Personnalité du jour

Ancien journaliste à CIHO et musicien émérite.

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Aujourd’hui nous accueillons un collaborateur de la belle ville de Rimouski. M. Jean-Claude Leclerc est un bloggeur qui publie des articles et autres informations qui ressemble à ce que fait MonCharlevoix.net. Je suis tombé sur un excellent texte au sujet d’un ancien journaliste de CIHO et chansonnier particulièrement versé dans le répertoire de Cats Steven, aujourd’hui Yussef Islam. L’article qui suit donnera des nouvelles à ceux et celles qui l’ont connu et permettra aux autres de connaître une personne éminemment talentueuse et sympathique.
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RICHARD DAIGLE DÉCOUVRE L’ARRIÈRE-SCÈNE DE LA POLITIQUE

Tout comme pour la musique, on pourrait diviser la carrière de Richard Daigle en trois temps : sa vie à Radio-Canada, sa passion pour la musique et finalement, sa nouvelle « peau » dans un volet qui lui était pas mal étranger sauf par le biais des médias : la politique. Si la fin abrupte de son passage à Radio-Canada passe toujours de travers, sa nouvelle vie lui fait découvrir tous les jours les coulisses de la politique en tant qu’adjoint politique de Maxime Blanchette-Joncas – Bloc québécois, député du comté de Rimouski-Neigette-Témiscouata-Les Basques pour le Bloc québécois, au fédéral. Un travail qui lui rappelle sans doute qu’il peut y avoir des choses exceptionnelles après la radio.

Richard Daigle est originaire, comme il le dit, du parc de maisons mobiles situé derrière l’actuel dépanneur Ultramar à Sacré-Coeur ! Mais à peine sorti de son carrosse, il déménageait avec sa famille à Rivière-du-Loup, où il a grandi jusqu’à l’adolescence.
À 57 ans, en pleine forme, il a vécu 30 belles années derrière un micro, principalement à la radio, mais aussi un peu à la télévision. On se rappellera de l’époque de CFLP, devenue Bell Média aujourd’hui. Ce fut également des arrêts à Rivière-du-Loup, en Abitibi et dans Charlevoix, pour ne nommer que quelques-unes de ses destinations professionnelles.
Évidemment, il a surtout des bons souvenirs de son passage à Radio-Canada, sauf à la fin de son parcours, mais comme il a entrepris des recours contre la Société d’État, il n’a guère voulu commenter. Cependant, il est clair dans son esprit qu’il a toujours accompli un travail professionnel jusqu’à la toute dernière minute et que de toute évidence, son congédiement n’était définitivement pas justifié.
Mais la radio demeure pour lui le meilleur moyen de communication. « La radio parle directement aux gens, dit-il. C’est une façon constante d’aider les citoyens à faire passer les messages, à parler et échanger avec le monde en direct. Partout où j’ai travaillé en radio, j’en conserve de très beaux souvenirs ». Parmi eux, il rappelle les 16 années passées au micro de la famille Simard de Rivière-du-Loup.
Diplômé en littérature de l’Université Laval, Richard Daigle, vous l’aurez deviné, vit une tout autre passion parallèlement à la radio : la musique. Au fait, la musique a toujours fait partie de sa vie. Mais depuis 2002, les gens de la région et même de partout au Québec ont pu découvrir une autre facette de son talent en tant que membre émérite du populaire groupe TIME IT WAS.
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Le spectacle du groupe est plus qu’un simple hommage à Cat Stevens et à Simon & Garfunkel qui, à eux deux, constituent tout un pan de la musique américaine des années 70. C’est un véritable voyage dans le temps qui nous remet en mémoire l’immense répertoire de ces monuments de la chanson américaine et un cliché de cette époque révolutionnaire. Richard fait partie de ce groupe de cinq musiciens et chanteurs accompagnés de deux choristes qui nous offre un spectacle d’une qualité exceptionnelle qui remplit toujours les salles partout où il est présenté.
Guitariste principal et chanteur, Richard interprète à merveille les chansons de Cat Stevens. Sa voix et son visage ne sont pas sans rappeler celui à qui il rend hommage. Il prend également la voix de Paul Simon dans la première partie du spectacle. Notons que Richard se produit aussi comme chansonnier depuis plusieurs années dans l’Est du Québec.
Parlons maintenant de son arrivée dans le monde de la politique. De par son travail dans les médias, Richard a été appelé à réaliser de nombreuses entrevues avec des gens reliés à la politique et durant sa campagne électorale, le député Maxime Blanchette-Joncas a eu l’occasion de côtoyer Richard sur le plan professionnel. « Entre Radio-Canada et mon emploi actuel, j’ai effectué des petits contrats de pige dans la région dont l’un portant sur un portrait à réaliser sur la région des Basques avec Maxime. Nous ne nous connaissions pas personnellement à l’époque mais finalement, c’est une rencontre qui a été profitable pour Maxime et moi ».
« J’ai postulé et obtenu le poste que j’occupe depuis l’élection de Maxime », raconte Richard, qui apprécie chaque instant de sa nouvelle expérience. « Lorsque tu rencontres en ondes des gens et des organismes et que du jour au lendemain, tu te retrouves de l’autre côté des caméras, c’est une autre réalité mais un nouveau parcours que j’apprécie énormément ».
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Comme pour tout le monde, la pandémie est venue changer les règles du jeu mais le télé-travail l’accommode bien jusqu’à maintenant. « Ce que j’apprécie le plus, c’est le travail en équipe. Maxime a réuni des gens qui se consultent, qui n’hésitent pas à demander de l’aide ou un conseil. Il n’y a pas de « mangeux de puck », comme on dit. Le travail quotidien est enrichi par les compétences de tout le monde. C’est un pur plaisir de travailler avec Maxime, Nancy Gagné et Patrick Saint-Jacques, ce dernier ayant son bureau à Ottawa ».
Comme adjoint politique, Richard Daigle n’a pas le temps de chômer, comme ses collègues, s’occupant des communications, conférences de presse, revues de presse tout en apportant aussi son support au service au public en cas de besoin. Il vante aussi les mérites de son député. « Maxime est quelqu’un de très rigoureux et surtout, consciencieux ».
La machine politique, ajoute-t-il, c’est lourd, ça sort de l’ordinaire. « Les gens sollicitent l’aide de leur député et sur notre territoire, par exemple, l’éternel dossier est celui de l’Internet qui représente toujours un enjeu majeur. En 2021, ce n’est pas normal qu’il y ait du monde encore privé d’Internet haute vitesse, comme au Témiscouata. Définitivement, on ne sent pas de volonté du gouvernement en place ».
Il y a plein de dossiers qui rebondissent sur le bureau du député Blanchette-Joncas qui doivent être traités rapidement. « L’équipe se fait un devoir de répondre le plus rapidement possible aux nombreuses demandes des citoyens, notamment en cette période d’incertitude qui n’est facile pour personne ».
Somme toute, on ne sait jamais ce que la vie nous réserve. Pour Richard Daigle, il est clair qu’à 55 ans, lorsqu’il était à Radio-Canada, il s’agissait hors de tout doute de la dernière étape de son parcours professionnel. Un départ qui l’a remis en question à bien des niveaux, qui l’a ébranlé au plus haut point évidemment. « On se remet toujours en question. Au fond, je n’ai jamais su ce que l’on me reprochait vraiment à Radio-Canada mais comme je le mentionne, j’ai entrepris des recours et j’ai bien hâte de tourner la page sur ce chapitre de ma vie professionnelle ». Entre temps, il apprécie chaque instant que son quotidien lui procure.
Photo #1 – Richard Daigle a vécu des moments difficiles, surtout après sa sortie de Radio-Canada. La musique, ses amis(es), sa conjointe ont toujours été derrière lui pour le supporter.
Photo #2 – Richard Daigle en compagnie du député du Bloc québécois pour le comté de Rimouski-Neigette-Témiscouata-sur-le-lac Les Basques, Maxime Blanchette-Joncas, de même que Gregoire Bérubé et Nancy Gagné. Une belle équipe tissée serrée.
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