Personnalité du jour Saint-Joseph-de-la-Rive

Recommencer à neuf c’est possible, rencontre avec la nouvelle propriétaire de l’Auberge de la Rive.

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Avez-vous déjà eu envie de tout laisser tomber et de changer de vie? Et bien c’est ce qu’on fait Annick Vigeant et Vincent Gauthier. Depuis quelques semaines maintenant, ils sont les nouveaux propriétaires de «L’Auberge de la Rive» à Saint-Joseph-de-la-Rive.

Leur maison qui sera en vente sous peu est la dernière étape pour la famille de la Montérégie pour profiter à 100% de la vie charlevoisienne. Le couple qui travaillait auparavant dans des bureaux cherchait à changer de vie. Il est vrai que pour quelqu’un qui est un aimant de la nature et de la campagne, faire beaucoup de route pour se rendre faire sa besogne dans des bureaux de Montréal n’était pas nécessairement l’idéal! Lui était développeur web et elle était dans le conseil québécois des ressources humaines en tourisme section communication et marketing. Mme la propriétaire a également été traductrice pour tous les outils de formations en tourisme pendant 7 ans. Arrivés dans Charlevoix, les travaux d’amélioration de l’hôtel ne leur font pas peur; ils avaient une maison centenaire qu’ils rénovaient depuis 15 ans donc on pourrait dire que ce n’est que changer le mal de place!

Ce qu’ils aimeront le plus avec l’Auberge: «Nous pouvons rencontrer beaucoup de monde, autant québécois que de partout dans le monde. Ici nous pouvons profiter de toutes les saisons, d’un côté il y a la montagne et de l’autre le fleuve, on a tout pour vivre heureux, c’est merveilleux».

Les parents de deux jeunes enfants avaient un vieux rêve: « Nous avions un vieux rêve qui était de faire de l’hébergement en forêt, une sorte d’écogîte, nous avions même un terrain, mais bon, avec une jeune famille commencer ce projet à partir de zéro ce n’était peut-être pas l’idéal. Nous nous sommes rendu compte que dans beaucoup d’entreprises il y avait un besoin de relève, donc le projet a changé de cap». La Montérégie et l’Estrie étaient dans leur mire, mais après avoir fait un ratissage complet rien ne leur convenait. Le couple a donc ouvert ses horizons à tout le Québec. La recherche est profonde et rien ne se solde en un coup de cœur, jusqu’au jour où ils tombent sur cette annonce d’une auberge à St-Joseph-de-la-Rive dans Charlevoix. La famille qui n’a alors rien visité d’autre prend la route vers la 362 et admire les paysages charlevoisiens. Descendent la côte à Godin les regards submergés par tant de beauté; se retrouvent face à L’Isle-aux-Coudres et tombe littéralement en amour avec la place. Donc fin mars, ils dormiront à l’auberge pour se plonger vraiment dans l’ambiance de l’Auberge. Le lendemain, les enfants étaient prêts à déménager; bon signe!

Crédit : Auberge de la Rive

Crédit : Auberge de la Rive

Connaissiez-vous Charlevoix? «Nous sommes venus ici quelques fois, mais sans plus. Par contre, je me souviens encore du voyage que nous avions fait avec mes parents lorsque j’avais 10 ans sur L’Isle-aux-Coudres».

Avez-vous accueilli vos premiers clients? « Oui en fait avec le transfert d’entreprise, cela s’est fait progressivement, nous avons passé des fins de semaine ici, l’ancienne propriétaire a pris le temps de nous montrer le fonctionnement. Tout s’est fait progressivement, mais oui, l’auberge n’a pas fermé durant le transfert de propriétaires. Samedi dernier, première fois que l’auberge est pleine, et paf nous avons manqué d’électricité pendant le déjeuner! Pas de café, pièce maîtresse de notre déjeuner de style continental. On vit déjà nos premières aventures!»

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L’Auberge a une habitabilité maximale de 10 chambres pour l’auberge et 7 autres du côté d’un petit motel qui leur appartient également. L’aventure ne se fera heureusement pas seuls, le staff original est venu avec le package deal, si je puis dire; il y a cette précieuse ressource qu’est madame Anne, qui fait office de gouvernante, femme de chambre et autre, et il y aura également deux étudiantes qui en sont respectivement à leur 2e et 3 années de services.

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Les enfants aussi veulent aider, Sophie-Anne 11 ans est lève-tôt et aide ses parents à monter les tables, et à servir les déjeuners: « Elle apprend tranquillement le métier, elle note ses heures et tout me dit-elle en riant. La jeune fille est comblée elle qui a maintenant une plage et des chiens qui se promènent! Le cadet de la famille, Victor a 8 huit ans et lui aussi veut aider ses parents dans cette nouvelle vie d’aubergiste. Espérons que sa sœur lui montrera rapidement comment comptabiliser ses heures, les jours fériés et tout 😉

Avez-vous des projets pour votre nouveau terrain de jeux? «Nous avons des projets comme avec le terrain face au fleuve pour aménager une terrasse, augmenter l’offre de forfaits en créant des partenariats pour prolonger le séjour des gens en leur faisant connaître les trucs à faire dans la région. Également faire connaître l’historique de l’auberge qui a été construite en 1905 qui au départ était un hôtel jusqu’en 1920. Nous avons de vieilles photos et objets de l’époque que nous allons aménager et en gardant le côté rustique de l’endroit. Il y a aussi un bar dans l’auberge que nous allons remettre sur les rails et pour les menus aussi c’est à regarder, mais nous y allons progressivement. Nous allons aussi afficher des oeuvres pour faire découvrir la richesse de la région. Mais bon, ce n’est qu’une partie de nos idées… à suivre!

On se lève le matin et on ne sait pas ce qui va se passer, qui on va rencontrer, quelles histoires on va entendre, c’est une belle boîte à surprises!

«Dans Charlevoix, je trouve qu’il y a un beau sens de communauté et d’appartenance,  c’est différent des autres régions, il y a beaucoup de gens qui viennent de l’extérieur donc avec les locaux ça fait une belle richesse. Tous des gens qui sont tombés en amour avec le même endroit. Au fond, tout le monde ici se ressemble un peu».

 

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Texte et photos: Jean Berg