Mon Pointe-au-Pic Paroles d'Harvey

Un gymnase pour le CECC

CECC

En 2019, le Centre d’études coĺlégiale a eu 25 ans. Quelques milliers d’étudiants plus tard, la communauté collégiale ne peut pas bénéficier d’un gymnase, équipement de base pour toute institution d’enseignement. Dès 1997, les premières esquisses d’un bâtiment annexe sont réalisées dans l’espoir de pouvoir donner les cours d’éducation physique et permettre le parascolaire sur les lieux des activités d’enseignement.

Une multitude de démarches ont été faites depuis ce temps, sans résultats. Les étudiants et étudiantes et leurs enseignants utilisent le gymnase de Félix Antoine Simard conçu pour les besoins d’une école primaire donc pas aux normes pour du sport collégiaĺ. Ils doivent se déplacer entre deux cours autrefois par minibus, aujourd’hui par leurs propres moyens. Le prof doit écourter son cours et celui du suivant commencer plus tard pour laisser la place au déplacement. Quand on sait que chaque minute est importante au niveau collégial, cela désavantage les étudiants et étudiantes du CECC.

Lorsque Campus Charlevoix et la Fondation du CECC ont été créés ils se sont portés acquéreurs du 805 Richelieu (appartenant à une institution bancaire) et de la maison Warren appartenant à l’ancien propriétaire du Chateau Murray, monsieur Jean De Roussel, âgé de près de 100 ans à l’époque. L’objectif principal était de réserver les terrains pour la construct+on de ce qui était devenu un complexe multifonctionnel comprenant un gymnase, mais aussi d’autres salles. L’idée était d’en faire un bâtiment public ouvert à tous.

À l’époque, le projet présenté à la Ville de La Malbaie n’a pas reçu l’aval des élus, car ces derniers craignaient un poids financier sur les épaules de la municipalité. Le projet est tombé en dormance, car le Cégep de Jonquière dit ne pas avoir les moyens pour réaliser un projet de 3 à 6 millions seul et assurer l’entretien par la suite.

Il existe plusieurs CEC au Québec. À Montmagny qui a été sous ma direction pendant 8 ans, le bâtiment collé à l’école secondaire à son propre gymnase. Grâce à l’ingéniosité des employés le gymnase sert maintenant à 50 % de laboratoire au programme Gestion et Techniques de scènes grâce â des équipements de son et l’éclairage qui descendent du plafond. Le ministère de l’Enseignement supérieur a investi 1 million dans ce projet. Le CEC de Sainte-Marie de Beauce qui vient tout juste d’être créé a son propre gymnase financé par Québec. Le CEC de Carleton a construit le sien il y a quelques années en plus d’une salle de spectacle. Plusieurs CEC sont à proximité d’une école secondaire permettant une utilisation plus facile d’un gymnase.

On peut légitimement demander si nous n’avons pas été oubliés par les différents gouvernements. Nos étudiants et étudiantes ont-ils moins de valeur qu’ailleurs? Leur santé qui passe par l’activité physique est-elle moins importante ? Bien sûr on s’organise avec les moyens du bord avec la collaboration de la Commission scolaire et en faisant des activités en nature et heureusement la qualité d’enseignement est maintenue. Mais qu’en est-il de la possibilité de faire des sports le midi ou après les cours ? Cela est fort limité. Je me souviens de l’athlète David Savard Gagnon, coureur de haut niveau. Je n’étais même pas capable de lui offrir la possibilité de prendre une douche quand il s’entraînait entre deux cours. Ce ne n’est pas comme ça qu’on retient des étudiants dans notre région.

Comment peut-on aussi attirer plus d’étudiants des centres urbains qui aimeraient étudier en région. L’absence de gymnase peut jouer dans la balance tout comme l’absence de résidences étudiante, un autre projet qui est dans les cartons avec la maison Warren.

Il me semble que 25 ans, ça a assez duré. Nous avons maintenant une députée qui est au gouvernement et qui connaît très bien le ministre de l’Éducation. Espérons qu’elle-même ou un membre de son équipe lise cet article et convienne avec nous qu’il est temps de faire quelque chose. Les jeunes de la région, bien écoutée par madame Foster, lui seraient reconnaissants. Connaissant sa sensibilité pour la jeunesse, j’ai confiance que le message soit entendu. Personnellement il est clair, qu’en tant qu’ancien directeur du CECC et directeur général d’un autre cégep, je suis très touché par la problématique et personnellement j’en fais un de mes ”chevaux de bataille” en 2020. Après 25 ans d’existence le CECC a droit à son gymnase. Ce n’est pas une dépense si élevée et un besoin essentiel. Ceux et celles qui le souhaitent peuvent se joindre à moi, la formation d’un comité populaire est envisageable afin de promouvoir le projet et cela peut prendre de multiples formes. ”Un gymnase au CECC pour 2021” pour nos jeunes, pour nos enseignants et enseignants, pour le personnel du CECC et pour la population.