mon Baie-Saint-Paul Personnalité du jour

Bienvenue à Bard

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La famille Bard origine de Saint-Pascal de Kamouraska. Gilles Bard, le père de notre personnalité, a cependant traversé le fleuve en diagonale pour s’établir à Baie-Saint-Paul. Il travaille d’abord dans le domaine de la construction, chez Ford sur l’actuel site du centre d’achat, pour ensuite devenir directeur général de la ville de Baie-Saint-Paul. Sa famille autant maternelle que paternelle a* un fort rapport au fleuve. Si sa mère, une dame Gagnon, en avait eu la possibilité, elle aurait probablement été marin. Son grand-père et ses oncles maternels étaient constructeurs de goélettes et son enfance a été bercée des histoires de marins. Son grand-père avait navigué durant la guerre et racontait avoir vu des sous-marins allemands. Jean-François était proche de ses deux grands-pères. Il a une sœur Hélène qui habite Québec avec ses deux enfants, elle est écrivaine et correctrice. 

Comme tous les jeunes du village, il fréquente d’abord l’école Forget et Thomas Tremblay en 5e et 6 e année. Le plaisir à cette dernière école, c’est que le dépanneur était tout juste à côté avec un accès privilégié aux bonbons et aux gommes balounes. Il est fier de dire qu’il n’a jamais fumé malgré les tentations.  À la polyvalente Saint-Aubin, il était malcommode comme ça pas d’allure. Il fréquentait régulièrement le bureau de René Amyot. Comme il apprenait très vite, il était toujours obligé d’attendre les autres, ce qui lui donnait le temps de penser à ses mauvais coups. Il a d’excellents souvenirs de plusieurs professeurs comme Simon Bouchard (Ex-maire de Saint-Urbain), Denis Boily, Gaston Ménard et surtout Marc-Eugène Tremblay, un marginal qui lui a transmis l’amour de la langue française. 

C’est aussi l’époque où il fait ses premières expériences avec l’alcool. Il est un fan notoire de heavy metal. Comme tout le monde est musicien dans sa famille, il joue (mal) du saxophone dans l’harmonie scolaire. Il anime une émission nommée Metal Max à CIHO, ce sont ses premiers contacts avec le monde des communications.  Ses initiateurs sont ses oncles Serge et Yves Gagnon. 

Son père aurait souhaité qu’il devienne ingénieur, lui a envisagé de joindre les forces armées. Finalement, il ira au Campus Notre Dame de Foy en sciences pures. Il n’y sera qu’un an en raison de problèmes d’adaptation. Au même temps, il vit un amour intense et il ne sait pas trop ce qu’il veut faire. Ses antécédents familiaux le mènent à l’Institut de Marine à Rimouski, car il a toujours voulu travailler sur les bateaux. Dans ses études, il aura l’occasion de naviguer, particulièrement sur les Grands Lacs. Il développe beaucoup son anglais pendant cette période. Il se découvre une nouvelle passion pour la photographie et il fonce tête baissée dans ce nouveau domaine, ce qui l’amène à faire un diplôme professionnel en photographie. Après ses emplois d’été en épicerie, il est prêt pour se lancer dans une carrière qui commencera par 5 mois d’arrêt de consommation d’alcool, prélude à quel chose de beaucoup plus sérieux. 

Il est embauché au Symposium et au centre d’art sous la supervision de Françoise Labbé. Jean-François lui voue un immense respect. Malgré son caractère parfois un peu difficile, c’est une visionnaire extraordinaire, on dirait qu’elle vit 10 ans en avant de son temps. Cette expérience le rapproche des arts visuels qu’il apprécie encore aujourd’hui. On est au début des années 90, notre personnalité travaille chez TV-CO avec Gérald Gauthier et un certain Dave Kidd. Il s’implique dans le comité populaire pour l’implantation du cégep. Il est participant à Place aux Jeunes. Il traverse le fleuve au pays de ses ancêtres à Saint-Pascal de Kamouraska pour Jocelyn Landry, photographe. Il a beaucoup aimé ce travail qui consistait à photographier des mariages et divers autres événements. Malheureusement,  les contrats n’étaient pas suffisants pour un travail à temps plein. C’est donc le retour à TV-CO où il vend des publicités pour mieux les tourner. Il se marie en 1997, il a aujourd’hui 3 enfants, 2 garçons et une fille. 

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Avec son fils Thomas 12 ans

C’est à cette époque, plus précisément le 26 décembre 1996 qu’il cesse définitivement de boire. Juste avant d’entrer dans l’empire Simard à CIMT-TVA. Il sera le cameraman toujours disponible 24 heures sur 24 heures; constamment branché au scanneur de police, il couvre de gros accidents dont celui des Éboulements alors qu’il venait de sortir de 8 jours à l’hôpital pour une pierre au rein. Le journaliste Denis Thériault lui avait dit que pour réussir en fait divers, il faut que ton cellulaire réponde tout le temps. 

En 2006, il fait la grande traversée pour la rive Sud toujours pour le groupe Simard aussi propriétaire de la station régionale de V.  Finalement, la salle des nouvelles de V sera fermée et il revient comme directeur général à TV-CO alors en difficulté financière. Il y reste de 2010 à 2012 avant de retourner à Rivière-du Loup  il a une nouvelle conjointe qui travaille toujours à V. Il fait quelques boulots comme à Pommerleau les bateaux et Broderies Signature qui ont été assez compréhensifs pour lui permettre de retourner au cégep en informatique de gestion. Il y côtoie même un étudiant de sa classe qui a étudié avec sa fille. Il travaille brièvement à la Commission scolaire de Rivière du Loup, Kamouraska, mais des raisons administratives l’empêchent d’y décrocher un emploi à long terme. Il envoie son CV à 3 grandes entreprises et il a 2 offres d’emploi. Il décide finalement d’arrêter son choix à Telus et décline une offre de COGECO. Au Bas-Saint-Laurent et particulièrement à Rimouski, Telus se situe juste après Dieu, les gens qui y travaillent font l’objet de considération. Le fait que Jean-François parle anglais a été déterminant. En mars 2019, il débute une formation de 3 mois. Il devient technicien support d’abord niveau 1 mais assez rapidement, il gradue au niveau 2, c’est à dire qu’il résout au téléphone des problèmes de plus en plus des clients des services téléphoniques. Il travaille de 15h à 23h et reçoit des appels de tout le Canada et même de l’étranger. Ça lui permet de voyager en parlant avec ses clients. Il arrive souvent qu’un client très mécontent au départ finisse l’appel téléphonique de très bonne humeur, car Jean-François désamorce les crises et tensions. Assez longtemps, il voyage chaque jour, Rivière-du-Loup Rimouski. Depuis le début de la pandémie il travaille plus de la maison. 

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Au travail, Soutien technique niveau 2 pour Telus.

Pour lui, Telus est un employeur de choix qui se soucie réellement de ses employés. Il se rebâtit un réseau professionnel et social au sein d’une entreprise où les méthodes de ressources humaines sont innovatrices.  Son parcours a été un peu essoufflant à certains moments à l’image d’un gars curieux qui a voulu essayer différentes choses. Ayant plusieurs cordes à son arc, son carquois est plein de flèches, ce qui lui permet d’occuper un emploi qui demande de nombreuses compétences. Ses enfants sont maintenant à l’adolescence ou au seuil de l’âge adulte et font leur chemin. Il trouve que son père Gilles, n’a pas eu la reconnaissance qu’il mérite à Baie-Saint-Paul, mais qu’il n’est jamais trop tard pour bien faire. On peut quand même dire qu’il a de la suite dans les idées puisque né Loup de la Baie, il habite maintenant à la Rivière-du-Loup.