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Que sont-ils devenus ? Michelle Tremblay du magazine « La Semaine »

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Michelle Tremblay interviewe les plus grands

Par Marc Larouche

Vous vous rappelez l’Hôtel chez Jacques «dans le croche» en montant vers Clermont ? Michelle Tremblay aussi. C’est là, à La Malbaie, qu’elle a passé toute son enfance avec sa famille. Autre figure médiatique très connue dans les années 80 à TVC-VM, elle y a développé l’amour d’un métier qu’elle adore et pratique encore. Le poste de journaliste qu’elle occupe au magazine «La Semaine» lui permet de rencontrer et d’interviewer vos vedettes préférées.

«J’habite le Vieux-Longueuil, à deux pas du Centre-Ville de Montréal. C’est un quartier de belles demeures anciennes agrémenté d’arbres centenaires et de belles cours profondes aux jardins fleuris. Je passe aussi beaucoup de temps au chalet dans les Laurentides où les montagnes et la villégiature me rappellent un peu mon Charlevoix bien-aimé», dit celle qui a été embauchée au magazine «La Semaine» en 2010 par nul autre que l’éditeur, M. Claude J. Charron, celui-là même rendu célèbre en nous souhaitant «bonne semaine» à la télé dans les publicités de son magazine.

Après avoir grandi à La Malbaie, Michelle Tremblay est allée étudier à Québec. Elle a quitté Charlevoix en 1989 pour travailler à Radio-Canada à Rimouski, puis à Matane. «Je faisais partie de l’équipe de l’émission du matin à la radio. J’ai ensuite passé quelques mois en Abitibi, toujours à la radio, où j’alimentais le bulletin de nouvelles en plus d’en faire la lecture en ondes. Je suis arrivée à Montréal au début des années 1990».

Au théâtre et au cinéma

En plus d’y poursuivre son métier, elle a suivi des cours de théâtre et participé à diverses des productions cinématographiques et quelques séries, dont «Scoop». «Après environ 8 ans comme journaliste sur la Rive-Sud de Montréal, dont 2 ans à l’animation d’une émission hebdomadaire d’affaires publiques en direct, M. Charron m’a offert le poste à La Semaine et j’ai accepté».

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Au fil des ans, Michelle a mené plusieurs entrevues dont certaines marquantes. «Je me souviens notamment de ma rencontre avec Bobby Kennedy junior dont l’aura n’avait rien à envier à son père et son oncle célèbre. L’ancien mannequin Cindy Crawford, malgré sa notoriété mondiale, est l’une des personnalités les plus gentilles que j’ai rencontrées. Il en va de même pour le chanteur Patrick Bruel. Au Québec, la palme revient à Janine Sutto qui a un humour incroyable ! Elle m’a révélé des histoires si cocasses sur d’autres artistes que je n’ai pas pu les écrire, le tout ponctué de son rire de jeune fille qui s’amuse.»

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Michelle visite Charlevoix à quelques reprises chaque année, notamment à l’été, en automne et au temps des fêtes. «Je ne viens pas aussi souvent que je le voudrais. Mes parents, Jacques Tremblay et Louise Boies, habitent toujours leur maison et c’est un doux réconfort d’y retrouver la chaleur d’un foyer aimant, la bonne bouffe et cet amour inconditionnel.»

Lors de ses visites, Michelle a son rituel. «Je vais toujours profiter de la plage de Saint-Irénée, je fais le tour de L’Île-aux-Coudres, j’adore Saint-Joseph-de-la-Rive et ses points de vue magnifiques. Au cimetière de La Malbaie, j’en profite pour visiter mes grands-parents qui y reposent et j’admire la vue de la baie depuis la croix. J’aime aussi m’asseoir à une terrasse à Baie-St-Paul et simplement m’imprégner de l’effervescence de la belle saison. L’hiver, je vais au Grands-Fonds ou je me balade simplement un peu partout, car chaque détour est comme une carte postale. J’aime aussi aller siroter une margarita devant le foyer au Manoir Richelieu», raconte celle qui, comme tout Charlevoisien qui se respecte, a aussi son coin secret.

«J’adore la magnifique plage de Cap-Aux-Oies. Comme elle est peu fréquentée, on y retrouve une sorte de paix qui me donne de l’énergie et m’apaise à la fois.»

Après cette énumération presque poétique, nul besoin d’ajouter que Michelle adore Charlevoix. «Pour moi, c’est la plus belle région du monde, car c’est celle de mon cœur. On parle certes de sa beauté majestueuse, mais il y a aussi et surtout la beauté intérieure des gens qui y résident.»

Croit-elle revenir y vivre un jour ? «J’y pense parfois. Couler des jours paisibles dans une jolie maison avec une vue magnifique et écrire des romans pendant que crépite un joyeux feu de bois.»

Michelle continue de profiter de la vie avec sa famille. «J’ai deux magnifiques filles de 23 et 20 ans. Mon aînée deviendra bachelière en nursing et ma cadette étudie en théâtre. Luc, mon amoureux, travaille à Radio-Canada. Même si elles s’y rendent maintenant moins souvent que moi, mes filles ont toujours hâte de revenir dans Charlevoix. J’ai su leur transmettre mon amour pour ce coin de paradis», conclut la journaliste qui ne manque pas une occasion de parler de son patelin.

«Je suis une fière ambassadrice de la région et je ne cesse d’en vanter les beautés, la culture et l’histoire de sa villégiature. Quand j’interviewe des artistes et qu’on parle de nos racines, ils me disent toujours : wow chanceuse !