Paroles d'Harvey

Mes mentors

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On a tous des gens qui nous ont influencés dans la vie, des personnes qui ont eu quelque chose à voir sur ce que nous sommes devenus. Parfois, c’est en raison de la relation personnelle établie ou de l’exemple donnée. J’ai eu plusieurs mentors, j’aimerais vous les présenter.

Mon père Bertrand Harvey : Homme d’honneur très loyal à sa famille et à l’entreprise où il a travaillé pendant 30 ans, soit Bell Canada. La passion de mon père était la politique. À partir des années 60, il s’est impliqué dans à peu près toutes les campagnes électorales, fédérales et provinciales. Il a également été conseiller et maire à Pointe-au-Pic dans les années 70. Fédéraliste convaincu, de famille bleue, il a parfois viré au rouge. Ses choix politiques m’ont profondément influencé.

Mon oncle Louis Desbiens: décédé à 33 ans en 1974 dans un accident de travail à la Donohue. J’avais 14 ans, j’ai pris des années à m’en remettre. Il m’avait pris sous aile. Je faisais tout avec lui, les travaux autour de la roulotte qu’il habitait avec ma tante Madeleine, la chasse aux canards et surtout le hockey. Il était notre coach à Pointe-au-Pic et il a mené notre gang de “ti-culs” au championnat provincial. Quand il est mort, beaucoup de jeunes de Pointe-au-Pic ont perdu un deuxième père et un mentor. Il avait eu le coup de génie d’aller chercher les jeunes du rang Saint-Charles dont La Malbaie ne voulait pas. Nous sommes devenus imbattables. Ça a été une leçon de vie que je pratique encore aujourd’hui. Ne jamais mépriser ton prochain et le regarder de haut, car il peut t’amener à la victoire.

Léon Tremblay : originaire de Baie-Saint-Paul, il avait été journaliste dans ses jeunes années. Il était professeur à La Malbaie et le père de mon grand ami Mario B. Tremblay. M. Léon était un lettré, grand admirateur de la France. Il m’a initié au Jour de France et au Paris Match et à toute une culture francophone que j’ai pu vivre sur place à plusieurs occasions. La musique, les lectures et les émissions de télé présentes chez les Tremblay ont un peu façonné ma personnalité. Décédé il y a plusieurs années, un souvenir attendri reste dans mon esprit pour cet homme avec une culture exceptionnelle.

Réjean Tremblay: Le très connu ancien président de TVC-VM a eu une profonde influence sur moi et sur beaucoup d’autres personnes. Dès mon arrivée à la télé communautaire à 22 ans, Rejean me prend sous son aile avec un dynamisme et une volonté contagieuse. TVC-VM doit être partout de jour comme de soir et parfois même de nuit. Rejean est exigeant, mais nous pousse littéralement à sortir le meilleur de nous-même en nous plaçant dans des situations professionnelles dignes des grands réseaux.

Guy Néron: Légèrement plus âgé que moi il a été le premier à me donner une vraie job en démarrage d’entreprises pour les jeunes. Il était commissaire industriel pour Charlevoix-Est, ce qui m’a amené à connaître le milieu des affaires charlevoisiens.

Gilles Banville : Il nous a pris sous son aile moi et François Tremblay dans le développement de notre région. Il était une référence lorsqu’on devait prendre des décisions importantes.

Bernard Mire-Ô Tremblay: psycholoque atypique résident de Cap-à-lAigle, adepte des approches transpersonnelles, je l’ai fréquenté assidûment pendant une période de 20 ans en individuel ou en groupe. Il m’a fait découvrir qui je suis et explorer des espaces psychologiques altérés à l’aide d’outils comme l’holotropie ou la méditation. Ça m’a pris quelques années à adopter la posture de l’observateur, ce qui permet une vision beaucoup plus claire et moins souffrante de la vie. Sur le plan personnel et spirituel, il fut de loin mon plus grand mentor et j’ai la chance d’être toujours en contact avec lui maintenant qu’il est professeur d’université retraité.

Bertrand Lavoie : Président du comité d’aide aux collectivités de Charlevoix où j’étais directeur général. Originaire de l’Anse Saint-Jean, résident de Baie-Saint-Paul, il s’est impliqué avec tout son être pour le développement de Charlevoix. Très à l’écoute, il a probablement été mon meilleur patron. Il a même passé à deux cheveux de se battre pour défendre son organisation et son directeur.

Jean-Yves Saint-Laurent: Ex haut gradé de la police de Montréal, il fut le premier DG du Casino de Charlevoix. Il nous a choisis pour être dans son équipe de gestion. Nous étions presque tous dans la trentaine. Il jouait le rôle de mentor, il nous beaucoup fait bénéficier de son expérience de travail et de vie. Malheureusement, le Casino de Montréal a aussi vu ses qualités et ils sont venus le chercher comme DG de ce gros casino.

Je m’aperçois que tous mes mentors sont des hommes, allez savoir pourquoi. C’est arrivé comme ça. Mais ma grand-mère Donalda Bergeron et ma mère Paulette Bouchard ont été des exemples pour moi, des femmes travaillantes, intelligentes et très près de leurs petits enfants même à l’âge adulte à une époque pas lointaine où la famille était au-devant de tout.

Ce sont mes mentors, il y en a d’autres qui ont eu un peu moins d’impact ou qui sont trop récents pour que j’ai intériorisé leur influence. Maintenant, pensez à vos mentors. Qui sont-ils? Qui a influencé votre destin de façon positive ? Nous en avons tous souvent dans la famille, d’autres fois dans le milieu professionnel. Aujourd’hui je suis Mentor bénévole pour SAGE Québec et le Réseau M, je veux redonner ce que j’ai reçu à de jeunes entrepreneurs. Le mentorat est essentiel au développement humain et il s’exerce de multiples façons.