Desjardins Personnalité du jour

Normand Ouellet s’attache à l’Ile aux Coudres

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J’ai souvent entendu dire que la géologie de L’Île-aux-Coudres est semblable à celle de la rive sud et qu’en conséquence géologiquement le sol de L’Île-aux-Coudres est plutôt appalachien que laurentien. C’est un peu la même chose pour Normand Ouellet qui a vu le jour à Saint-Hélène de Kamouraska, un village situé justement dans les contreforts des Appalaches. Son père était marchand de bois, c’est-à-dire qu’il récoltait les arbres de son coin de pays pour les mettre sur des goélettes souvent propriété de capitaines de L’Île-aux-Coudres pour l’expédier à partir du quai de Kamouraska à destination de la rive nord. Sa mère qui mit à terme 6 enfants s’occupait du dîner de sa progéniture et de tous les hommes qui charroyaient le bois avec son mari. L’hiver le bois était cordé dans la cour de la maison à 16 pieds de haut pour être prêt à charger les camions le printemps venu. Comme toute bonne chose a une fin, à 40 ans, son père devient vendeur Chrysler chez Landry Automobiles à Saint-Hélène.

Après avoir souvent accompagné son père dans ses affaires, le jeune Normand fait son secondaire comme pensionnaire au Collège de Saint-Anne de La Pocatière. Il a adoré ses années passées là bas. Malgré son gabarit plutôt moyen, il s’aligne, au football, avec les Wisigoths du Collège. Il faut dire qu’il y a grande tradition de football à La Pocatière. Il fait aussi son cégep au magnifique Cégep de La Pocatière. Chaque fin de semaine il rentre chez lui en autobus scolaire. Il a quelques emplois étudiants au poste d’essence de Saint-Hélène et dans la construction à Saint-Pascal.

Collège Sainte-Anne de La Pocatière

Collège Sainte-Anne de La Pocatière

Il quitte pour l’université pour étudier en administration, option finances et c’est à Montréal que ça se passe, par particulièrement à l’UQAM. Il réussit à se faire embaucher malgré 3 chances sur quatre d’échec pour Bell Canada en vue d’un programme dévolu à former des cadres. Normand Ouellet a toujours eu comme objectif de travailler dans une institution financière. Comme à son habitude, Bell y va d’une de ses innombrables restructurations (mon père y a travaillé toute sa carrière) et l’emploi de notre personnalité passe à la moulinette. Un des frères de Normand travaille dans le domaine bancaire pour IAC qui deviendra la Banque HSBC et cela le conforte encore plus sur sa volonté de travailler en finances. Il fait deux sessions en comptabilité, ne termine pas la formation, mais ces apprentissages sont encore précieux pour lui aujourd’hui.

En 1983, c’est la récession, les emplois sont rares. Cela amène Normand à vivre une expérience enrichissante. Il est embauché par Donald Simons, le fondateur des magasins du même nom, pour travailler en magasin à Sainte-Foy. Le côté relationnel, le marketing et le travail d’équipe lui ont énormément plu. De vendeur, il est devenu chef de section et assistant-gérant. À l’époque Simons vend plus au pied carré que le fameux Macy’s à New York. La famille Simons sont des gens qui ont énormément de respect pour leurs employés. Chaque Noël, Donald Simons remet personnellement à ses employés une carte personnalisée avec un billet de 50$ ou de 100$ selon le poste. En 1984, cela avait une belle valeur. Il est promu directeur des opérations, mais il continue d’appliquer dans des banques, car c’est son objectif de départ.

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La Banque de Montréal lui fait une offre dans un programme de direction de succursale. M. Simons tente bien de le retenir, mais malgré la bonification offerte préfère le domaine bancaire. Il deviendra directeur à Cap-de-la-Madeleine pendant 3 ans et demi. Un jour le président de la banque convie ses directeurs au Château Frontenac , champagne et caviar, pour annoncer une re-engeneering et repart avec son jet challenger. C’est là que Normand Ouellet voit que les employés des grandes banques sont des numéros et qu’il ne faut pas attendre de considération. Il démissionne et se joint à la famille Desjardins. Il oeuvre 4 ans et demi à la Caisse Laurier à Sainte-Foy qui fait beaucoup de commercial. Il s’occupe de financement commercial majeur.

Il se déplace vers la caisse de Montmorency comme directeur adjoint pendant 3 ans. Il y a regroupement et il intègre l’équipe de remplacement des directions vacantes pour une raison ou autre. Ce sont 40 gestionnaires qui couvrent le Québec souvent pour éteindre des feux. Dans ses 18 ans dans ces fonctions, il va dans Bellechasse, Portneuf, Valcourt, Saguenay, Beauce, etc. Il a une conjointe, mais n’a pas d’enfant, cela lui a permis d’occuper une telle fonction ou des séjours courts ou longs sont nécessaires.

Desjardins évolue et les besoins de remplacement diminuent et a même moment Martin Lévesque qui a été directeur pendant 10 ans à l’Île part à la retraite. Normand Ouellet a toutes les qualifications pour occuper le poste et il l’obtient. Il loue une maison tout en gardant la sienne à Château-Richer et il s’installe à Saint-Louis. Depuis son arrivée il y a 3 ans, l’actif de la caisse est passé de 49,8 à 67,3 millions. Il a une équipe d’expérience au nombre de 8. Il est particulièrement content de travailler en grande concertation avec les deux autres caisses de Charlevoix. Il y a même une personne, Caroline Rosetti, qui travaille pour les 3 caisses. À l’île la caisse s’implique pour les nouveaux acheteurs de maison qui reçoivent 500 à 1000$ en bon d’achat, la caisse soutient aussi l’Ancrage et la résidence juste en face.

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Normand Ouellet voulait être prêt des gens et répondre à leurs attentes. Il est clair qu’il a trouvé le milieu idéal pour réaliser ses objectifs.