Paroles d'Harvey

Hommage aux déneigeurs

33318440132_7ee6cfc007_b-1

La tempête de la semaine dernière m’a amené à quelques réflexions. J’ai eu à me déplacer beaucoup, notamment à deux reprises à Québec. Vendredi, je fus un peu téméraire pour me lancer dans le trajet Sainte-Foy La Malbaie alors qu’il neigeait et ventait à écorner les “beus” à Québec. J’ai un bon véhicule avec traction intégrable, je me suis dit, c’est l’occasion de voir si cette technologie est efficace. Dans la ville de Québec, ce n’était pas très beau surtout dans les petites rues, mais les boulevards et autoroutes étaient potables. La route 138 était interdite aux camions lourds sur sa longueur, ce qui est une bonne chose pour les automobilistes. Mon trajet s’est très bien déroulé à vitesse réduite (70 km/h). De façon surprenante, le plus beau segment se trouvait dans les Caps. Pas beaucoup de trafic, tout le monde était prudent. Je me suis rendu à La Malbaie sans encombre. Le lendemain, je suis retourné à Québec aller-retour avec des routes sur l’asphalte.

Déneigeur: un métier méconnu

Nos municipalités sont responsables d’entretenir leurs routes locales et elles peuvent compter sur des équipes compétentes et passionnées de rendre plus facile la vie de leurs concitoyens. Elles ont énormément de mérite de gratter les chemins dans des conditions difficiles avec les automobilistes stressés et pressés qui ne tolèrent pas être derrière la gratte, les autos stationnées sur le bord du chemin. Les horaires ne sont pas réguliers et souvent de nuit. Par exemple, mon voisin entre au travail à 3h AM pour le ramassage de lendemain de tempête. Quand la chute de neige dure, les heures de travail s’étirent et ça prend plusieurs jours de plus pour ramasser les tonnes de neige et gratter trottoirs et sentiers de marche urbains. Encore là, la motivation de servir le citoyen demeure. Que les équipes soient employées des municipalités ou de sous-traitants, ils ont le même professionnalisme, à preuve le fait qu’on est très rarement incapable de circuler sur nos routes. Bien sûr la prudence est de mise.

Sous le feu des gérants d’estrade

Comme à l’habitude, il y a toujours des gens pour chialer, des gérants d’estrade en bobette dans leur sous-sol comme les a qualifiés le maire Labeaume a Tout le Monde en parle. En vrac quelques commentaires entendus à tort ou à raison : ils jettent de la neige dans le fleuve, les camions roulent trop vite, les trottoirs ne sont pas grattés (pendant la tempête), la circulation des camions la nuit fait du bruit, etc. Moi même je suis un peu frustré quand la gratte fait un énorme remblai dans mon entrée. Savez-vous qu’a Montréal, ils enterrent les autos sur le bord des rues et que les gens doivent les déterrer à la petite pelle. Savez-vous qu’il doivent changer leur auto pour faciliter le déneigement sous peine d’une contravention salée.

Je crois que les déneigeurs municipaux, gouvernementaux ou privés méritent notre considérable et nos remerciements. Ils assurent notre sécurité. Ils sont compétents, car ce n’est pas n’importe qui qui peut bien déneiger.

Charlevoix, terre de recherche idéale pour les conditions hivernales

Il y a deux ou trois ans, quelqu’un a suggérer que Charlevoix puisse compter sur un centre de recherche sur la gestion des routes en condition hivernale. Au début, je trouvais ça non réaliste, car aucun programme de formation collégiale ou universitaire ne peut être associé à un tel projet. Mais ma pensée a évolué et je pense que nous avons de nombreux atouts pour abriter un tel centre de recherche. Routes de montagne nécessitant des matériaux spéciaux, circulation assez dense et multi-usage et également on peut compter sur une entreprise comme Emmanuel Simard et fils comme partenaire d’innovation. D’autres entreprises pourraient aussi voir le jour pour commercialiser les résultats des recherches. Qui pourrait prendre le leadership d’un tel dossier? Une MRC ? Une municipalité ? Le CECC ? L’université Laval ? Un promoteur privé ? Difficile à dire, car les programmes concernant la recherche sont très normés et doivent être associés à des professeurs-chercheurs au Québec. Au fédéral, c’est à vérifier. Il serait intéressant que le dossier soit réactivé pour augmenter encore plus le niveau de sécurité hivernale.