mon La Malbaie Personnalité du jour

La «CJS» de la Malbaie, une équipe bien préparée et professionnelle.

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Il y a quelques temps, je vous ai présenté la Coopérative jeunesse de services de Baie-Saint-Paul, voici maintenant l’équipe dynamique de la CJS de la Malbaie. Je me suis entretenu tantôt avec les jeunes tantôt avec Chloé Riverin, l’animatrice.

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Qu’est-ce que la CJS et est-ce que c’est votre première année? «C’est une coopérative de jeunes qui offrent des services à la communauté. Les contrats se font en équipe de deux et nous avons les contrats à tour de rôle. Nous sommes 12 cette année et il n’y a qu’Ariane qui en est à sa 2e participation; « J’étais ici l’été passé et j’ai adoré mon expérience, c’est pour ça que je suis encore là cette année».

Objectifs? «Cette année, nous aurons plus de contrats. Nous avons fait une prévision budgétaire; l’année passée on avait ramassé 1702$, cette année nous visons le double».

Quels sont vos moyens pour avoir des contrats et jusqu’où desservez-vous? « On fait du porte-à-porte, on affiche de la publicité dans les commerces, nous avons une page Facebook et nous avons fait venir MonCharlevoix.net pour faire plus de visibilité aussi. (;) ) On avait aussi pensé à se faire faire une pub sur le panneau publicitaire électronique à la Malbaie. On couvre la Malbaie jusqu’au poste de police à Clermont.»

Quelles sont vos prochaines campagnes de financement et à quoi servent-elles? «Samedi le 13 juillet, nous sommes sensés avoir une vente de garage, après il y a le 18 et 19 juillet on va être au Irving à Pointe-au-Pic pour laver les autos et mettre l’essence, vendredi le 26 nous avons un ramassage de canettes, en août nous avons: deux autres lave-autos le 2 et le 9 ensuite ce sera la fin du CJS le 16 août».

Ce que j’aime dans cet organisme c’est que ces jeunes apprennent à se débrouiller et à être autonomes; comme pour se rendre à leurs contrats, ils doivent trouver eux-mêmes un moyen de transport. (bien entendu Chloé est là aussi en dernier recours). Il y a également un système d’estimation à remettre au client avant la signature du contrat (un contrat qui est très bien rédigé soit dit en passant). Si les clients ne fournissent pas le matériel, ils doivent s’arranger pour trouver les éléments nécessaires pour mettre à terme leur contrat. Bien compris de tous, il y a un système de règles basé sur des valeurs telles que l’entraide, l’honnêteté et le respect: «En gros, ce que tu ne fais pas chez vous tu ne le fais pas ici».

Qu’est-ce que cela vous apporte? « Ça nous apprend à vivre avec le travail, à ramasser de l’argent, ça nous permet d’aider les gens qui en ont besoin. Tant qu’à ne rien faire de notre été, on peut ramasser de l’argent et apprendre! Nous avons également des comités genre marketing et tout, cela nous apprend à créer notre entreprise. Et il paraît que c’est bon à mettre sur un c.v. quand on a fait la CJS. Les employeurs aiment voir «CJS» sur un c.v. parce qu’ils savent qu’on a une base».

Ils comptabilisent aussi la petite caisse, par exemple; il manque des crayons ils les achètent eux-mêmes avec leur argent et doivent ramasser leur facture et faire balancer le tout. Certains d’entre eux veulent avoir une entreprise plus tard, la CJS leur donne l’ambition de le faire. À la fin, il y aura aussi un atelier curriculum vitae pour leur apprendre comment cela fonctionne, comment bien le rédiger. Ils m’ont également parlé de simulation de situations problématiques où un jeune joue le rôle d’un client, disons de mauvaise humeur, et un autre fait son travail.

Je l’ai dit dans les différents articles que j’ai faits sur eux mais je le répète, j’aime la CJS, j’aime ça voir des jeunes qui ne resteront pas dans les rues cet été, qui se lèvent le matin pour faire quelque chose de leurs dix doigts et qui veulent apprendre et devenir responsables. J’aime ça voir la petite fille de 12 ans qui dit fièrement qu’elle est la présidente et l’autre fière de me dire qu’elle comptabilise la caisse et «qu’il faut que ça balance là!» Bravo, les jeunes, vous m’épatez.

(ben quoi nous avons le droit de déconner un peu!)

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Texte et photos: Jean Berg