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Hommage à nos disparus : Léo Simard

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Monsieur Léo Simard est originaire du chemin Saint-Laurent à Baie-Saint-Paul. Son père était marchand de bois. C’est une personne qui a eu une influence importante sur la vie intellectuelle et populaire de Charlevoix. Pourtant, on ne trouve que peu de renseignements sur lui sur internet. Quelques photos, un extrait vidéo d’une de ses émissions à la télévision communautaire.

Courtoisie André Simard

Courtoisie André Simard

Il est né en 1925 et a fait des études supérieures à l’école supérieure Laval à Québec. Il a enseigné à La Pocatière, Château-Richer, Clermont et La Malbaie.  Hormis le fait qu’il ait fait des études pour devenir professeur et qu’il ait créé un journal local à Baie-Saint-Paul, probablement avec M. Léon Tremblay, au début de sa carrière, ce n’est qu’une fois bien établi à Clermont avec un poste d’enseignant à La Malbaie, qu’on a commencé à mieux le connaître. C’était d’abord un homme de famille avec son épouse Lucette Boily de Baie-Saint-Paul, enseignante, et ses 6 enfants. Il y a eu 2 garçons et 4 filles. M. Simard est grand et mince et il a transmis ses caractéristiques génétiques à ses enfants. Il a d’abord eu un impact auprès de ses élèves grâce à son enseignement. Il présentait sa matière avec sérieux et respect pour la langue. Il n’a jamais fait de concession au parler populaire, il s’est toujours  exprimé dans un excellent français, mais sans aucune volonté de supériorité.

Madame Léo Simard (Lucette Boily)

Madame Léo Simard (Lucette Boily)

Au début des années 80 alors que la Télévision communautaire Vents et Marées est en pleine explosion grâce à une amélioration technique incroyable et une jeune équipe de passionnés de ce média, M. Léo Simard a créé la série ”Léo Simard nous raconte” où il aborde divers thèmes historiques liés à Charlevoix : Tremblements de terre, Grippe espagnole, Grande crise de 1929 etc. Les émissions étaient animées par Vianney Lavoie de Clermont. En voici d’ailleurs une que vous pouvez regarder et qui date de 1982 :

Son émission culte fut toutefois ”Nos futures vedettes” basée sur l’émission du même nom à la télévision française et animée par Jacques Martin. De jeunes enfants venaient au micro de l’émission tournée à 3 caméras dans de grandes salles de Charlevoix-Est presque toujours pleines de parents et de spectateurs. Comme ça devait être impressionnant pour ces bouts de choux de se faire questionner par ce monsieur tiré à 4 épingles dans un français parfait qu’ils n’entendaient pas souvent. Mais cela a donné lieu à des moments magiques et à plusieurs vocations artistiques.

Il a aussi participé à de nombreux téléthons de TVC-VM dont il était une figure importante. Son fils André a suivi ses traces puisqu’il s’implique toujours dans l’organisme depuis presque 40 ans.

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Il aimait aussi écrire et il adorait l’histoire et Charlevoix. Il a eu longtemps sa chronique locale dans l’hebdomadaire de l’époque :  Le Plein Jour sur Charlevoix. Il a aussi mis par écrit la petite histoire de Charlevoix, un peu comme la version écrite de ses émissions. D’ailleurs c’est le Club Lions Clermont, La Malbaie, Pointe-au-Pic qui était son éditeur en 1987. Il a aussi collaboré avec quelques stations de radio dont le célèbre CHGB 1310 de La Pocatière.

Il était un homme de culture. Avec son ami, M. Léon Tremblay, lui aussi originaire de Baie-Saint-Paul, ils étaient influencés par la culture française qui restait plutôt lointaine à l’époque. L’arrivée de TV5 a réjoui les deux enseignants et la vie culturelle française a intéressé les Québécois. Ce sont des hommes comme M. Léo Simard entre autres, qui nous ont reconnecté  avec nos racines du vieux continent. Nos futures vedettes restent une émission marquante de l’histoire de TVC-VM à plusieurs niveaux. Humain par les enfants, technologique par les moyens déployés, apprentissage pour l’équipe de production et crédibilité par l’animateur. Pour ceux et celles qui l’ont connu, il est impossible de ne pas se souvenir de M. Léo Simard. C’était un personnage un peu plus grand de nature, du genre qu’on ne voyait pas dans Charlevoix. Lui rendre hommage aujourd’hui est tout simplement la moindre des choses.