mon Baie-Saint-Paul Personnalité du jour

Bouger avec Lucie Hotte

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Le nom de famille Hotte n’est pas très commun. Les vieilles personnes de Charlevoix-Est se souviendront de Robert Hotte qui fut à ses débuts, directeur de la Polyvalente du Plateau.

Notre personnalité du jour m’a appris que ce patronyme venait de la région de Saint-Hyacinthe du côté de son père. Sa mère venait de la Beauce et la famille habitait Montréal avec une fratrie de 4 enfants. Ils se sont déplacés sur la rive sud de Montréal à Saint-Bruno de Montarville où Lucie a fait ses études, primaire et secondaire et a passé les 20 premières années de sa vie. La famille comptait 2 garçons et deux filles. Comme beaucoup de jeunes de la rive sud, elle s’est inscrite au Cégep Édouard Montpetit à Longueuil. Elle a même suivi des cours de latin et de photo. La santé physique lui tenait beaucoup et c’est pourquoi elle s’est dirigée en activité physique à l’université. Habitant tout près du mont Saint-Bruno elle y a longtemps donné des cours de ski, elle pratiquait régulièrement la natation pour l’enseigner à différents endroits, dont l’Université de Montréal où elle habitait en résidence. Elle a fait des stages à l’hôpital Douglas et a eu un contrat à l’institut de réadaptation de Montréal. Elle a obtenu son baccalauréat en 1982.

Elle adorait l’enseignement de différents sports comme le ski et la natation. Un de ses premiers emplois fut au sein du programme PRIM qui visait à aider les jeunes en difficulté à se mobiliser sur le plan physique. Elle en était la directrice. Comme elle avait un frère qui souffrait d’épilepsie, elle comprenait les problématiques vécues par la clientèle. Elle a également complété une maîtrise en activité physique où elle étudie particulièrement le conditionnement. Elle a collaboré avec l’hôpital Royal Victoria au sujet des problématiques de poids.

Elle est entrée au service du Cégep Édouard Montpetit pour les 15 années suivantes. Les 3 premières années, elle était au cégep au centre sportif dans les programmes pour adultes. Constamment en mouvement, son cégep l’a affectée à l’entreprise Bombardier, où elle a développé le programme d’activités physiques pour des milliers d’employés, basés à Dorval et ailleurs. Elle a continué de donner des cours et d’accompagner des profs et étudiants du cégep dans des camps sportifs de fin de semaine.

La gestion l’attirait de plus en plus et elle s’est inscrite aux Hautes Études Commerciales (HEC) pour y faire un diplôme de deuxième cycle. Cela s’est avéré comme une des meilleures expériences de son existence. Elle y a rencontré des gens de plusieurs milieux et nationalités, et elle a pu partager toutes sortes de situations d’apprentissage. De plus, à l’occasion de la fête du 100e anniversaire des HEC, elle se tenait fièrement auprès de son père diplômé de la même institution.

Malheureusement elle a dû faire face à un grand désappointement professionnel lorsqu’elle n’a pas été choisie pour un emploi qu’elle convoitait dans le cégep ou elle oeuvrait depuis 15 ans. Cela fut le signal d’un changement radical et le début d’une nouvelle aventure.

Son conjoint, Pascal Miche est lui aussi mordu de natation, ils se sont d’ailleurs rencontrés dans une piscine. Ce dernier a eu une opportunité de travail dans Charlevoix. En 2006, ils ont posé leurs pénates dans la région de La Malbaie. Lucie a d’abord eu un mandat pour l’actuelle célèbre santé publique de la Capitale Nationale afin de promouvoir l’activité physique chez les aînés. À la fin de cette affectation, elle a été présente au GYM Santé Plus de Clermont où elle évaluait la santé physique des clients. S’ensuivent 4 années à l’emploi de la MRC de Charlevoix comme agente de développement en loisirs où elle a eu l’occasion d’utiliser toutes ses compétences.

Parallèlement, son conjoint a développé un produit possiblement unique au monde, soit le vin de tomate Omerto. Pour faire marcher l’entreprise, ils avaient besoin de terres et d’installation de transformation, qu’ils ont trouvé à Baie-Saint-Paul. Pendant quelques années, Lucie a travaillé avec Pascal au développement et à la commercialisation de l’Omerto au domaine de la Vallée du Bras.

Courtoisie

Courtoisie

Lucie a occupé un dernier poste en loisirs et sports à la municipalité de Saint-Hilarion en 2016-2017. C’est alors que son dynamisme fut remarqué par la députée libérale Caroline Simard qui l’a contacté pour lui offrir un poste d’adjointe. Tout un changement pour la fille sportive et active que de se retrouver dans le milieu politique. Dans ce domaine, les emplois ne sont pas éternels et Lucie est retournée quelque temps travailler à faire connaître l’Omerto. Finalement en 2019, elle est devenue agente de migration Place aux Jeunes sur la Côte-de-Beaupré, poste qu’elle occupe toujours aujourd’hui.

Courtoisie

Courtoisie

Après 15 ans dans Charlevoix, elle est bien connue des intervenants et son dynamisme est reconnu. On peut dire qu’elle a mené sa carrière à toute vitesse à l’image de la personne active qui a le goût de bouger. Elle continue d’occuper des postes qui demandent de l’initiative et du leadership. Elle, et son conjoint sont des actifs pour notre région. Lorsqu’on parle d’attractivité et d’attirer de nouveaux habitants dans notre société vieillissante, Lucie et Pascal font figure d’exemple par l’apport professionnel et d’affaires qu’ils ont apportés avec eux. Maintenant Lucie est elle-même chargée de faire venir des nouvelles personnes.

Même si c’est à Beaupré, c’est quand même dans Charlevoix et j’ai comme l’impression que la cette MRC est de plus en plus près de nous avec les années.