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Charlevoix, destination touristique internationale ?

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PAROLE D’HARVEY (Texte de Claude Harvey)

Paris, Marrakech, Varadero, Cancun, Prague: toutes ces destinations et d’autres sont considérées comme des incontournables du tourisme international.  Elles ont en commun soit un patrimoine culturel inestimable ou un caractère idyllique ou végétation tropicale, sable et surtout chaleur attirent les touristes gelés comme des abeilles vers la ruche. Le nombre de visiteurs par année se compte par million et les intervenants touristiques y font de bonnes affaires. Qu’en est-il de Charlevoix sur cet échiquier ? Est-on une destination internationale? Certes, nous avons des produits d’appel : les baleines, le complexe Manoir-Casino, le Massif, bientôt le Club Med. Ces attractions ont quelques moyens financiers pour se promouvoir à l’international quoi qu’on soit loin de Cuba, de Disney ou de la Ville Lumière.

Avec un aéroport décent à une heure ou deux de distance, nous sommes compétitifs avec bien des destinations en autant qu’on puisse amener les touristes dans Charlevoix à partir de Québec.

C’est là que le Train de Charlevoix devient un atout en autant qu’on puisse aménager des gares dignes de ce nom, ce qui est loin d’être le cas. Or, nous sommes défaitistes surtout dans l’est.

Avec notre vision pessimiste de nous-même, nous nous complaisons dans notre pauvreté. Or, pour améliorer une économie il faut des projets. Baie-Saint-Paul depuis des années est allée de l’avant malgré les embûches. L’île aux Coudres travaille à sa reconversion et avec beaucoup d’énergie et de l’investissement pourrait devenir une destination d’accueil internationale avec sa riche histoire et sa piste cyclable naturelle.

Pour le moment Charlevoix se développe inégalement et n’a pas de stratégie globale. On commence à voir dans nos rues des Chinois, des Américains, des gens du Moyen-Orient (hé oui , certaines portent un voile). Mais c’est encore un phénomène marginal. Nous avons le POTENTIEL d’être une destination comme Malaga, Sousse ou le Costa Rica. Tourisme Charlevoix a délaissé le rôle politique qu’il a déjà eu et personne n’a repris le flambeau. Le développement se fait de façon individualiste sans planification stratégique.

Un tel exercice s’impose si nous voulons développer notre industrie touristique. Sans tomber dans la mélancolie je me souviens du début des années 90 où les intervenants étaient assis aux mêmes tables et où il y a une réelle entraide entre l’est et l’Ouest.

L’espoir est permis, les infrastructures sont en place. Pourquoi on ne pourrait pas THINK BIG?