mon La Malbaie Personnalité du jour

Michel Couturier, l’homme derrière la cravate.

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C’est avec fierté que je vous présente une facette plutôt méconnue d’une des personnes les plus influentes de la Malbaie. Et non, il ne dort pas à l’Hôtel de Ville, il a une vie en dehors de la mairie. Mesdames et messieurs, je vous présente le derrière de la cravate de Michel Couturier.

Avant tout, pour M. Couturier ce qui est important c’est sa famille; ses trois garçons. «Passer du temps avec mes gars, c’est super important, j’ai besoin de ma gang, je suis très proche d’eux». Ensuite viennent ses amis auxquels il est très attaché et avec qui il cultive des liens d’amitié tissés serrés. «J’ai de bons amis que j’aime, et ça aussi c’est important. Je suis un ami-poule, je prends soin de mes chums».

Famille fort/amis fort/travail fort

Mais oui c’est bien beau les enfants, les amis, le travail, mais parfois le Maire a besoin de s’évader. Dans ce cœur un peu rebelle, un besoin de liberté se fait sentir quand la pression est trop forte. C’est sur une moto qu’il décroche, qu’il fait le vide. Il enfourche un de ses bikes et part à l’aventure. Souvent, aucun trajet n’est tracé. Parfois seul, parfois accompagné, il va où la route le mène. « Je trouve que c’est un moyen extraordinaire de ne penser à rien, de connecter avec la route. Ce qui est le fun avec la moto c’est le voyage, par où on passe; découvrir les nouveaux secteurs, les paysages et également les gens que l’on rencontre. Il n’y a pas vraiment de voyage où on sait où l’on va. Si on aime ça, on décide de rester; nous sommes libres. J’aime voyager sans destination, sans trop d’horaires. J’aime aller sur la Côte Est américaine. C’est un beau moment d’évasion pour changer d’air. Parfois , j’ai besoin d’avoir un vieux t-shirt avec des bottes et un peu de poussière, ça change le mal de place.»

Est-ce que ça fait longtemps que vous êtes amateur de motos? «J’ai toujours eu des motos, à l’âge de huit ans mon grand-père m’a embarqué sur une Kawasaki 50 à clutch avec des tires balounes j’men rappelle encore… pis la 2e fois que j’ai manqué ma clutch il m’a dit voyons donc, c’est facile!» me dit-il en riant, le regard nostalgique.

M. Couturier est un amateur de Harley Davisdson, il trouve que pour la longue route elles sont confortables et bien adaptées, performantes et agréables à conduire. «Et puis quand tu vas du côté américain, et que tu as un produit américain tu passes bien partout!»

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Amateur de sports. Michel Couturier a toujours été un gars en forme; un sportif. Comme le baseball, sport auquel il a joué longtemps et les arts martiaux qu’il a pratiqués pendant 15 ans. Plus il avance en âge plus ses loisirs évoluent, le fait de côtoyer des gens à longueur de journée lui demande parfois un peu plus de tranquillité. «Je deviens un peu plus amateur de loisirs avec moins de monde. J’ai besoin de plus en plus de plein air, de forêt».

Un homme investi dans sa communauté. Après ses études à Québec, il n’était pas encore branché sur quoi faire, alors il a débuté au magasin de son père lorsqu’il était dans la vingtaine. C’était au départ temporaire, mais finalement il n’en est jamais sorti, car la relation avec la clientèle a toujours été agréable. Pour M. Couturier la relation avec les gens a toujours été au centre de ses préoccupations. «Mon bien-être est étroitement lié à celui de mon entreprise. Mon magasin ne peut pas bien aller si ma communauté ne va pas bien, mon bonheur ne s’arrête pas sur le perron de ma porte».

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Il a toujours été investi dans sa communauté comme le témoignent ses principales implications au cours des années. Il a été président de la société de développement commercial pendant très longtemps, président de la Chambre de commerce de Charlevoix-Est et en a été le premier président après la fusion des deux chambres dont il retire une grande fierté d’avoir été l’un des principaux acteurs. Il a fait un saut en santé comme président du centre hospitalier St-Joseph pour ensuite être président de la fusion des centres hospitaliers, il a fait le projet de développement de la Corporation du parc régional du Mont-Grand-Fond phase 1 et 2 (la 2e en tant que maire) et finalement il est le maire de La Malbaie depuis 2013.  «J’ai toujours pensé qu’il était très important de mettre la main à la pâte dans une communauté, tu ne peux pas vivre dans un milieu où tu attends tout des autres. Ce n’est pas tout d’avoir des idées, il faut savoir les mettre en place. Je fais ma part là-dedans, en toute humilité. J’ai une grande conviction que les communautés avancent avec le NOUS».

Quelle est la grande passion de Michel Couturier?  «La politique dans les plus hautes instances m’a toujours intéressé, j’ai une grande passion pour les femmes/hommes politiques. J’ai toujours été fasciné par comment ces gens qui ont cette énorme pression réagissent et interagissent avec le reste du monde. J’ai lu, je ne sais pas combien de biographies sur ces gens politiques. Les paliers gouvernementaux et leurs interactions entre eux, les relations internationales, mondiales. Les différents peuples et pays. J’en suis fasciné.»

Qu’est-ce qui vous attend dans l’avenir? Je ne sais pas, la politique m’intéresse, mais c’est toujours une question de momentum. Est-ce que j’y serai longtemps? Il y a aussi le magasin. Est-ce que je me repartirais en affaires dans d’autres choses? Il y a tout plein de possibilités. Je ne suis pas inquiet pour l’avenir, mais pour l’instant je ne le sais pas».

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P.S. Abordons un petit peu le côté politique.

Trouvez-vous que depuis que vous êtes en place ça avance bien? « Chaque époque n’est pas simple, nous sommes dans une époque où la démographie de Charlevoix-Est en est décroissance, la population vieillissante est en hausse et cela pose de réels défis pour l’avenir de notre ville. Donc le développement économique est d’autant plus important. On travaille fort avec Mission Charlevoix, avec les entreprises, on travaille avec le monde du tourisme. On travaille pour aménager des lieux bien et beaux. Mais écoute, les maires avant moi ont fait ce qu’ils avaient à faire, moi je vais faire ce que j’ai à faire et on verra si ce que je fais est bien ou moins bien. L’avenir nous le dira. Chaque époque est dans un contexte différent. C’est une expérience humaine que j’aime beaucoup beaucoup parce que ça me retranche dans mes valeurs. Parfois c’est un sport extrême comme tu peux être très heureux de tes réalisations et parfois ça peut être extrêmement difficile. Voilà pourquoi je me sauve en moto».

 

Texte et photo: Jean Berg