mon La Malbaie Paroles d'Harvey

Entre deux joints!

Championnat_Terrebonne_09_097

Entre deux joints on pourrait faire que’chose!

Si on considère l’envergure du projet du groupe Kameleon, maintenant dans la côte de Pérou, il est plus important que le club Med, à 100 millions d’investissement. Ce projet est dans l’air depuis plusieurs mois. Le premier site choisi près de la 138 à Petite-Rivière Saint-François a été abandonné en raison du coût trop élevé pour l’alimentation électrique nécessaire.

L’entreprise veut produire, dans un premier temps du cannabis médicinal à grande échelle. Pour ce faire, elle doit obtenir les autorisations nécessaires de Santé Canada. Il semble que ce qui a été obtenu jusqu’à présent permet de débuter la construction. Pourtant cela ne suscite pas l’enthousiasme auquel on devrait s’attendre pour un projet de cette importance. Le maire de Petite-Rivière a émis de sérieuses réserves sur le projet lorsqu’il a quitté son territoire. Pourtant, on parle de 400 emplois à l’année et bien payés. La marijuana est encore une nouvelle donnée dans notre environnement, l’information circule qu’une succursale de la SDC sera bientôt ouverte au Centre commercial de La Malbaie. Pourtant le pot est présent dans Charlevoix depuis 40 ans au moins. Je connais des gens qui en consomment tous les jours modérément et qui n’ont jamais eu de problème d’approvisionnement. Bien sûr, Kameleon ne s’adresse pas à ce marché. Le groupe a également annoncé un projet à Saint-Félicien au Lac-Saint-Jean et ce projet doit se faire avant celui de Charlevoix.

Le défi premier de Kameleon, si le projet se réalise, sera de recruter la main d’œuvre. Des consommateurs voudraient bien devenir des cultivateurs mais ils devront quand même acheter leur pot a La SDC ou chez leur pusher favori. Avec leur expertise ils pourront aussi faire pousser les quatre plans permis à la maison. C’est la course aux permis de Santé Canada pour la production de marijuana médicale. J’ai répertorié d’autres projets à Notre-Dame de Mont Carmel, à Weedon où la construction est commencée et le projet arrêté faute de permis, un autre projet à Saint-Prime à côté de Saint-Félicien avec Cannaborea . Il y a également des projets à Louiseville et Bécancour en Mauricie. La firme KDA aurait obtenu le feu vert à Saint-Gabriel de Rimouski. Quarante-huit licences ont été délivrés au Canada dont sept au Québec. Comme on peut voir, il y a plusieurs coureurs sur les blocs de départ. Le nerf de la guerre pour ces projets est le financement. Est-ce que le groupe Kameleon réussira à lever suffisamment de fonds pour ses deux projets de Baie-Saint-Paul et Saint-Félicien? Le défi est de taille et il est préalable à celui de la main-d’œuvre.

Tant que la première pelletée de terre n’est pas faite, il n’y a pas de raisons de trop s’enthousiasmer. On a déjà connu des projets annoncés qui ne se sont jamais réalisés. Pour le moment, l’alimentation électrique semble la condition de réalisation du projet. La localisation à Pérou serait la solution puisque le poste d’Hydro-Québec est juste à côté. Je me joins au maire de Petite-Rivière Saint-François pour afficher un scepticisme prudent. J’applaudirai si le projet se réalise et je me dirais que je suis trop pessimiste.

Mais de temps en temps, on peut-être un disciple de Saint-Thomas.