Desjardins mon Saint-Irénée Personnalité du jour

Madame La Préfet

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En raison de la nomination de Madame Comeau aujourd’hui-même comme préfète, nous devançons sa personnalité qui était programmée pour demain matin.

Notre nouvelle préfète est née à Montréal, mais ses parents sont originaires de Bécancour près de Trois-Rivières où ils ont une maison de campagne. Ainsi la jeune Odile et ses deux petits frères passent beaucoup de temps en campagne entre Bécancour et Montréal-Nord. Après ses études secondaires, elle se dirige vers le Cégep Rosemont puis à l’Université Laval où elle délaisse la métropole pour la capitale. Elle est la première femme à obtenir un Bac en agro-économie. Elle s’est dirigée dans ce domaine parce qu’elle aimait les sciences et il y avait également beaucoup d’agriculteurs dans sa famille. En 1976, elle commence des stages à l’Office du crédit agricole comme conseillère en financement agricole.

Deux ans de travail au Rwanda

Elle est basée à Québec et couvre, entre autres, le territoire de Charlevoix. En même temps, son conjoint, Claude Miville qui est dans le même domaine travaille à Rimouski. La situation n’est pas idéale et le couple se lance dans un grand projet. Ils partent pour le Rwanda pour 2 ans pour Développement international Desjardins. Ils travaillent dans la vallée de Mutara où il y a des terres extrêmement fertiles. Ils soutiennent l’implantation du paysanat pour  des centaines de familles dans cette région loin de Kigali. Le résultat de ce projet est toujours visible aujourd’hui, le tout faisant l’objet d’une étude agro-économique et de commercialisation. Après ce projet, on leur offre d’aller au Niger pour un projet de l’ACDI (agence canadienne) toujours pour une étude agro-économique dans le but de réaliser un schéma d’aménagement. À l’époque, seul le téléphone permet de communiquer et faire un appel au Canada est très difficile, mais ils restent quand même 2 ans dans ce pays où la situation sécuritaire est très dégradée aujourd’hui.

Entre le Québec et l’Amérique Latine

Les années suivantes, madame Comeau complète un MBA à l’université du Québec à Montréal et agit comme moniteur de projet toujours pour l’ACDI et Desjardins, ce qui l’amène pour de plus courts séjours en Algérie, Chine, Zaïre et encore au Rwanda. Elle fonde une famille avec la naissance de 2 garçons. Elle et son mari Claude se posent au Québec et commencent à occuper différents emplois dans le monde agricole. Elle commence par remplacer quelqu’un au MAPAQ (Ministère de l’agriculture) alors qu’une vague de décentralisation a cours dans le milieu agricole. Elle se retrouve rapidement directrice générale du Centre de développement du porc du Québec dont les bureaux sont à Québec, elle dirige une équipe d’une trentaine d’employés. Elle y reste 5 ans, ensuite suivront des mandats d’assistance technique en Argentine, en Uruguay et à Montevideo au Paraguay où ils restent deux ans, le temps pour toute la famille d’apprendre l’espagnol. Les deux enfants alors âgés de 7 et 9 ans sont déjà trilingues.

Implication en politique municipale

De retour au Québec, Odile Comeau travaille dans le financement de la recherche appliquée en agriculture avec une équipe d’une dizaine de personnes. Dès 1989, ils ont acheté une propriété à Saint-Irénée pour un lointain projet de retraite. Ce n’est qu’en 2007 qu’ils construiront leur maison. Quelques années plus tard, l’heure de la retraite a sonnée. Alors que son mari est déjà installé dans Charlevoix, elle vient le rejoindre en 2014. L’année précédente, paradoxalement, elle avait été élue comme conseillère avec tous les droits de siéger. Son intérêt pour la politique locale n’a pas pris de temps à se manifester. Elle s’intègre à grande vitesse à son village et au milieu municipal. Des citoyens l’approchent et en 2017, elle est candidate contre le maire Pierre Boudreault, un enfant du pays. Elle remporte l’élection et elle devient mairesse. Son objectif est de développer une vision et élaborer un plan pour l’avenir de la municipalité qui fait fasse à de nombreux défis; ce qu’elle réalise avec la participation populaire. Faisant suite à la fermeture de la Caisse Populaire. l’hôtel de ville traverse la rue sinueuse de Saint-Irénée pour s’installer dans les anciens locaux de la coopérative au début de la pandémie. Il est sûr que madame Comeau est bien au fait de la réalité de ses citoyens agriculteurs, notamment dans le rang Saint-Pierre. Elle adore travailler sur des projet et il y en a encore plusieurs à faire pour sa municipalité.

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Préfète pour servir

Ce qui l’a plus surprise dans ses premières années de mairie, c’est la somme de travail demandé par la gestion de la MRC. Mais sa première motivation c’est le service car le salaire d’un maire de village est loin de couvrir tout le temps et l’effort consacrés. Avec le départ de Sylvain Tremblay de la préfecture, les maires de Charlevoix-Est l’ont choisie pour être la nouvelle Préfète de Charlevoix-Est pour les prochains 15 mois. Sa crédibilité et son expérience sont garants d’une gouvernance rigoureuse et équanime, différente de l’attitude passionnée et un peu flamboyante de l’ancien préfet qui va demeurer un actif au sein des maires de la MRC.

MonCharlevoix.net souhaite la meilleure des chances à madame Comeau qui prend son mandat à un moment inédit de l’histoire de notre pays et de notre région.