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Les épreuves qui donnent la force, portrait de Maurice Lavoie

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Les épreuves qui donnent la force

Par: Marc Larouche

La vie a durement éprouvé Maurice Lavoie de Saint-Urbain. Si, encore aujourd’hui, il souffre des séquelles du terrible accident qui l’a rendu inapte au travail, il sait abuser allègrement de la seule médication efficace: l’aide aux autres.

«Je ne devrais pas être ici. Je devrais être mort. C’est pour ça que je remercie la vie. Ce que j’ai vécu c’est l’enfer, mais c’est aussi un cadeau. Si je n’avais pas eu à affronter ces épreuves, je ne serais pas l’homme que je suis».

Le 19 octobre 1993, la vie de Maurice Lavoie a chaviré. Il était au travail lorsqu’en effectuant une opération routinière, il a été projeté dans un concasseur de pierre. «J’y suis resté 30 longues minutes. J’ai eu un bras arraché. Je suis passé d’un hôpital à l’autre. Ils m’ont refait».

On ne ressort pas intact d’un tel accident du jour au lendemain. Maurice Lavoie a eu l’aide nécessaire pour s’en sortir psychologiquement. Pour les douleurs physiques, c’est autre chose. «La douleur est toujours présente. Heureusement, je peux la contourner en faisant du bénévolat.»

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Mais voilà. Cet accident n’était pas la seule épreuve à laquelle Maurice Lavoir serait confronté.

Prêt à mourir

Le 18 juin 1998, cinq ans après son accident, alors qu’il était couché, Maurice Lavoie souffre énormément. «J’avais le crucifix dans les mains, je ne dormais pas tellement j’avais mal. Je venais de me marier, notre fille n’était âgée que de trois mois… J’ai appelé un ami médecin. Ne sachant pas d’où provenait ce mal immense, on m’a passé tous les tests dont une colonoscopie». Le verdict tombe. Un cancer du colon très rare. «Le tumeur maligne était de la grosseur d’un pamplemousse. Je devais être opéré d’urgence».

La veille de l’opération, le 23 juin, il était prêt de mourir. «Je me suis dit que cette fois, c’était fini. Mais j’avais toujours un petit espoir et j’ai dit au bon dieu: si je reste en vie, je veux aider les autres. J’ai été opéré et encore une fois, je m’en suis sorti. Je suis véritablement un miraculé et je remercie Dieu chaque jour».

Le goût d’aider

C’est à l’occasion de visites en milieu hospitalier avec sa fillette, diagnostiquée autiste, que Maurice Lavoie a eu le goût d’aider les autres. «Je voyais des enfants malades et je me disais que cela n’avait pas de sens. C’est ainsi qu’il s’est engagé au sein de la Fondation de l’hôpital de Baie-Saint-Paul. À lui seul, il a réussi à amasser des sommes impressionnantes au profit de diverses oeuvres reliées à la Fondation, MAINS de l’espoir et l’aide aux enfants vivant avec une déficience intellectuelle et un trouble envahissant du développement. L’argent amassé aide une multitude de personnes de Charlevoix.

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Soins palliatifs

Au chapitre des fonds auquel il contribue, on retrouve celui aux soins palliatifs, auquel il a donné des ailes suite à la perte de l’une de ses tantes. «Je l’ai accompagnée dans une chambre. J’étais bénévole à la Fondation et je me suis dit que ça n’avait pas de sens. Maintenant, ils ont deux chambres dédiées aux soins paliatifs. Aux 25 000 $, nous avons donné 7300 $. Les chambres seront transférées dans le nouvel hopîtal.»

Les honneurs s’enchainent

On ne fait pas preuve d’une si grande générosité sans se faire remarquer. C’est ainsi que Maurice Lavoie a reçu plusieurs honneurs, dont Bénévole de Charlevoix et grand bâtisseur de la Fondation de l’hôpital de Baie-Saint-Paul. L’ex première ministre Pauline Marois lui a remis la médaille de l’Assemblée nationale.

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Maurice Lavoie est certain d’avoir été investi d’une mission. «On en a tous une. Mais le fait d’avoir été sauvé dans les épreuves,  la maladie me donne des outils pour aider les autres. C’est un cadeau que de pouvoir aider les autres. C’est tellement valorisant. Il y a tellement de gens qui ont besoin. Je suis privilégié de leur transmettre une force, de l’énergie. Il y en a encore des miracles vous savez, le bon dieu en fait tous les jours.»

À ne pas manquer également en fin de semaine au Quillorama de Baie-St-Paul

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