mon Saint-Aimé-des-Lacs Personnalité du jour

François Tremblay : Un Charlevoisien à la présidence d’une filiale de Loto-Québec

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François voit le jour à La Malbaie le 25 novembre 1959. Il est le troisième d’une famille de 4, un frère et 2 soeurs. Sa mère Louisette Simard est originaire de Baie-Saint-Paul. Sa famille possédait le bâtiment qui est aujourd’hui l’auberge la Grande Maison. Le paternel Gérard Tremblay vient d’une famille originaire de Saint-Irénée par sa grand-mère Éva Girard et de La Malbaie par le grand-père Wilfrid Tremblay. François a 4 tantes religieuses et un oncle prêtre qui sont tous décédés sauf une religieuse, soeur de la Charité. Son oncle Jules Maltais a été maire de La Malbaie au début des années 90. Gérard Tremblay a fait carrière dans la vente, en assurances et dans l’automobile.

Notre personnalité fréquente l’école primaire apostolique située à l’orphelinat de La Malbaie et opérée par les Antoniennes de Marie. Comme il habitait là où est maintenant situé le parc le Pélican, l’hiver, il traverse la rivière gelée pour aller à l’école, le boulevard de Comporté n’étant pas encore construit.

Enfance et adolescence 

Comme tous les jeunes gars de Charlevoix, il joue au hockey organisé comme défenseur pour le club de la Malbaie qui compétitionne contre les autres villages. À l’adolescence, il est repêché pour faire le camp d’entraînement d’une équipe de la ligue junior majeure, les Castors de Sherbrooke. Il prefère poursuivre ses études.

À la Polyvalente du Plateau, son leadership commence à se révéler. Il prend la tête d’une manifestation et d’un débrayage étudiant pour le retour des périodes libres. À cette époque, la polyvalente a vécu quelques événements du genre qu’on aurait de la difficulté à imaginer aujourd’hui.

Co-propriétaire du Bar à Jazz

Parallèlement à des études à Québec, il commence à travailler dans l’hôtellerie. Le Petit Berger l’embauche, entre autres pour travailler au théâtre d’été que des promoteurs ont opéré pendant une ou deux saisons. Ayant la fibre entrepreneuriale, avec de jeunes associés, il prend en mains la gestion du Bar à Jazz à Pointe-au-Pic, alors extrêmement fréquenté. C’était véritablement le rendez-vous de fin de soirée de la jeunesse de l’est de Charlevoix avec bon nombre de visiteurs de Baie-Saint-Paul.

Sablons et Tortillard

On est en 1984, l’été des grands voiliers. François a un autre employeur, l’Auberge des Sablons à Saint-Irénée, propriété de Jean-Guy Alain. Ce dernier avec Jean Leblond est à l’origine du Tortillard du Saint-Laurent qui utilise alors les wagons verts et blancs de Go transit de Toronto. François est nommé directement à la restauration du train. La mission est d’approvisionner les 5 mini-restaurants du train en nourriture et breuvages alcoolisés ou non ainsi que de livrer quotidiennement 150 paniers pique-nique au Domaine Forget et ce, à partir de la vieille gare de La Malbaie. Le staff comprend Jean-Pierre Alain, Bernard Hétu et Bernard Lamoureux. Malheureusement après 2 saisons en 1985-86, le Tortillard cesse ses activités.

Ses deux filles Julia et Jennifer naissent à cette époque. Évelyne Harvey, son épouse adorée, est infirmière auxiliaire au CHSLD de La Malbaie. La famille s’installe à Saint-Fidèle, patrie natale d’Évelyne, dans une maison centenaire. Ils y resteront pendant une vingtaine d’années.

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À la Chambre de Commerce

Pour notre personnalité du jour, c’est le début de sa publique. Il devient directeur-général de la Chambre de Charlevoix-Est. Gilles Banville en est le président, il sera un mentor de premier plan dans le parcours de François. Un projet de complexe environnemental avant-gardiste pour l’époque est piloté par la Chambre de Commerce en collaboration avec le Centre écologique Port-au-Saumon et son directeur le père Rosaire Corbin. Petite anecdote : François désire rendre hommage au fondateur du centre écologique le père Louis Genest. Il achète une page complète dans le Plein-Jour sur Charlevoix. À la parution, en plein centre de la page on a pu lire : “HOMMAGE AU PÈRE L’OURS GENEST”. Je crois que François a prononcé quelques mots d’église.

Le complexe environnemental obtient une promesse de subvention de 3 millions, mais les élections sont déclenchées et notre député du temps Brian Mulroney perd le pouvoir. Les libéraux ne donnent pas suite au projet.

Dirigeant de casino à 34 ans

En 1994, un tournant majeur se produit dans sa vie professionnelle. Parmi les 11 000 postulants aux emplois du Casino de Charlevoix, il est embauché comme directeur de l’administration et du service à la clientèle. Il participe aux sessions de pratique (dry run) avant l’ouverture de la maison de jeu le 22 juin 1994. Il est responsable de l’accueil, du haute mise, des bars, du ménage, de l’entretien et du chauffage en plus d’agir comme directeur en devoir. C’est tout un apprentissage pour ce jeune homme de 34 ans qui se trouve investi de lourdes responsabilités. Il traite directement avec Michel Crête, président de Loto Québec à l’époque, ce qui n’est pas toujours facile. Le premier directeur général du casino, monsieur Jean-Yves Saint-Laurent est un gentleman et un grand mentor avec qui François bâtit une relation professionnelle féconde. André Loubier lui succède et c’est l’époque ou Loto-Québec achète en partie le Manoir et l’agrandissement du casino et les réparations majeures à l’hôtel. C’est une grand phase de développement. M. Jacques Gamache succède à André Loubier. Au fil des ans, il a refusé plusieurs propositions de postes très alléchants chez Loto Québec à Montréal en raison de son attachement à Charlevoix et à son casino.

Finalement, il est nommé directeur général du Casino de Charlevoix. Sa crédibilité à l’interne et à l’externe est établie depuis quelques années déjà. Il devient le leader de l’organisation et de son équipe de gestion parmi laquelle on compte Colette Ratté, Alain Laroche, Christian Maziade et Pierre Maltais. Il s’implique dans le développement touristique régional, notamment à l’ATR. Des partenariats sont établis avec des joueurs majeurs de l’industrie comme le Musée d’Art contemporain de Baie-Saint-Paul. Sous sa gouverne, le Casino créé Ode à l’hiver. Il s’associe aussi au Festival western de Saint-Aimé des Lacs et le challenge casino, deux événements majeurs pour notre région. Il fait quelques voyages à Las Vegas pour prendre le pouls de l’industrie et stimuler l’imagination. Il forme une équipe solide avec son patron Claude Poisson, président directeur général de la Société des Casinos du Québec.ans

Transfert à Montréal 

Il finit par céder et accepte un poste à Loto-Québec comme directeur ventes et marketing. Quand on connaît l’importance de la mise en marché chez la société d’État, on peut imaginer la hauteur des responsabilité. Mais on a fait appel à ses services pour un secteur encore plus complexes celui de la Société des salons de jeux du Québec. La Société des établissements de jeux du Québec gère et commercialise les produits de bingo en réseau, le jeu Kinzo ainsi qu’un réseau d’appareils de loterie vidéo répartis dans près de 2 000 bars à la grandeur du Québec. Il est de fait président de cette importante filiale de Loto-Québec. Il a ateint les somments de l’organigramme de cette société qui génère des milliards annuellement.

Amoureux de Charlevoix, il veut revenir s’installer sur les bords du grand lac à Saint-Aimé-des-Lacs, ce qu’il a fait depuis un an. Après quelques mois de repos et de décompression, il a repris du service comme président du CA du Pavillon Hubert Reeves à La Malbaie, un projet qu’il entend bien mener à terme. Il est aussi grand-père pour la première fois d’une belle petite fille, Élizabeth. Il voyage un peu en touriste maintenant. La Toscane, le sud ont fait partie de ses destinations. La vie est un peu moins stressante et le sentiment du devoir accompli doit être bien présent. Un petit 5$ qu’on pas fini totalement d’apprécier le leadership de François Tremblay.

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