mon Baie-Saint-Paul Personnalité du jour

Le Maire Fortin un homme du peuple, proche de sa communauté.

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Il était une fois l’histoire du maire de Baie-Saint-Paul; ville où le dynamisme en est à son paroxysme.

Cette histoire débute dans un endroit surnommé:la marre aux canards, plus précisément dans le Rang Lamarre à Baie-Saint-Paul. Là, tranquillement, le jour se lève sur une maison où six enfants y vivent. Dès les premiers rayons du soleil, le patriarche revêt sa salopette et sort s’occuper de ses cultures. Oui, Monsieur est agriculteur. La mère de famille, elle, travaille au centre hospitalier. Dans cette coquette maison, il y a un petit garçon qui, un jour, deviendra l’une des personnes les plus influentes de la ville; le petit Jean Fortin. Très tôt le jeune Jean suit son père partout et devient rapidement intéressé par tout ce qui touche l’agriculture.

Faute de polyvalente ici, il s’expatriera au Séminaire de Saint-Augustin pour compléter son secondaire 5 et ses études collégiales. Mais chaque été, il revient travailler avec son père en production laitière et maraîchère. À l’époque, le monde s’ouvre pour lui. Il découvre la «grand ’ville». Ses intérêts sont variés; politique, actualité, histoire et philosophie. Mais c’est vers le journalisme que le jeune homme veut se diriger. Pour atteindre son but, il complétera un BAC en sciences politiques, mais en cours de route, un doute sur ses capacités pour réaliser son plan émerge. L’incertitude le gagne, ce qui le mènera à délaisser ses études pour chercher une fois de plus ce qu’il va faire de son avenir.

Pendant ce temps, ses fins de semaine il les passe dans Charlevoix où il est impliqué dans plusieurs organismes. Rapidement, un emploi au Conseil économique et social de Charlevoix à La Malbaie lui est offert. Mais c’est un emploi à La Commission scolaire qui le fera réemménager dans sa région natale. Les pieds bien solides en terre Charlevoisienne, l’UPA l’aura comme membre en tant que secrétaire pendant 7 ans. En 1986, il rachète la maison de ses parents ainsi que la terre; c’est avec un brin de nostalgie et avec son amour de l’agriculture qu’il fera quelques productions par-ci par-là. D’ailleurs, aujourd’hui c’est son fils qui cultive la terre en tant que maraîcher, travail auquel le père aide le fils pour ainsi maintenir l’héritage familial.

Pour avoir rencontré quelques maires et pour les avoir fait ressasser toute leur vie, je m’aperçois qu’ils ont tous au moins une chose en commun; l’implication sociale. Et bien, le maire Fortin n’est pas à part; centre communautaire pro-santé, l’association ALTI pour l’intégration des personnes handicapées intellectuelles, le centre hospitalier, l’Union des producteurs agricoles, etc.

Pendant qu’il regarde à faire une maîtrise en développement commercial, le président de l’UPA, qui se présente à la mairie, lui demande de se présenter comme conseillé municipal, ce qu’il refuse. Mais le candidat à la mairie ne lâche pas le morceau et le talonne. Après plusieurs refus, M.Fortin se prononce en faveur de la requête et fait anecdotique, il gagnera ses élections tandis que le candidat à la mairie les perd. Depuis 1989, il est embarqué à fond, notamment en urbanisme, corde qui n’est pas appréciée de plusieurs à l’époque. Lui qui a toujours été intéressé par le développement demande d’être aussi dans des projets intermunicipaux. Le maire de l’époque avait des visions gestionnaires et n’allait pas vraiment dans les activités sociales. Cela poussait donc M. Fortin à l’avant-plan dans la communauté en ayant carte blanche pour rencontrer les citoyens et tâter le pouls de la communauté. En même temps, un travail temps partiel au centre hospitalier lui permet de rencontrer des personnes sur le plancher, les gens du peuple.

Dans le temps, il y avait trois municipalités à BSP et à cette époque lui et quelques autres ont le projet de fusionner ces trois territoires. C’est ainsi qu’en 1993, avec l’appui des citoyens qu’il se présentera et gagnera facilement ses élections avec le projet de fusion. En 1996, il sera élu comme conseiller pour la nouvelle ville avec la mairesse du village de l’époque. C’est vraiment en 1999 que M. Fortin atteindra le dernier échelon de la politique municipale. Son approche est simple, c’est un gouvernement de proximité, en d’autres mots: près de gens. De par ses parents et grands-parents, il aime le monde et c’est donc naturellement qu’il est homme du peuple. Une autre vision de son gouvernement est l’adhésion du peuple: «C’est bien beau d’avoir des projets, mais si le peuple ne suit pas, j’irai nul part. Il faut arrimer la vision avec l’accord du citoyen.»

Quelle est votre vision de votre ville? « Je le dis souvent, nous sommes des créateurs de climat, il faut créer un climat dans la ville pour que les gens, quels qu’ils soient, puissent avoir le goût d’y vivre, d’élever une famille, d’y travailler, d’y avoir des loisirs. Il faut aussi être attractifs. Les villes et villages de l’avenir vont se distinguer par leur beauté. Il faut créer de beaux espaces, créer un wow et le mettre en valeur. Nous avons la chance de vivre dans un joyau qu’est Charlevoix et d’être au cœur de ça. J’aime aussi le dynamisme de notre MRC. Il y a plein de projets et pas seulement dans la culture, aussi en environnement, en agriculture, au niveau manufacturier et social. Et au travers de ça il y a beaucoup de jeunes entrepreneurs. Les gens ici sont fiers. Et aussi, il faut le souligner, nos agents de développement font un excellent travail. Je suis chanceux d’être maire de Baie-Saint-Paul».

Psst, je suis un gars de l’Est et j’aime La Malbaie, mais je dois dire que l’Ouest est très diversifiée et dynamique. Il y a vraiment une belle vibe. J’ai eu d’agréables discussions avec les élus passionnés de l’Ouest, dont la mairesse de Saint-Urbain, Claudette Simard, dont je vous parlerai plus tard cette semaine.

 

Texte et photo: Jean Berg