mon La Malbaie Paroles d'Harvey

Un homme engagé, mais sous-estimé!

Championnat_Terrebonne_09_097

Il est des gens qui ont toujours été là, sans nécessairement faire la une des médias. Ils ont parfois été mal-aimés ou sous-estimés.

Guy Néron est de ceux-là, alors qu’il a travaillé constamment sous l’œil des gérants d’estrade, il a pourtant fait partie du paysage économique charlevoisien pendant trente ans. Au début des années 80, René Guay, alors commissaire industriel veut former un comité des jeunes diplômés charlevoisiens, nous étions trois : Georges-Yvan Gagnon, Guy Néron et moi. Lorsque M. Guay quitte, on fait confiance à la jeunesse et le nouveau commissaire sera Guy Néron. Au départ, plusieurs des dossiers industriels étaient dans l’ouest. Un des principaux intérêts de Guy est la mine de silice à Saint-Urbain tout comme son prédécesseur. L’organisme était beaucoup plus orienté sur le développement industriel. Comme les gens de l’ouest n’ont pas de service, ils s’adressent à la CDI de Charlevoix-Est. En 1988, je rejoins Guy pour le volet jeunesse du démarrage d’entreprise et je couvre tout le comté. Comme à l’habitude, on tente d’avoir un organisme pan-charlevoisien, mais Charlevoix-Ouest refuse. Guy continue de donner les services pour le profit des entreprises. Les activités de la CDI grandissent et se diversifient avec un point de service du Cégep de Limoilou en entrepreneurship, le nombre d’employés augmente.

Le dossier du quai arrive en 1994, tous les espoirs sont permis, ce ne sera pas la plus grande réussite pour Guy en raison d’une série de malchance et ça fera l’objet de multiples conservations de café et de rue. Lorsque Guy s’occupe d’un dossier, c’est avec beaucoup d’engagement.

Il réussit a négocier la cession des quais de Pointe-a-Pic et Cap-a-l ’Aigle et il quitte à la retraite. Il a aussi été très impliqué dans le tournoi de curling du casino et de l’ancienne mouture du rallye de Charlevoix.

Depuis 1986, des dizaines d’entreprises ont été supportées techniquement et financièrement par Guy et ses équipes. Un certain nombre existe toujours. Je me rappelle moi-même d’être allé dans une très petite entreprise aux Éboulements qui fabriquait des objets ménagers ou encore à Saint-Hilarion dans un restaurant qui fonctionne encore bien aujourd’hui. C’était ça l’action de Guy Néron en plus des grands projets. Beaucoup d’entreprises ont été aidées financièrement et ont par la suite créer des emplois. Partout, les développeurs économiques font l’objet de commentaires et on se met à leur place en croyant qu’on ferait mieux.

En 30 ans, Guy Néron a fait beaucoup de bonnes choses et nous devons le remercier. Il sera grand-père au moment où vous lirez ces lignes de sa fille Monique qui fait une brillante carrière à la radio montréalaise. Avec son épouse Line, son Fils Philippe, il goute à la quiétude de Cap-a-l‘Aigle et n’a plus à écouter les ragots de la région.