Mon Pointe-au-Pic Paroles d'Harvey

C’est quoi ton surnom?

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De tout temps, l’humain a donné des surnoms à ses congénères. Parfois liés au nom de la personne comme Bernard Bern Tremblay par exemple. Souvent à partir du nom de la mère ou du père Louis ‘’Ti-thur’’ Desgagnés. D’autres surnoms sont liés à des caractéristiques physiques comme Martin Ti-Bras Dufour et parfois finalement des sobriquets inventés de toute pièce comme Le Beigne par exemple. Les plus courants sont les diminutifs ou la transformation du prénom ou du nom. Ces exemples sont fictifs. Maintenant, je vais vous donner le surnom de vraies personnes. Toutes ces personnes existent, mais je ne les nommerai pas, car certains n’aiment pas leurs surnoms et voudraient qu’ils soient oubliés à tout jamais. Ce sont surtout des surnoms de mon enfance donnés à des enfants de mon âge, un certain nombre ont perduré dans le temps, d’autres se sont évaporés. 90% était donné à des habitants de Pointe-au-Pic, jeunes ou vieux.

Dans le même pâté de cinq ou six maisons à Pointe-au-Pic :

Peteux  restaurateur bien connu, Galette, Narisse et son frère Apache.

Ti-Flu toujours habitant de Pointe-au-Pic et pas très loin de lui Cocon (diminutif de concombre)

Piston, Boubou, deux frères. Les voisins de Bouline et Patate

Baquet, Morue, Beuzz (Biscuit) trois frères, voisins aussi.

Pitou, malheureusement décédé

Ti-Guitte, un rare surnom donné à une femme

Zack, Piton, Paddey, Beurt (décédé très jeune dans un accident), ceux-là sont de La Malbaie.

Gros Bill (aujourd’hui policier) Tewotte et son frère Chester.

Cowboy, au moins deux ou trois Bébés. Pepouce pour sa petite taille (pas tant que ça en fait), le Rat lié à l’emplacement du domicile familial. Y avait aussi Pim qui porte encore parfois le nom. Il y avait la famille des Quetounes dont un d’eux était prêtre, un bedeau, un concierge qui lui-même était surnommé Naphta et un policier. Le gros Toffé et son frère Bébert avaient deux surnoms reliés à leurs prénoms.

Il y avait les plus classiques comme quelques Ti-Jean, Boily ou Basile. Tomo et Isidore étaient de jeunes rebelles. J’en oublie sûrement comme Boomerang et ça c’est seulement pour Pointe-au-Pic. Il y avait aussi des légendes comme Small Pet dont le surnom rayonnait sur toutes les routes de Charlevoix. Cette habitude de donner des surnoms date de plusieurs siècles. Parfois on voulait différencer des gens qui portaient des noms semblables ou souligner un événement, un lieu ou une chose liée à la personne. Chez les motards, il est obligatoire comme Maurice Mom Boucher ou Normand Beef Hamel. Ça met du piquant dans la vie et plusieurs sont même fiers d’en porter un. Je n’en ai jamais eu, on a tenté de donner Le Môme ou le Mec comme surnom, mais ça n’a pas collé. J’ai gardé mon petit nom commun.

Vous avez sûrement dans vos villages, dans vos rangs des surnoms souvent très originaux. J’aimerais les connaître dans les commentaires sur Facebook ou par Messenger il s’agit d’une richesse humaine qu’on n’explore pas assez souvent.

Il n’y aura pas de Paroles d’Harvey la semaine prochaine car je serais en vacances au paradis de la musique que j’aime, c’est à dire Londres United Kingdom. Je vais tenter d’interviewer la Reine Élizabeth pour une personnalité du jour, on ne sait jamais. MonCharlevoix.net a des antennes partout.

De retour le 2 décembre.