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Arianne Barry-Boivin, une leader positive pour l’école secondaire du Plateau.

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J’ai découvert cette jeune fille par hasard, dans un reportage de «ICI Québec» du réseau Radio-Canada. J’ai regardé le teaser et avant même de terminer ce 2:43 minutes, j’ai téléphoné à la polyvalente demandant à la rencontrer. Je trouvais important d’en parler. Chaque école mériterait sa Arianne Barry-Boivin.

Durant les cinq années qu’ont duré son secondaire, elle a été impliquée dans une tonne de comités et surtout impliquée avec les gens autour d’elle. C’est une sorte de leader positive à l’école Secondaire du Plateau. L’horaire chargé ne la dérange pas, elle aime le temps qu’elle passe avec les autres et cela l’aide à s’épanouir. Pour cette membre du conseil des élèves, ce n’est pas une tâche, c’est un plaisir; elle voulait laisser sa marque dans l’école. Un triste événement au début de son secondaire a tout chamboulé sa façon de voir les choses. Peu après cet épisode, elle a décidé que dorénavant, elle aiderait son prochain au mieux de ses capacités.

Pourquoi les gens te distinguent de cette façon? « À cause de mon énergie je crois, je suis toujours heureuse et je partage ma joie avec les autres. Je veux que tous les gens autour de moi soient bien et heureux. Je veux les aider à s’épanouir et à se réaliser».

Que retiens-tu de ton secondaire? «Je dirais les relations avec les gens; les bonnes relations avec les enseignants et la direction, les rencontres que j’ai faites. Mes amis qui sont toujours là quand j’en ai besoin. Oui j’aide les gens, mais les gens m’aident aussi beaucoup. On dit que je suis souvent leader, mais il y a toujours des gens qui me soutiennent; je ne suis jamais toute seule. Et ça, c’est important de le mentionner. Oui ces temps-ci on parle beaucoup de moi, mais il ne faut pas que ces gens-là restent dans l’ombre. C’est en grande partie grâce à eux que je suis où je suis aujourd’hui et que je suis qui je suis. Tous les nommer serait trop long, je sais qu’ils vont TOUS se reconnaître en lisant l’article.»

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Sans jugement, je dois dire que c’est spécial d’entendre ces propos venant d’une jeune fille de secondaire 5. Les grands professionnels que je rencontre me mentionnent souvent la même chose: «on peut me remercier, m’applaudir, mais j’ai toute une équipe derrière moi qui font ce que je suis et qui je suis». J’imagine que ces mêmes personnes étaient un peu comme Arianne à son âge. Aujourd’hui ils continuent à aider leurs prochains mais ils le font à plus grande échelle. De bien sages paroles. Pour ma part j’aimerais aussi souligner qu’en aucune occasion pendant l’entrevue elle a fait mention des prix qu’elle a gagnés dont celui du programme «Forces AVENIR au secondaire 2019» dont elle en a été la grande lauréate régionale dans la catégorie « Élève engagé » du pôle régional Québec et Est-du-Québec. Certains auraient voulu s’en faire éloge, elle non.

Que veux-tu faire plus tard? «Je ne sais pas encore, je trouve cela assez ardu à 17 ans de trouver ce que l’on va faire pour les 45 prochaines années de notre vie, je prends le temps de réfléchir à ça. C’est pas que je n’ai pas d’idées, c’est que j’en ai trop. Y’a plein d’affaires que je voudrais essayer, mais il faut que je prenne le temps de choisir pour que je sois heureuse et que je réussisse à m’accomplir dans ce que je vais faire. Présentement, je suis inscrite au Centre d’études collégiales dans Charlevoix en sciences de la nature, un programme qui peut servir pour aller en médecine. Je veux garder mon horaire chargé comme il l’a toujours été».

Quelles sont ces millions de choses que tu voudrais faire? «Je pense à l’aviation, j’aime travailler avec les gens et partager ce que je connais donc aussi l’enseignement. J’aime m’obstiner, je suis têtue et j’aime défendre les autres donc le droit est un chemin qui m’intéresse également. J’aime aussi la physique. J’aime faire plein de choses donc j’aimerais varier pour en apprendre le plus possible.

Durant ses temps libres, les moments de qualité en famille sont privilégiés étant donné que ses parents sont toujours là pour elle. Elle a aussi des activités de fille de son âge avec ses amis en dehors de l’école, mais elle apprécie aussi avoir ses petits temps de repos juste pour elle avec cet horaire très chargé. «Disons que la semaine de relâche je l’apprécie beaucoup! me dit-elle en riant.

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Aurais-tu quelque chose à dire pour les jeunes qui vont entrer au secondaire et qui peut-être ont des inquiétudes, des questions? « Déjà, je suis dans le groupe de parrains-marraines qui vont accueillir les secondaires 1 et ce que j’ai à leur dire c’est: n’est-pas peur de t’affirmer, de poser des questions. Même si tu es en secondaire 1, les secondaires 5 ne te pousseront pas dans les cases, ce sont des stéréotypes qui ne reflètent pas la réalité. N’aie pas peur du secondaire, les gens sont gentils».

Maintenant que je l’ai rencontrée, je comprends ce que les professeurs disent d’elle. J’ai rencontré une jeune fille intelligente, impliquée, humble et que l’on reverra certainement plusieurs fois dans la région investie dans tout plein de projets. Ce n’est pas compliqué M. le Maire, surveillez votre poste, surveillez votre poste! 😉

 

 

Texte et photos: Jean Berg