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Alain Goulet plaide pour la reconnaissance des aidants à domicile

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Alain Goulet est un bleuet de Saint-Coeur de Marie (Alma) au Lac-Saint-Jean. Son père, Gilles Goulet, était directeur d’école et très impliqué dans son milieu que ce soit en sports et loisirs, à la présidence d’une caisse populaire et au niveau social et politique. Sa mère, Madeleine Larouche s’occupe de la maisonnée de 4 enfants dont fait partie Alain. Il fait son secondaire au séminaire de Métabetchouan, l’école privée du Lac-Saint-Jean. Il fait ses sciences humaines avec maths au Cégep d’Alma avant de se diriger en économie à Ottawa.

Dans la métropole, le début d’une vie professionnelle

Il commence sa carrière à Montréal dans la grande firme informatique CGI, propriété d’un gars du Saguenay, Serge Godin. Pendant ses 13 ans à Montréal, il ajoute à son CV un Bac en relations publiques. Ceci l’amène à travailler dans le giron du gouvernement, entre autre comme conseiller au Ministère des Finances dans le temps de  Bernard Landry. Il s’implique aussi dans le domaine artistique dans une compagnie de disques où il côtoie le jeune Éric Lapointe,  parolier Roger Tabra et Yves-François Blanchet devenu chef du Bloc Québécois.

Disque d'or de Francis Cabrel alors qu'Alain travaillait dans la compagnie de disque Archambault.

Disque d’or de Francis Cabrel alors qu’Alain travaillait dans la compagnie de disque Archambault.

De retour au pays des Bleuets

Il revient au Lac Saint-Jean comme conseiller technique à la Commission scolaire sous la présidence de Josée Bouchard, aussi présidente de la Fédération des commissions scolaires. Michel Gravel, ex-DG du Cégep de Jonquière et patron du CECC y est alors directeur général. Un Charlevoisien n’est jamais très loin d’un bleuet depuis plus de 150 ans. Alain roule sa bosse en éducation également comme formateur en lancement d’entreprise.

12 ans dans le monde de ski avec une famille au parfum de Moyen-Orient

Il ne connaît rien au domaine du ski lorsqu’il devient directeur général du Mont Édouard à l’Anse Saint-Jean. Il fait ses classes, ce qui lui permettra de passer 12 ans dans cette industrie dont les 6 dernières années comme DG du Mont Grand Fonds. Pendant ce temps il a fondé une famille, son épouse Layla est une Irakienne de Bagdad. De mère québécoise qui a connu son mari à l’Expo 67, il ont quitté le Moyen-Orient à l’arrivée de Saddam Hussein au pouvoir. Comme ils sont chrétiens, ils sont plus en sécurité au Canada. Alain est en couple depuis  27 ans et a deux garçons, Jeremy et Jules, respectivement cuisinier émérite et pianiste très doué.

Alain et Layla

Alain et Layla

La nécessaire reconnaissance des préposé(e)s à domicile

Depuis 20 mois, il est le directeur général de l’Agence Vivre chez soi, un rouage essentiel de l’écosystème de santé de Charlevoix. C’est un changement radical pour Alain qui intègre un domaine profondément axé sur l’humain. Il dit que si le ski est un bateau de croisière, le domaine de la santé est un sous-marin. Le travail qui se fait sur le terrain est à la base de notre société. Prendre soin des personnes âgées ou vulnérables pour les garder à leur domicile est une vocation. Les préposés d’aide à domicile et de ménage et repas travaillent dans le silence social, car le bien ne fait pas de bruit. Il y a une centaine de ces personnes dans l’ombre qui mettent tout en place pour prendre soin de nos aînés et autres personnes dans le besoin.

C’est le CIUSSS qui confie ce mandat à l’Agence qui fournit 100 000 heures de service par année avec un budget de 3,4 millions. Tout le territoire charlevoisien est couvert avec des bureaux à La Malbaie et Baie-Saint-Paul. Il y a une petite part de l’activités qui concerne les ménages commerciaux et privés.

Le travail effectué pour les employés de l’agence mérite d’être mieux reconnu alors que le salaire moyen est de 15$. Tout en reconnaissant la tâche énorme des préposés aux bénéficiaires en institution, avec les annonces récentes, l’écart entre 26$ et 15$ pour un travail avec beaucoup de similitudes, est difficile à justifier. Même si les préposés dîplomés ont plus de formation, il faut aussi reconnaître le côté humain de la relation avec le client ou le patient. Ce sont souvent des relations à long terme que développent les préposés de l’agence. Il s’agit de trouver le point d’équilibre pour que le travail de chacun soit justement reconnu. Les 110 agences du même type au Québec sont unanimes sur une meilleure reconnaissance.

Toujours à la recherche de personnel

Présentement, l’agence Vivre chez soi est en recherche d’une dizaine de personnes pour compléter ses effectifs. Heureusement, ils n’ont pas perdu d’employé en faveur de la formation de préposé rémunéré. Il y a de belles conditions de conciliation travail-vie privée et des primes de rendement. L’équipe travaille dans l’amitié et le plaisir. Si vous aimez les gens et qu’un emploi stable vous intéresse, n’hésitez à contacter l’Agence Vivre chez soi.

Quant à Alain, sa famille se sent très charlevoisienne, il dit s’être créé des racines imaginaires. Pour lui, le civisme est une des caractéristique des gens d’ici. Il fait bon d’habiter Pointe-au-Pic avec une magnifique vue sur le fleuve.

Alain