mon Clermont Personnalité du jour

Sylvie Boucher: Bête politique

DSC_0294

 

Sylvie Boucher est née à Victoriaville dans l’univers carcéral puisque son père est directeur de prison et sa mère agente correctionnelle. Qui plus est, son grand-père était chef de police de Victoriaville. Une autre parente, sa tante Denise Boucher était assez connue pour avoir été l’auteure de la pièce de théâtre ”Les Fées ont soif”, brûlot féministe qui avait défrayé la manchette à l’époque.

À cause de leur travail, ses parents sont appelés à déménager et Sylvie fait son secondaire à Trois Rivières. Elle travaille en pharmacie pendant 12 ans. Elle se marie et donne naissance à deux filles, Mélinda et Marie-Catherine. Ils déménagent à Québec et notre personnalité s’inscrit au collège anglophone Bart School en bureautique. Séparée, elle élève ses deux filles à temps partagé. Son implication politique débute en 1984 comme bénévole pour Brian Mulroney. Au fédéral, elle ne trahira jamais son engagement auprès du Parti Conservateur. Elle s’implique dans la course au leadership Kim Campbell et Jean Charest gagné par ce dernier alors que le parti est moribond. Elle travaille dans différents cabinets ministériels en commençant par Michel Després, député de Jean Lesage au provincial. Elle travaille au municipal à Québec pour Andrée Boucher et Marc Bellemarre. Elle est aussi au cabinet de Jacques Chagnon à la Sécurité publique avant de se lancer elle-même en politique active.

En 2006, elle est candidate dans Beauport-Limoilou. Son équipe est constituée de ses deux filles et quelques autres personnes. Contre toute attente, elle est élue. Ce sera son premier mandat de députée. Elle est nommée par le gouvernement comme observatrice des élections haïtiennes. Les gens de son équipe sont tous décédés dans le tremblement de terre de 2010. Elle siège sur plusieurs comités dont la condition féminine qui l’amène partout au Canada et dans la francophonie (Maroc, Luxembourg, Afrique).

En 2011, elle subit la défaite face à Raymond Côté du NPD. Sylvie déménage à Gatineau où elle travaille pendant un an et demi pour la ministre Léona Aglukkaq, inuit, à l’environnement et au changement climatique. Elle revient à Québec pour aider sa mère en perte d’autonomie et elle s’installe à Saint-Joachim. Pour répondre à l’appel de Stephen Harper, elle sait qu’elle sera candidate aux prochaines élections. Les fins de semaines, elle parcourt le nouveau comté au nom beaucoup trop long, mais qui inclut Charlevoix.  Elle est élue en 2015, mais son parti est dans l’opposition. Elle reconnaît que les deux extrémités du comté vivent des réalités très différentes, entre ville et campagne. Elle choisit d’établir ses bureaux à Sainte-Anne de Beaupré et La Malbaie. Elle tombe en amour  avec la région, notamment en raison de la chaleur humaine des gens de Charlevoix. Elle est très présente sur le terrain durant ce dernier mandat et reçoit son chef Andrew Scheer à Saint-Aimé des Lacs. En 2019, elle subit la défaite face à la bloquiste Caroline Desbiens, C’est la fin de la carrière politique de Sylvie Boucher selon ce qu’elle déclare, tout en précisant qu’il ne faut jamais dire jamais après avoir été députée pendant 14 ans. Elle dit n’avoir jamais cherché l’attention des médias et le plus dur dans la défaite est l’équipe qu’on laisse derrière soi. Elle a trouvé la dernière campagne difficile dans les médias nationaux et les réseaux sociaux. Il devient de plus en plus difficile de mettre sa face sur les poteaux comme elle le précise.

Je lui demande la raison de son choix de parti politique, elle dit qu’elle n’a pas eu la vie facile et que la justice est sa priorité. Notamment, la justice envers les victimes de crimes alors qu’actuellement on ne parle que des criminels. Elle respecte beaucoup le sénateur Boisvenu qui mène ce combat. Son choix initial en a aussi été un anti-Trudeau père qu’elle n’appréciait pas. Elle se dit aussi conservatrice économique avec la primauté de l’entreprise privée, une gestion rigoureuse des finances publiques, la loi et l’ordre etc.

Afin de ne pas tomber devant rien, elle avait planifié une éventuelle défaite en 2019, car elle sait que la politique n’est pas un emploi à vie.  Depuis 2017, elle savait qu’elle s’installerait dans Charlevoix où elle s’était fait plusieurs amis. Elle s’est mise à peindre avec un talent certain, d’ailleurs. Elle dit qu’elle a besoin de retrouver Sylvie la femme et la bénévole. Elle habite maintenant Clermont depuis peu de temps. Quelqu’un lui a proposé d’envoyer son CV à Caravane Charlevoix et elle est maintenant à l’emploi de cette entreprise en constante expansion depuis le 4 mai.

 

DSC_0297

Ses derniers engagements bénévoles ont été la Popote Roulante et porte-parole des proches aidants. Elle est toujours ouverte au bénévolat et sera encore active au grand avantage de notre coin de pays qui a besoin de personnes énergiques et déterminées comme Sylvie Boucher