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Cauchemar migratoire pour une famille française

valérie

On parle sans arrêt de pénurie de personnel, mais notre système d’immigration particulièrement au Québec est constamment en contradiction avec la réalité. Depuis 2005 que je travaille dans ce domaine et je vois des aberrations. Les bottines ne suivent pas les babines. Toutes les belles promesses des politiciens sont contredites par un appareil bureaucratique sans discernement. Je vous raconte l’histoire d’une famille de Clermont qui est piégée par une fonction publique provinciale insensée.

Nous leur avons fait des promesses non remplies.

Après un premier voyage de tourisme au Québec, Valérie et Nicolas tombent en amour avec le Québec au point de vouloir venir s’y établir. Installés dans la région de Bordeaux, le couple qui a un jeune enfant de trois ans se rend à une rencontre avec des employeurs québécois recrutant en France. Monsieur qui est opérateur de machinerie lourde a un offre d’emploi d’une entreprise de Charlevoix. Après des démarches assez compliquées, la famille peut finalement venir s’installer dans Charlevoix. Valérie quitte un bon emploi pour tenter l’aventure québécoise. Ils déménagent, le petit entre à la garderie Pignons sur rue et monsieur prend son emploi qu’il croit garanti. En mars 2019 le cauchemar commence, l’employeur aux belles promesses décide de ne pas renouveler la possibilité de permis de travail de quelques-uns de ses employés internationaux. La famille se retrouve sans revenu avec un statut de visiteur. Ils étaient à un mois de pouvoir demander la résidence permanente.

La décision insensée d’Immigration Québec avalisée par notre députée.

Ils se mettent en marche pour régulariser leur statut. Valérie s’inscrit à la formation de préposée aux bénéficiaires de la commission scolaire où elle est acceptée, ce qui permettrait à son mari de travailler. Ils ont tous les deux des offres d’emploi ferme de deux entreprises de La Malbaie. Le dossier est déposé auprès d’immigration Québec qui a tout en main pour démontrer le sérieux et le réalisme de leur projet d’immigration. Pourtant ils essuient un refus, car on leur exige d’avoir 24 000$ dans un compte pour prouver la capacité financière alors qu’ils ont des offres d’études et d’emplois qui leur permettra d’assurer leur subsistance. Cette somme comprend les frais de déménagement et de transport à partir de la France alors qu’ils sont déjà ici depuis un an et demi. N’ayant pas de dossier de crédit au Québec, il leur est quasi impossible d’avoir un prêt bancaire à moins d’avoir un endosseur. Valérie doit intégrer sa formation au plus tard le 7 octobre. La députée Émilie Foster a été sollicitée pour intervenir,mais son bureau à simplement confirmé la réponse d’immigration Québec, et ce à deux reprises. Au lieu d’aider de futurs Charlevoisiens on rapporte la réponse de Québec à Charlevoix. La famille vit maintenant sur ses maigres réserves elle loue une maison à Clermont, paie toutes ses factures et est déjà bien intégrée à la communauté. Notre système bureaucratique insensé est à la veille de les renvoyer chez eux sous des prétextes déconnectés de la réalité.  Le politique semble peu intéressée à aider cette famille. Seule notre députée peut corriger cette injustice, nous faisons appel à ses compétences et son humanité pour régler ce dossier et démontrer que l’attitude du gouvernement Legault envers l’immigration n’est pas responsable de cette aberration bureaucratique.

*Les propos de cet article n’engage pas la responsabilité de MonCharlevoix.net, seul son auteur Claude Harvey en assume le contenu.