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Julie Côté, conservatrice du Musée de Charlevoix: Entre tricots et ritournelles!

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Un conservateur de Musée pour vous c’est quoi? Un vieux monsieur poussiéreux habillé en tweed et qui vit au son d’une horloge grand-père? Et bien détrompez-vous! D’ailleurs, j’ai quelqu’un à vous présenter.

Julie Côté, vous la connaissez sans doute? Grande brunette dans la trentaine, elle est la conservatrice du Musée de Charlevoix depuis bientôt 5 ans. Vous savez de qui je parle? La fille qui tricote en marchant! Parce que oui, Julie tricote en marchant, vous l’aurez appris ici! Passionnée par la culture et le patrimoine québécois, Julie fait tout pour que l’on n’oublie pas les traces de nos ancêtres; tant par son travail au Musée, par le biais des supers expositions qu’elle nous propose, que par ses loisirs où l’artisanat a une place de choix.

Son travail de conservatrice consiste en la recherche d’éléments historiques ou d’œuvres d’art populaire qui, une fois réunis, donnent une exposition où l’on peut revivre l’histoire comme si nous y étions. C’est donc des heures de recherches à travers des milliers de photos et d’artefacts qu’elle doit sélectionner pour finalement en faire une exposition intéressante et qui fera déplacer les foules. L’an passé, c’est         15 000 personnes qui se sont déplacées pour voir l’exposition qu’elle a majoritairement créée, « Charlevoix – L’empreinte des femmes », wow!

Pour cette jeune femme, une journée réussie est composée d’une sortie en ski de fond, en raquettes ou en vélo (quand il n’y a plus de neige!), un temps de tricot (elle le trimbale partout, même dans ses sorties plein air) et une bière de microbrasserie dans un après-ski. L’été, vous la trouverez souvent à l’Auberge La Fascine à l’Isle-aux-Coudres. S’il y a une soirée de musique traditionnelle dans Charlevoix, il y a de bonnes chances de croiser Julie et parfois, de l’entendre pousser la chansonnette!

 

L’image contient peut-être : 2 personnes, personnes souriantes, personnes debout, lunettes et intérieur

D’après elle, les façons de faire de nos ancêtres sont de belles choses qui nous apprennent beaucoup sur nous-même et qui nous rendent fiers, dans tous les sens du terme. Les traditions de jadis où tout était récupéré, l’achat local, le DIY (ou le faire soi-même) et le zéro déchet étaient coutumes pour nos ancêtres. La tendance veut son retour, mais pour Julie, c’est juste la normalité des choses. Pourquoi s’acheter un chandail quand on peut le faire soi-même? Pourquoi jeter des bouts de tissus, quand on peut les transformer en grande catalogne qui vous gardera au chaud pour les 20 prochaines années.  Vous êtes stressés? Julie a sa façon bien à elle de se défouler : en créant… avec le métier à tisser du cercle des fermières. Parce que oui, Julie est une fière représentante du cercle des fermières. Vous connaissez sans doute cette organisation où des femmes se rassemblent au courant de la semaine pour créer des choses magnifiques et durables? On est loin du Made In China!

Souriante et douce, Julie prône la transmission du savoir et des belles valeurs qui ont marqué des générations de gens. Un petit thé à la main, elle sait nous faire découvrir nos ancêtres d’une façon plus concrète; avec elle, on sort des livres plates avec un tas de dates qui ne veulent rien dire pour monsieur madame tout le monde. D’ailleurs, je vous invite à aller voir son exposition : ‘’Nos étés dans Charlevoix’’ présentée jusqu’au 22 avril 2019. Psst, les dimanches, le Musée est gratuit pour les résidents de Charlevoix!

 

Crédit photos: page Facebook de Julie Côté