plein Jour dans une de ses erreurs célèbres avait appelé Lours Genest. Chaque été, ce sont 300 jeunes qui séjournent au camp pour y faire des observations scientifiques. Il retourne voir ses parents une fois par année sur leur rocher de la Loire.  Il y a 8 ans, lui et son épouse québécoise décident de quitter Québec pour s’établir définitivement à La Malbaie. En 2017, il fait les frais d’une des nombreuses restructurations de Port-au-Saumon et il se retrouve sans emploi.

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Étant d’un naturel entreprenant, après avoir pris soin de sa petite fille toute jeune pendant un mois, il tente une nouvelle aventure. Il contacte l’organisme GUEPE qui est situé à Montréal et qui y a toutes ses opérations. Depuis de nombreuses années, GUEPE est reconnu pour animer des activités de camps de jour spécialisés en sciences de la nature et de l’environnement auprès de différentes clientèles. En favorisant un contact privilégié de sa clientèle avec la nature, GUEPE accroît les connaissances et les attitudes favorables au respect de la biodiversité. En général, ses opérations sont concentrées dans les parcs et les camps de vacances de l’île de Montréal. David réussit à les convaincre que Charlevoix constituerait le territoire idéal pour une première expansion de l’organisme.  Il rencontre la directrice en mars à Baie-Saint-Paul et les activités débutent en mai. Sa crédibilité, son expérience et ses compétences parlent pour lui. À 37 ans toute sa vie est consacrée à l’interprétation de la nature. GUEPE Charlevoix prend forme en 2017. Toutes les écoles de Charlevoix sont visitées et David insiste sur l’importance du partenariat comme celui qu’il a noué avec le Camp le Manoir des Éboulements. Depuis 3 ans, des classes nature ont lieu à cet endroit. Le coeur de l’activité de GUEPE passe par les écoles. Il y a des contenus différents par niveaux, ce qui permet de rencontrer les élèves chaque année avec du nouveau matériel éducatif.

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Un des objectifs principaux poursuivis par GUEPE est la promotion du plein air auprès du grand public. C’est ainsi que cet été, les municipalités de Baie-Saint-Paul, La Malbaie et Saint-Siméon se sont associées à GUEPE pour offrir des activités d’interprétation de la nature aux locaux et aux touristes. C’est plus de 60 activités de causerie pique-nique midi qui sont offertes à une vingtaine de personnes à la fois dans le respect des mesures de distanciation.  Comme exemple, on peut parler des oiseaux migrateurs à La Malbaie et des baleines à Port-au-Persil et ce, jusqu’au 31 août.

David Bernard est un passionné de la nature depuis son tout jeune âge. Il a quitté la France pour vivre dans une nature encore relativement préservée et moins touchée, mais une forte densité de population comme dans sa région d’origine, car la petite ville d’ou il vient compte quand même 80 000 habitants. Il a rencontré son épouse au Québec, elle travaille au Centre’Hommes à La Malbaie et ils ont deux enfants de 4 et 3 ans. David est maintenant citoyen canadien et est bien installé dans Charlevoix où il peut s’adonner à sa passion. Pour l’organisme GUEPE, c’est une première intervention hors de Montréal qui est un beau succès. Longue vie à ce beau projet qui contribue à préserver notre merveilleuse nature en sensibilisant les jeunes dès leur plus jeune âge.