Galeries Gens de chez-nous Mon Pointe-au-Pic

L’ensemble vocal de Charlevoix à l’église de Pointe-au-Pic

DSC_0357

Sauver une église aujourd’hui,c’est tout un défi. Dimanche dernier, je passais à pied devant le bâtiment érigé en 1917 à l’heure de la messe. Je fus très surpris que des dizaines de stationnements étaient encore disponibles. Il y a quelques années seulement, le temple était bondé pour la messe de onze heures. Surtout que la messe était pas longue parce que le curé Girard avait un départ de golf à midi moins quart. Après s’être mouché deux ou trois fois au micro, notre pasteur faisait un court sermon pendant que le jubé se vidait à la communion. Moi je regardais les merveilleuses oeuvres d’art comme les tableaux, le chemin de croix, les vitraux, la magnificience du chœur et son immense voûte. Je servais la messe en soutane à 10 cents pour une basse et 25 cents pour une grand messe. Une fois j’ai échappé par terre l’hostie posée sur le calice, j’étais sûr de brûler en enfer pour l’éternité. Je vous fais une confidence, pendant des années, j’ai demandé à Dieu un signe de son existence et je lui demandais que quelque chose ou quelqu’un bouge dans le grand tableau situé sur la gauche de l’autel. Ce n’est pas arrivé.

Je lève mon chapeau à Marlène, Daniel, Roland et tous les autres qui tentent de garder cette merveilleuse église vivante. Elle a vu défiler beaucoup de grands de ce monde tels que le ténor Joseph Rouleau, le premier ministre Pierre-Elliot Trudeau qui avait créé une commotion à la messe de 11h, le chanteur d’opéra Jules Bruyère, monsieur et mesdames Desmarais et bien d’autres.

C’est par un concert de l’ensemble vocal de Charlevoix que des fonds sont amassés pour garnir un peu les coffres du comité de gestion. Heureusement l’église était bondée pour écouter de la belle musique de Noël. Même la députée Caroline Desbiens elle-même chanteuse et musicienne était sur les lieux.

Voici quelques photos qui vous donnerons une idée de cette belle activité