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Marie-Michèle Cadieux: la radio, un choix de vie

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La ville de La Prairie sur la rive sud de Montréal est l’archétype de la banlieue tranquille où on vient dormir après une journée de travail dans le brouhaha du centre-ville de la Métropole. Marie-Michèle Cadieux y est née et y a passée son enfance et son adolescence. C’est au collège privé qu’elle a débuté son secondaire, mais en secondaire 2, on lui a montré la porte de l’école, non pas qu’elle ait été violente ou délinquante, au contraire, elle était plutôt rêveuse et lunatique. Quand on vise la performance, ces personnes n’ont malheureusement pas toujours leur place. Qu’à cela ne tienne, une nouvelle école l’a accueillie où elle peut déployer ses talents artistiques. Ce qui a tout changé. Théâtre, improvisation, piano et arts plastiques sont devenus ses motivations. Elle avait vraiment la fibre artistique de façon innée, pourrait-on dire.

Mais ce qui la passionnait le plus était la musique. Son père avait une collection de vinyles qu’elle ne pouvait pas toucher. Eric Clapton, Jean Leloup, Richard Séguin flottaient dans l’air du foyer familial. Et elle s’est mise à écouter de la musique…..tout le temps. Incapable de dormir sans ses écouteurs. Aucun sectarisme, elle écoutait tous les styles et toutes les époques sauf le métal qu’elle affectionnait moins.

L’été, elle fréquentait les camps de théâtre. Mais à l’époque, elle n’était pas tout à fait prête pour l’aventure de la radio et elle s’est  inscrite en techniques d’éducation spécialisée au Cégep du Vieux Montréal en plein centre-ville. Après son DEC, elle a travaillé 5 ans dans ce domaine, dont 3 ans, au centre de crise suicidaire de Saint-Jean-sur-Richelieu. Mais elle n’était pas heureuse. Lorsqu’elle eu l’occasion de travailler à la SAQ à Montréal comme technicienne  en ressources humaines, elle a accepté ce changement.  Cela lui prenait une heure et demie matin et soir pour se rendre ou revenir du travail. Cela ne la dérangeait pas trop parce qu’elle pouvait écouter 3 heures de radio par jour. Et dans son automobile, elle parlait aux animateurs, elle intervenait dans les débats, elle présentait les chansons, tout cela de façon simulée. N’y tenant plus, en même temps que son emploi, elle s’est inscrite à Pro Média, très connue à Montréal pour former les animateurs de radio. Elle animait une émission une fois par semaine dans une station alternative de Montréal.

Courtoisie

Courtoisie

Finalement, elle a pris la décision de laisser un emploi avec bon salaire et tous les avantages sociaux imaginables pour vivre sa passion. Elle a envoyé des CV à plusieurs stations de radio et c’est CIHO qui lui a répondu. Elle a vraiment aussitôt quitté, même un conjoint de plusieurs années avec qui ça n’allait plus. Elle a rempli son auto et ”go to Saint-Hilarion”. Elle a trouvé les 3 premiers mois difficiles. Elle devait vendre sa maison à Saint-Jean additionné à la peine d’amour, mais sa passion l’attendait. Janvier 2018, elle est entrée de plain-pied dans la programmation de CIHO et elle fut tout de suite très bonne (ça c’est moi qui le dit). Elle s’est trouvé un bel appartement à Saint-Hilarion, au lieu d’une heure et demie ça lui prenait 2 minutes pour se rendre au travail. Ses parents sont venus la visiter et sont tombés en amour avec Charlevoix, le tout stoppé par la /”*+!”/ pandémie. Elle a eu le temps de visiter quelques pays d’Europe, les Caraïbes et l’Ouest canadien. Son père est agent de voyage depuis sa retraite et ses parents ont fait des dizaines de croisières.

Elle ne s’endort plus avec la musique, mais elle est quand même devenue directrice musicale à CIHO. Elle reçoit une centaine de nouvelles chansons qu’elle doit écouter et décider de programmer ou non en fonction du style musical de la station et des quotas francophones entre autres. CIHO ne pouvait trouver meilleure personne pour cette tâche. Même s’il n’est pas perceptible au premier abord, elle avoue avoir un côté givrée, c’est-à-dire qu’elle a la capacité de s’amuser. Elle aime interviewer les artistes. Sur son tableau de chasse, elle cite Katerine Levac, Simon Gouache et Zachary Richard.

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Elle avoue qu’elle s’ennuie de ses parents et ses amis, ce qui est normal dans la situation actuelle. Elle est bien à CIHO, elle travaille fort et elle anime maintenant le Retour à la maison après avoir fait de l’animation le matin. Elle fait aussi du direct dans les entreprises et enregistre des textes pour les publicités. CIHO a fait un bon choix et son équipe d’animateurs est de plus en plus intéressante et aguerrie. Le petit Hic avec les médias charlevoisiens depuis plus de 50 ans c’est qu’ils sont souvent un tremplin pour les jeunes talents comme nous venons de le voir avec Pierrick Lacroix. Vivons donc le moment présent avec Marie-Michèle Cadieux et profitons de sa bonne humeur et son ADN séquencé pour la radio.