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Sylvain Gendreau veut un musée vivant

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L’actuel directeur général du Musée de Charlevoix est natif de Repentigny, très proche banlieue de Montréal. Lors de son secondaire à l’école Jean-Baptiste Meilleur, il s’adonne au tennis et ensuite au badminton en double. Cela lui permet de participer aux Jeux du Québec. Il fait une technique administrative au Cégep Maisonneuve sur l’île de Montréal.

Son premier emploi est avec l’entreprise Jenstar qui vend des engrais chimiques. Il s’occupe des comptes payables au sein de cette multinationale.  Il est alors dans la vingtaine et il a déjà une équipe sous sa responsabilité, ce qui démontre qu’on lui reconnaissait déjà certains talents de gestionnaires. Avec cet emploi, il perfectionne son anglais puisqu’il traite avec des gens de partout au Canada.

Il prend une pause de 6 mois pour débuter un programme universitaire à la Haute École Commerciale (HEC) en administration et marketing. Il obtiendra son diplôme 6 ans plus tard parce qu’il le fait en travaillant.

Il a un frère qui fait de la musique et il suit ses traces en pratiquant la guitare et la base. Il travaille dans les studios d’enregistrement professionnel la nuit pour faire des pistes de ses instruments pour des publicités ou des artistes connus comme Michèle Richard. Il joue aussi de la musique dans les bars la fin de semaine.

Professionnellement, il commence une carrière dans  la fonction publique à la CSST (accidents de travail). Tout au cours de sa carrière on lui confie des projets de développement particulièrement en informatique. Et il aime ça.  D’ailleurs il complète une maîtrise en gestion de projets et systèmes d’information de projets afin d avoir des outils pour optimiser son travail. Après 25 ans à la CSST, il passe au Curateur public comme directeur de l’administration et également à la Régie du Logement pour la réalisation de projets en plus de ses tâches d’administrateur.

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Finalement, il va aux Ressources humaines du Centre de services partagés du gouvernement du Québec. Il a alterné longtemps entre Montréal et Québec, mais il s’établit dans la capitale. Il y a 15 ans il achète une maison à Saint-Joseph de la Rive et prend sa retraite à 55 ans. Il continue de faire des contrats de consultation.

On peut se demander quel est le lien du Musée avec la carrière de Sylvain. Pour ça il faut sortir de son professionnel qui fait d’abord de lui, un gestionnaire très crédible. Il a toujours aimé l’art. Il a même possédé une galerie d’art. Il s’est impliqué au Musée d’Art contemporain de Montréal et il a visité des musées dans le monde entier en raison de son intérêt pour ce type d’institutions.

Établi dans Charlevoix, à la recherche de nouveaux projets, il a connaissance du poste de directeur de Maison Mère à la Ville de Baie-Saint-Paul. Il réalise un plan de développement pour Maison mère qui tient toujours la route aujourd’hui et il déconfessionnalise le musée de Petites Franciscaines de Marie pour le rendre plus historique.

Comme il s’intéresse beaucoup aux arts populaires, il pose sa candidature au Musée de Charlevoix et il obtient le poste qu’il occupe depuis 2 ans. Il souhaite fortement rapprocher le musée de la communauté et il multiplie les partenariats avec la Ville de La Malbaie par exemple ou avec le privé comme le Manoir Richeleu. Une première collaboration a eu lieu l’an dernier avec un mini musée de la la motoneige au Manoir. Deux sculptures démontrent cette volonté de faire rayonner l’art dans la communauté: Le poisson lune qu’on vient d’installer au Musée et LIBERALIS qu’on vient de terminé d’installer devant le Castel de la Mer.

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Quant au projet d’agrandissement dont il est question depuis quelques temps, il est toujours en réflexion et différentes opportunités sont évaluées.

S’il a beaucoup voyagé en Europe pour visiter des musées, sa prochaine destination pourrait être l’Asie car le domaine muséal est en effervescence dans cette partie du monde et il aimerait bien pouvoir s’en inspirer. Comme il est célibataire, il jouit d’une certaine liberté.

Il termine en disant que son désir est toujours de faire travailler les gens ensemble, de créer des alliances car tout seul on va vite mais ensemble on va loin.