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Le garage Edmond Bradet des Éboulements: une très longue tradition d’excellence

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Au début de tout

Nous pouvons remonter jusqu’aux origines de la famille pour comprendre l’enracinement charlevoisien des Bradet, propriétaires du Garage Edmond Bradet des Éboulements. L’ancêtre se nommait Jean-Simon Pradet dit St-Gelais qui marie Geneviève Charron dit Laferière en 1711. Leur fils Jean-Marie François Pradet dit St-Gelais épouse à son tour Marie Victoire Poitevin dit Potvin.  Joseph, fils de Jean-Marie épouse Geneviève Belle. La lignée charlevoisienne était bien lancée avec des noms que l’on retrouve encore aujourd’hui sous la forme de Bradet, Saint-Gelais et Potvin et Belley concentrés à La Malbaie, Saint-Urbain, Saint-Ours et Saint-Hilarion.

À la Chute Nairn

Monsieur Edmond Bradet, décédé en 1986 est à la huitième génération des Pradet devenu Bradet. La fibre entrepreneuriale de la famille se manifestera d’abord au lieu dit de la Chute Nairne, aujourd’hui Clermont. Jules Pradet et ensuite Aurore Pradet tiennent le bureau de poste jusqu’en 1927. Ce même Jules opère également une fromagerie avec sa femme, tous deux originaires de Saint-Urbain. Bien avant le Migneron, son fromage était apprécié jusqu’en Europe. La production continue jusqu’en 1953, mais les Pradet la vendent au début des années 20.

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Un ancêtre de la famille nommé aussi Jules Pradet était handicapé de naissance, né sans jambe, mais il était assez débrouillard pour se déplacer sur ses bras, ce qui démontre la résilience des gens de cette époque qui vivaient avec ce qu’ils avaient.

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Une nouvelle entreprise naît

Nos vedettes du jour, Edmond Bradet et sa famille se retrouvent d’abord à Saint-Urbain où le patriarche est chauffeur de snowmobile entre Saint-Urbain et La Baie par les Grands Jardins (p’tit parc) en hiver. En 1945, il étudie la mécanique à l’école Polytechnique de Trois-Rivières. À la fin de ses études, Edmond commence à réparer des véhicules et il construit un garage neuf en 1947 à l’endroit actuel. Il construit également une maison collée au garage. Lorsqu’on ouvre les chemins d’hiver aux Éboulements, l’entrepreneur Trudel entreposait ses équipements au garage.

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Photo mariage Edmond Bradet et Raymonde Tremblay en 1950 (collection Edmond Bradet)

Il achète le garage des Éboulements de son frère Jules en 1953 et marie la ”servante” du garage Raymonde Tremblay. Celle-ci était chargée de garder propre la maison attenante au garage et de nourrir les mécaniciens affamés. Par contre, ils vivent chez le beau-père Alfred Tremblay. Jules part pour Québec et ouvre un garage sur le Boulevard Hamel à Québec.

Un commerce en expansion

En 1963, le garage est agrandi du côté ouest pour y aménager un comptoir de pièces et un bureau. L’entrepreneur est Gérard Mailloux. Il y aura un autre agrandissement du côté nord pour réparer les carrosseries accidentées. En 1977, c’est la fondation de Garage Edmond Bradet Inc. Edmond Bradet décède subitement en 1986. C’est un choc pour tout le village des Éboulements et de Saint-Joseph-de-la-Rive. En plus de son garage, monsieur Bradet avait acheté une génératrice pour dégéler l’eau dans les tuyaux d’acier ce qui l’avait amené à visiter pratiquement toutes les maisons des deux villages. Il l’utilisait aussi pour faire des soudures sur les bateaux des Desgagnées. De 1957 à 2006, le garage a fait la vente d’essence sous les bannières Texaco et Petro-Canada.

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Des patrons fiers de leurs employés 

De très nombreuses personnes des Éboulements et d’ailleurs ont travaillé au garage au fil des ans. Plusieurs étaient des étudiants qui amassaient des sous pour payer leurs frais d’étude. Des Tremblay, des Perron, des Bouchard, des Bradet, des Desmeules, des Girard, des Dufour etc. ce sont des dizaines de personnes qui ont expérimenté le travail de garage.

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Antoine le plus ancien travailleur actuel est là depuis 49 ans, Réjean depuis 30 ans, Josée Desmeules depuis 27 ans et Sébastien depuis 13 ans. Quand une entreprise retient son personnel aussi longtemps, ça veut souvent dire qu’elle est très bien gérée. La fierté de cette famille d’entrepreneurs est de donner de l’ouvrage aux gens de la place et leurs employés sont très importants à leurs yeux. Il s’agit aussi d’une vraie entreprise familiale, toujours dirigée par des membres de la famille, Antoine et Sébastien.

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Les activités de mécanique et de carrosserie se poursuivent avec une réputation d’excellence dans Charlevoix, c’est aussi une des plus vieilles entreprises familiales encore en opération dans la région.

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Longue vie au Garage Edmond Bradet, fleuron des Éboulements.