mon Saint-Siméon Personnalité du jour

Zarina Boily, une fille aux influences diverses

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Il est assez spécial d’avoir un père pakistanais et de s’appeler Boily. Son prénom, Zarina, ressemble à celui d’une princesse orientale qu’on pourrait retrouver dans un jeu vidéo. De plus, notre personnalité du jour est née à Halifax en Nouvelle-Écosse. Cela augurait bien pour un destin singulier que m’a raconté Zarina Boily, bien connue de beaucoup de monde dans Charlevoix même si elle n’habite plus ici depuis plusieurs années.

Sa mère, Rolande Boily de Port-au-Persil travaillait à Halifax et était en couple avec un Néo-Écossais originaire du Pakistan. Le bébé est venu au monde, la famille est partie vivre à Montréal jusqu’à la troisième année primaire de la petite princesse. Rolande Boily est alors revenue à ses origines dans la maison familiale de Port-au-Persil et Zarina a intégré l’école primaire de Saint-Siméon. En secondaire, la petite famille est retournée à Laval où Zarina a terminé son secondaire avant de s’inscrire au Cégep du Vieux Montréal.

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Zarina a toujours été fascinée par les Jeux Olympiques au point de mettre son cadran en plein milieu de la nuit pour regarder certaines épreuves. Elle avait aussi l’habitude d’apprendre des commerciaux par coeur. À cette époque, sa mère travaillait à Télé Métropole et Zarina allait l’attendre dans l’édifice quand ses cours en arts plastiques finissaient plus tôt. Un jour, on lui a offert de visiter ce qui la fascinait le plus, la salle des nouvelles. Elle était une admiratrice de Jocelyne Cazin, une des premières femmes en tête d’affiche dans le secteur des actualités. Elle ne voulait plus sortir du 10e étage Télé-Métropole car elle venait de se visualiser journaliste aux Jeux olympiques. Comble de chance, on lui a offert ”on the spot” un stage avec un journaliste des nouvelles. On est en 1990 lorsque Zarina a accompagné Patrick Marinuci pour s’immigrer dans les fonctions d’un journaliste télé. Elle avait trouvé sa voie.

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Peu de temps après, elle était responsable du Journal des Jeux pour les Jeux du Québec à Laval. Elle est partie dans l’ouest avec un ami principalement pour apprendre l’anglais qui avait été presque sa première langue dans ses premières années d’existence. Elle travaille à Banff en restauration.

Son père qui travaillait pour Air Canada ne parlait pas français. Mais poursuivant son rêve de journalisme, c’est au Mount Royal à Calgary qu’elle a posé ses pénates à la suite d’un processus de sélection difficile.

À la fin de ses études la voilà de retour dans Charlevoix. Elle a trouvé du boulot à la Pinsonnière et au Café de la Gare. Donald Gravel, alors caméraman à TVC-VM a avisé Zarina que la télé cherchait un ou une caméraman. Zarina n’a jamais fait de caméra, mais elle pose tout de même sa candidature. Elle a passé 3 très belles années très formatives que ce soit comme caméraman pour Jean-François Néron avant de devenir journaliste sportive affectée, entre autres, aux matches des Montagnards de Charlevoix. Elle a coanimé une émission régulière avec Réjean Tremblay. Elle s’est liée d’une grande amitié avec Stéphanie Lecours au point où elle habitait chez elle et Éric Bernard à Saint-Hilarion.

Zarina a rencontré Alain Simard, natif de Charlevoix, avec qui elle décide de faire sa vie. Elle a tenté sa chance comme journaliste à Amos pour Radio Nord, qui gère les stations de télévision de l’Abitibi. Avec l’équipement de TVC-VM et la bénédiction du directeur général, elle a préparé un démo qui lui a permis d’obtenir le poste. Elle est déménagée à Amos un peu en catastrophe. En partant son patron aux nouvelles de CIHO Dave Kidd lui a dit: Envoye Boily, montre-leur ce que tu sais faire. Elle est arrivée en Abitibi comme journaliste vidéaste après 2 ans de conflit de travail. En plus de la télé, elle était à la radio. Elle a trop travaillé et s’est tapé un burn out de 11 mois à 36 ans. Elle s’est alors beaucoup questionnée sur son avenir. Elle sentait que le monde des médias était en train de se transformer radicalement avec l’arrivée en force du numérique et elle ne se voyait plus dans cet environnement. Elle a préféré changer ses priorités sur la santé et le mieux-être et elle a démissionné en 2009.

 

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À 40 ans elle s’intéresse au défi d’attention (DA) après avoir apprise qu’elle avait un TDAH. Elle s’est beaucoup renseignée sur le sujet et a voulu aider les personnes qui vivaient aussi cet état. Elle a décidé de se former comme coach TDAH (trouble de déficit d’attention avec hyperactivité) avec des inspirations comme Martha Beck et Linda Walker. Elle a suivi la formation à distance avec un institut new-yorkais.  Elle a été certifiée en 2014, la même année où elle accepte la coordination des festivités des 100 ans d’Amos.  Elle s’est aussi intéressée aux suppléments alimentaires ce qui l’a amené à travailler quelques heures par semaine dans un gym et de s’entraîner. Voulant encore se spécialiser, elle a suivi une nouvelle formation qui lui permet d’être certifié Kinésiologue holistique en 2015.  Elle pratique aujourd’hui le tetha healing en sondant l’inconscient pour dénouer les traumas. Ne voulant pas prendre de médicaments pour son défi d’attention, elle utilise des moyens alternatifs qu’elle veut partager par le coaching et par l’écriture. Elle a publié un eBook en 2016, en version papier en 2018. Elle y compare le défi d’attention à un super pouvoir qui peut être bien utilisé.

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Elle s’apprête à publier un livre en anglais à partir du concept d’abondance (a bun dance) où elle aborde, entre autres, la question de la gestion de l’argent pour les TDAH qui s’avère souvent un défi important. Beaucoup d’autres sujets y seront aussi abordés.

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Zarina a trouvé un chemin qui lui permet de transformer ce qui est peut-être vu et traité comme une maladie en quelque chose qui la motive et qui lui permet d’aider les autres. Ce n’est pas si mal puisqu’elle a eu l’occasion de suivre 2 formations à Hawaii. Sa mère Rolande habite aussi à Amos depuis une dizaine d’années.