Paroles d'Harvey

Formation professionnelle ne répond pas

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Je fais du recrutement international d’étudiants. Dans la grande majorité des cas, ça ne me rapporte pas un sou, au contraire je contribue de mon argent pour aider, particulièrement les Africains. Ayant visité 5 pays d’Afrique, je connais les conditions de vie là bas et surtout, je connais tout le potentiel humain des jeunes Africains. Des personnes belles, intelligentes, modernes et très sympathiques. Elles aspirent presque toutes à une meilleure vie et des études au Canada est pour eux une option très intéressante. Au cours des 10 dernières années, grâce à une collaboration avec une école du Cameroun et son promoteur Gabriel Djankou Nkuissi, plusieurs jeunes de la Ville de Nkongsamba sont venus étudier aux cégeps de La Pocatière et de Jonquière profitant de l’exemption de scolarité du gouvernement du Québec.

Donner de l’espoir à de jeunes Africains

Encore cette année, j’ai défrayé de ma poche les demandes d’admission de 6 étudiants camerounais dont 3 au CECC. La directrice Marie Aboumrad est bien heureuse de ces candidatures qui aident à démarrer les programmes avec de plus grandes cohortes. Bien sûr leur venue n’est pas assurée, car les démarches sont longues, coûteuses et complexes. Mais assez souvent ça marche pour les Africains.

Pas d’intérêt en formation professionnelle 

Par contre, il semble que la Formation professionnelle de Charlevoix ne soit pas intéressée aux étudiants internationaux. Après m’être fait dire l’an dernier qu’ils ne souhaitaient travailler qu’avec un organisme nommée Éducation internationale, pourtant les formations ne démarrent pas plus. Où sont les étudiants internationaux référés par Éducation internationale ?

Absence de réponse 

J’avais à coeur de contribuer par mes références au succès de la formation professionnelle dans Charlevoix. Un jeune Camerounais avait identifié la FP de Charlevoix comme l’endroit où il voulait étudier. Sa soeur Solange est ici depuis plusieurs années  et est un actif pour la société québécoise en tant que technicienne comptable formée à La Pocatière. Avec optimisme, j’ai contacté la professionnelle responsable des admissions en FP, je n’ai eu aucun retour. Ensuite, on m’a dit que la directrice adjointe allait m’appelé, encore aucun retour. Pendant ce temps, les délais serrés courent pour mon candidat. En désespoir de cause et sans réponse, je décide d’appeler  la directrice générale. Depuis plus d’une semaine, je n’ai aucune nouvelle. J’ai même interpellé l’ex-président Pierre Girard qui était très occupé avec la loi 40. Finalement, j’ai décidé de faire une plainte au protecteur de l’élève au nom de mon candidat international.

Les centres de services vont-ils changer les choses?

Finalement l’étudiant fera une demande à l’ex Commission Scolaire Kamouraska Rivière-du-Loup, car il semble que Charlevoix ait les moyens de se passer d’étudiants dans ses programmes. Ma motivation de départ de référer des étudiants internationaux en formation professionnelle dans Charlevoix est totalement éteinte. Plus jamais je ne référerai un étudiant en FP dans Charlevoix. Je vais me concentrer sur le CECC, ça m’évitera de me mettre en colère.

Quand l’ex-commission scolaire de Charlevoix sera fondue dans un grand centre de services à Québec, il sera plus facile de rejoindre quelqu’un.