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Jean-François Néron veut sauver Le Soleil

JF

Jean-François Néron est né à Clermont. Son père est Rosaire Néron et sa mère, Cécile Néron.  Elle s’est beaucoup impliqué à la Chambre de Commerce de Charlevoix-Est au début des années 80. Il a une soeur qui se nomme Dany. La famille de Jean-François est reliée à celle de monsieur Paul-Eugène Néron du camping des Chutes Fraser. C’est pourquoi notre personnalité pense que son cousin Michel est plus connu que lui dans Charlevoix, ce qui reste à démontrer.

La période charlevoisienne

À l’école, il démontre certaines aptitudes à l’écriture ce qui laisse peut-être présager de sa carrière future. A seize ans, il commence à toucher au monde des communication à TCV-VM avec Robbie Lapointe, Roger Tremblay et Geneviève Bhérer entre autres, il fait partie de l’équipe de Jeudi Jeunesse. Les comédiens en herbe montent des sketches humoristiques. Il quitte pour Québec au Cégep Sainte-Foy pour ensuite faire un Bac en communications et politique à l’Université Laval. En 1994, il n’y a pas d’emplois dans le domaine. Il revient à Clermont et travaille deux mois à La Galerie d’art du Manoir Richelieu.

Il obtient un emploi à TV-CO à Baie-Saint-Paul la journée même de l’élection de Rosaire Bertrand comme député. Il reste deux ans au sein de la station communautaire de Charlevoix-Ouest. Il quitte pour aller fonder l’hebdo avec le regretté Charles Warren, Guy Charlebois et Sylvain Desmeules. Ironie du sort, la voisine de bureau actuelle de Jean-François est Judith Desmeules, la fille de Sylvain qui est née la semaine de création de l’Hebdo. La première édition est publiée le 9 mars 1996. Pendant ses six ans au Charlevoisien, Jean-François fait aussi de la télévision à TVC-VM. Il a une émission d’affaires publiques le dimanche matin, il participe au téléthon annuel et lis des bulletins de nouvelles à l’occasion. Il travaille avec les caméramans Dany Pilote et Éric St-Hilaire qui sont aujourd’hui des piliers de Radio-Canada. Le monde journalistique charlevoisien subit un choc intense avec le décès de Denis Gauthier, unanimement respecté comme un mentor pour les plus jeunes journalistes. Jean-François le remplace comme correspondant du Soleil dans Charlevoix.

Artisan du Soleil

En 2002, il entre au Soleil à Québec pour couvrir les faits divers ce qu’il fera pendant quinze ans. Même si parfois un certain coulage d’informations peut survenir, cela n’a rien à voir avec ce qui se passe dans District 31. Jamais Jean-François n’a pénétré dans le poste de police pour rencontrer des enquêteurs. Il y a une certaine distance qui doit se créer entre le journaliste et les intervenants du système de justice pour garantir l’objectivité et Jean-François tient à respecter cette éthique journalistique.

Le 29 janvier 2017 à 20h, après un dimanche de travail très chargé, il reçoit un appel de son patron Francis Higgins (de Clermont) pour des coups de feu tirés à la mosquée de Québec, il se rend immédiatement sur les lieux, il retournera chez lui que le lendemain matin.

Depuis deux ans, il est affecté à la couverture de la politique municipale, il côtoie presque quotidiennement le maire Régis Labeaume. Comme avec les policiers, il garde une certaine distance, jamais il ne tutoie et plaide pour un respect mutuel peu importe la personne au centre de l’actualité.

Une tâche déterminante

Mais depuis un mois et demi, Jean-François n’a pas écrit. Il est président du syndicat de la rédaction du Soleil. En l’absence d’intéressé, il a pris la fonction en 2014 et depuis ce temps, sa vie a pris une nouvelle tangente. Peu après il y a une première vague de treize mis à pied. Le Soleil est en péril et il entre dans un combat ultime pour la diversité de la presse. Capital Média se place sous la protection de la loi sur les faillites ce qui inclut le Soleil. Tous les acteurs sont à la recherche d’un nouveau modèle d’affaires et Jean-François pense que l’information gratuite de haute qualité ça n’existe. Les Google et Facebook parasitent les autres médias sans donner aucune redevance.  Il travaille actuellement à la création d’une coopérative de solidarité appuyée par des joueurs majeurs pour convaincre le syndic de laisser continuer une source d’information de première importance.

Tout le monde peut contribuer à la coop en devenant membre. Vous voulez garder le Soleil, faite votre part au  http://coopmonjournal.com