mon La Malbaie Personnalité du jour

Anne-Claire Poizat pose ses valises à La Malbaie

DSC_0164

C’est en juillet dernier qu’Anne-Claire Poizat et son conjoint lavallois Félix Bolduc arrivent à la Malbaie après quelques errances d’un bout à l’autre du Canada. Notre personnalité du jour est née à Lyon, la troisième plus grande ville de France, beaucoup moins visitée que Paris. Son père est technico-commercial, c’est-à-dire qu’il vend des équipements de précision. Sa mère travaille à la prématernelle. Elle a 2 grandes soeurs, dont l’une vit maintenant à Bordeaux et l’autre près d’Aix-en-Provence. Anne-Claire est éduquée dans des écoles catholiques privées, un réseau très développé en France. Au collège Saint-Marc (Secondaire 1 à 3), elle commence déjà à construire son rêve canadien ou québécois, comme vous préférez. Elle suit des cours de violon et de piano, mais surtout elle chante. Elle fait partie de la chorale des P’tits chanteurs de Saint-Marc qui font un échange avec la chorale de Grégory Charles. Elle vient au Québec à l’âge de 11 ans et est assez émerveillée pour se dire qu’elle viendra y vivre un jour. Comme elle est hébergée en famille, elle goûte véritablement à la vraie vie de l’Amérique du Nord. Lorsqu’elle avait quitté Lyon pour son premier voyage, elle était de reculons et insécure. Pour l’encourager, son père lui a dit ; tu verras tu ne voudras plus revenir. C’est ce qui c’est passé. Elle voyage un peu partout avec la chorale pendant ces années.

acp7

Elle poursuit ses études au lycée (Secondaire 4,5 et 6) et continue à l’université en psychologie. Pour voir un peu de pays, elle va faire une dernière année d’études à Montpelier, plus au sud. Son intérêt est dans l’interculturalité.  C’est ainsi qu’elle revient à Lyon pour faire un master (maîtrise).

Son premier emploi est dans un organisme qui est l’Union féminine civile et sociale (UFCS) qui malgré son nom, donne aussi des services de placement et de retour  en emploi aux hommes et aux femmes.

Elle a toujours en tête son projet de traverser l’océan, elle fait de timides démarches sans résultats réels. Un jour, elle remplit un formulaire de demande de résidence permanente et cela fonctionne. Son projet initial était de venir 2 ans et voilà qu’on lui ouvre la porte pour toute la vie si elle le souhaite. Elle a 29 ans et dans la fleur de l’âge.

acp4

Elle part pour Montréal avec pour toute planification quelques jours de coach surfing (dormir sur le divan) chez quelqu’un qu’elle ne connaît pas et qui l’attend à Berry Uquam. À peine débarquée de l’avion et fatiguée, son logeur l’entraîneur dans un show blues de Ben Harper. Il faut qu’elle se trouve un appartement, elle a assez d’argent pour vivre 2 mois, donc elle doit aussi travailler. Elle a de l’aide d’un superbe organisme appelé Nidrondelle. Elle se trouve appartement sur le Plateau Mont-Royal et elle commence à faire du bénévolat.

acp1

Elle obtient un poste de caissière dans un magasin de photo et vidéo appelé LOZEAU. Elle gravit rapidement les échelons jusqu’à être coordonnatrice et a travaillé à un changement en profondeur de système informatique. Elle y reste environ 5 ans. Elle rencontre son conjoint actuel à cet endroit puisqu’il est cinéaste, il est dans son domaine d’expertise. Anne-Claire se joint ensuite à une jeune entreprise en sécurité informatique pendant 2 ans. Finalement elle trouve quelque chose qui touche au domaine de la psychologie dans une ”start up” de tests psychométriques où elle est coordonnatrice de projets. Au bout d’un an et demi, l’entreprise fait une restructuration et son poste est coupé. Son copain subit le même sort au même moment.

L’appel du voyage se fait sentir. Le couple vend toutes ses possessions et part à l’aventure. La première étape prévue est Jasper en Alberta, mais le caractère minimaliste des logements des employés ne leur convient pas. Ils décident d’aller visiter l’île de Vancouver pour sa beauté. Il y passe un an jusqu’en juillet dernier.

Un sequia sur l'ile de Vancouver

Un sequia sur l’ile de Vancouver

Une chose est claire, il ne veulent plus vivre dans les grandes villes. À Montréal, lorsqu’elle faisait du bénévolat à Équiterre, Anne-Claire avait rencontré Josée Gauthier (fille de Benoît) de Cap-à-l’Aigle qui lui avait vanté les beautés de Charlevoix. Elle entre de nouveau en contact avec elle. Selon leurs critères, notre région se démarque et ils roulent de Sydney Colombie-Britannique à La Malbaie en pleine pandémie. Ils se trouvent un logement à La Malbaie et depuis début septembre, Anne-Claire est la coordonnatrice de la SDC du Centre-Ville de La Malbaie.

Espérons que l’emploi soit au rendez-vous suffisamment pour leur permettre de se construire une belle vie dans notre communauté qui a bien besoin de jeunes personnes éveillées comme Anne-Claire et Félix pour dynamiser notre ville.

acp5