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Monic Néron: faire oeuvre d’utilité

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Monic Néron est née à La Malbaie en 1986, elle a donc 33 ans, pourtant elle est une des journalistes les plus en vue de Montréal et du Québec.

Son enfance se déroule à La Malbaie avec son père, Guy Néron, commissaire industriel et Lyne Duchesne, conseillère à Emploi Québec et qui a grandi dans la vallée de la Matapédia. Elle a aussi un jeune frère nommé Philippe. Comme vous le verrez, Monic a toujours avancé sur les chapeaux de roue. Dès le secondaire, elle est partout. D’abord dans le programme sports-études en volleyball puis très rapidement, elle développe sa fibre artistique. Elle a une belle voix et elle la met à profit dans plusieurs activités comme les galas Méritas et les comédies musicales annuelles de l’école. Elle se souvient de son interprétation en secondaire 3 de “Blanche comme la neige”, extrait des Filles de Caleb. Alors qu’elle chante “a cappella” dans la zone de la Polyvalente du Plateau, elle se lance dans “I Will survive” de Gloria Gaynor, ce qui lui vaut le respect des personnes présentes.

Elle anime des galas Méritas et le show mode où elle livre un medley de son cru. À partir de secondaire 3, elle s’intéresse au théâtre et joue le rôle d’Esmeralda dans une version locale de Notre-Dame-de-Paris.

À 17 ans, elle sait déjà que son destin est dans la métropole et elle quitte Charlevoix pour Montréal. Elle étudie au Conservatoire Lasalle en théâtre et communication aussi appelé Sciences de la parole. Durant les vacances d’été depuis la fin de son secondaire, elle travaille à TVC-VM et CIHO. Celle qui veut travailler dans les médias montréalais trouve là une école extraordinaire qui contribuera de manière décisive à la construction de ses compétences en radio et en télé. Elle n’est pas encore journaliste, puisque c’est comme animatrice qu’elle se fait connaître par les Charlevoisiens durant l’été. Les médias Charlevoisiens ont servi de laboratoire privilégié pour Monic Néron et elle a beaucoup de reconnaissance pour les gens qui lui ont donné sa chance à un si jeune âge.

Elle entre à L’UQAM en communication et obtient son BAC en 2008. Rapidement, elle est embauchée à la chaîne spécialisée Avis de recherche (ADR). Au sein d’une petite équipe, elle met sa polyvalence en action. Pendant quatre ans, elle travaille sur des dossiers de sécurité publique. Elle crée la série “Nos enfants disparus”. Elle traite entre autres, les dossiers de David Fortin d’Alma et Marylyn Bergeron de Lévis, disparus depuis plusieurs années de façon inexpliquée.

Elle confirme son intérêt pour la sécurité publique parce que sa motivation est d’être utile au plan humain et sociétal. Ce n’est pas l’argent ou la célébrité qui la motive, car Monic fait preuve d’une belle humilité tout en connaissant ses talents.

En 2011, la radio la plus écoutée de Montréal 98,5 affiliée à Cogeco lui offre d’animer le jour de Noël et le jour de l’An. Elle est tellement nerveuse qu’elle ne dort pas beaucoup pendant quelques jours, elle a seulement 25 ans. Elle se retrouve seule en ondes devant une énorme console qu’elle n’a jamais manipulée,  c’est là que son expérience sans technicien à CIHO lui sauve la vie. Elle réussit tellement bien qu’elle devient recherchiste à la même station aux  côtés de gens comme Paul Houde, Isabelle Maréchal et Benoît Dutrisac. Quelque temps après, elle devient lectrice de nouvelles et rapidement elle passe au journalisme terrain.  Elle couvre, à distance à l’aide d’un collègue sur place, l’élection du Pape François 1er et le procès de Richard Henry Bain, qui a tenté d’assassiner Pauline Marois et qui a tué un technicien de scène.  Ses patrons sont hautement impressionnés par son travail et elle se retrouve collaboratrice à l’émission du matin la plus écoutée au Canada: “Puisqu’il faut se lever” avec Paul Arcand. Elle arrive au travail à 4h30 le matin et elle fait 3 chroniques à tous les matins en plus de couvrir l’actualité judiciaire. Ses journées de travail peuvent atteindre régulièrement plus de 12 heures. Elle couvre tous les grands procès médiatisés : Guy Turcotte, Luka Rocco Magnotta, le maire Gilles Vaillancourt de Laval et Michaêl Applebaum de Montréal.

Paul Arcand est un mentor exceptionnel pour Monic, d’une grande générosité et d’une rigueur remarquable, ce qui oblige notre personnalité à toujours donner la pleine mesure de son talent. Il lui a surtout appris comment raconter des histoires pour que ça touche les gens et que ça donne de bons moments d’information médiatique.

Avec le producteur très connu (TLMP) Guillaume Lespérance, elle se lance dans les six épisodes de la série “un certain soir” qui s’est terminée samedi soir dernier à Radio-Canada. Elle a enquêté sur l’histoire de Diane et Mario abattus par balles en 1975 alors qu’ils circulaient en moto. Elle a travaillé sur ce ”cold case” pendant 2 ans et a rencontré 100 personnes pour établir les faits démontrés dans la série. Monic dit qu’après avoir fait tout ce qui était possible de faire, c’est à la police de prendre la balle au bond et de poursuivre l’investigation. Monic a créé des liens au cours de la série et la famille de Diane Déry avec qui elle a partagé un repas dimanche dernier lui est très reconnaissante.

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IMAGE RADIO-CANADA

Monic s’est retrouvée 4 fois sur les bancs inconfortables de “Tout Le Monde en Parle” notamment dans l’affaire de l’écoute des conversations des journalistes par la police dont elle a été une cible. Elle mentionne que, contrairement à ce qu’on peut voir à la télé, le studio de l’émission est assez petit et c’est assez impressionnant de se retrouver là. Elle dit avoir été nerveuse à chaque fois.

On la verra bientôt dans “Deuxième Chance” avec Marina Orsini où elle remplace Patrick Lagacé. Elle a 33 ans et n’a jamais été aussi occupée malgré le fait qu’elle soit en congé de maternité de son emploi régulier. Elle a un petit garçon de 8 mois et son conjoint est réalisateur à la télévision. Un documentaire dans la foulée du mouvement “MoiAussi” est actuellement en montage et elle a un nouveau projet en devenir dont elle ne peut malheureusement pas encore parler.

C’est donc une carrière remarquable que la Charlevoisienne mène dans les ligues majeures des médias de la Métropole. Elle suit les traces de personnes comme Normand Harvey à son époque ou Alain Laforest à TVA qui font honneur aux Charlevoisiens. Monic insiste pour remercier toutes les personnes de Charlevoix qui lui envoient des messages de félicitations. Ses parents Guy et Lyne reçoivent aussi beaucoup de commentaires et les transmettent à Monic. Elle est très reconnaissante à son milieu d’origine de lui avoir permis de s’épanouir dans ses passions. Nous n’avons pas fini d’entendre parler de Monic Néron, elle a gagné le respect du milieu des médias montréalais et sa carrière ne fait que commencer.