mon Notre-Dame-des-Monts Personnalité du jour

Alexandre Girard, maire entre les Monts.

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Pour conclure cette semaine de la municipalité, laissons-nous avec M. Alexandre Girard, maire de Notre-Dame-des-Monts.

Comme son collègue de Saint-Hilarion, M. Girard est enseignant avec une formation scientifique. Ce travail à temps plein est réalisé pour les élèves de la Polyvalente de La Malbaie en mathématiques et sciences. Ses études, il les a faites à l’extérieur et est de retour dans NDDM dont il est natif depuis les 20 dernières années. La politique a toujours suscité chez lui un intérêt et lorsqu’est venue l’occasion de rentrer comme conseiller en 2013, il s’est empressé de la prendre. En 2017, il a hésité pendant un long moment avant de se présenter comme représentant principal de sa communauté.

Comment voyez-vous votre village? « Je tiens absolument à créer de bons partenariats avec les autres municipalités, mais tout en gardant notre indépendance. J’aime beaucoup le travail d’équipe, chaque conseiller autour de la table a des forces que j’exploite pour le bien de notre communauté. Et la dernière des choses, il faut avoir une bonne écoute. Notre-Dame-des-Monts, c’est un endroit où il fait bon vivre, nous sommes une grosse famille. On prend soin de nos enfants, mais aussi de nos aînés. Dans le cas des aînés, il est important pour nous de leur faire une place et de les écouter; je reste convaincu qu’ils ont beaucoup à nous apprendre de par leur expérience de la vie.

Il fait bon vivre à Notre-Dame-des-Monts, vivre ici c’est comme vivre dans un chalet, mais en mode urbain.

La municipalité est également un endroit clé pour les motoneigistes. Et le maire vise à bien entretenir cet actif pour le village. Il ne voit pas le village comme étant un endroit hyper touristique et ne semble pas avoir le désir de rendre l’endroit comme tel. L’idéologie est plutôt de construire un endroit pour développer une communauté solide, familiale. Le maire désire peupler l’endroit et que NDDM devienne un endroit pour vivre plutôt que de miser sur le tourisme.

Que faites-vous à temps plein? « Je suis enseignant en mathématiques et sciences à la Polyvalente de La Malbaie. Les petites municipalités ne peuvent pas se payer un maire à temps plein. C’est souvent de la gestion à distance ce qui en fait un double défi. Mais bon si je ne suis pas capable de gérer quelque chose je suis toujours capable de compter sur l’un de mes 6 conseillers. Et bien entendu, une troisième variable fait son poids dans la balance; la famille. Je suis papa de 5 enfants.»

Comment trouvez-vous la conciliation travail-famille et étant également maire? « C’est difficile, on ne se le cachera pas. Ça prend un bon conjoint/conjointe. La difficulté aussi c’est de prendre le temps d’écouter, que quand ton enfant veut te présenter quelque chose, et te parler, c’est de dire oui, et cela malgré tous les problèmes qui n’ont pas été réglés dans la journée, les retours d’appels, etc. Il faut être capable de prendre une pause, je le fais de plus en plus. Disons qu’il a fallu que je me parle. Une chance que j’ai ma conjointe. Vous êtes dans une génération où le travail était mis de l’avant également. «Oui c’est vrai que nous sommes encore encrés dans le modèle que nous avons eu étant jeune. Tranquillement, j’essaie de changer. Il y a aussi un autre apprentissage, celui de déléguer. Dans mon cas ce n’est pas toujours facile. Mais je l’apprends avec mon conseil et avec ma famille».

Intérêts: «Je suis un grand amateur de motoneige, c’est là que je décroche le plus. Que je revienne après 1 ou 6 heures, au retour je suis terre-à-terre et j’ai la tête vide. J’aime me retrouver en forêt et être en contact avec la nature. Je suis un gars qui adore la technologie; comme l’intelligence artificielle et la domotique. Ça nous permet de contrôler notre environnement, j’aime bien ça».

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Mesdames et messieurs, il m’a fait plaisir de vous offrir ce buffet d’élus qui vous représente tous. Des gens qui se lèvent très tôt le matin et qui se couchent très tard le soir pour améliorer notre sort.

 

Texte et photos: Jean Berg

 

 

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