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Nos charlevoisiens, que sont-ils devenus ? : Claude Harvey

mercredi

Un texte de Marc Larouche

Charlevoix tatoué sur le coeur

Rares sont ceux qui se vantent d’habiter Gatineau et… Pointe-au-Pic ! C’est le cas de Claude Harvey. Le globe-trotter ne rate jamais une occasion de rappeler ses racines charlevoisiennes.

Si le nom vous est moins familier, son visage le sera certainement. Claude a été de l’équipe qui a fait les premières heures de TVC-VM dans les années 1970. Il y a entre autres été journaliste et lecteur de nouvelles. «C’était ma deuxième expérience professionnelle après un emploi étudiant au Manoir Richelieu», dit-il.

Son père Bertrand Harvey, a longtemps travaillé chez Bell Canada. D’abord conseiller puis maire de Pointe-au-Pic dans les années 70, c’est lui qui a dû gérer la conflagration qui a détruit une partie du village. Sa mère, Paulette Bouchard, venait des familles Bouchard et Villeneuve de Pointe-au-Pic. Son grand-père Harvey, Gérard était chauffeur de taxi et sa grand-mère Donalda, née Duchesne, travaillait au Manoir Richelieu.

«À cause des emplois de mon père, nous déménagions souvent. J’ai commencé l’école à Saint-Félicien au Lac-Saint-Jean. La maison que l’on habitait est aujourd’hui celle du premier ministre Philippe Couillard. De retour dans Charlevoix, j’ai fini mon primaire a l’école Laure-Conan, sous la bienveillante gestion des Petites franciscaines de Marie. J’ai fait mon cours secondaire à la Polyvalente du Plateau, sauf les derniers 6 mois que j’ai suivi à Louis Joliet à Québec.»

Actif pour les siens

Claude Harvey a toujours senti le besoin d’aider les autres. Ses engagements ont débuté très tôt. Il fut entre autres le cofondateur de Ressources Genesis Charlevoix. Il a aussi agi comme administrateur de plusieurs organisations communautaires, économiques ainsi que du monde collégial.

D’ailleurs, après avoir oeuvré à la Corporation de développement industriel de Charlevoix, la CADC de Charlevoix, ainsi qu’aux Casinos de Charlevoix et Montréal, il a joint le monde de l’enseignement. D’abord au Cégep de Jonquière, par le biais du Centre d’Études collégiales en Charlevoix, il a traversé le fleuve en 2008 pour devenir directeur général du Cégep de La Pocatière. Il y est demeuré 8 ans. Claude occupait jusqu’à tout récemment le même titre au regroupement des Cégeps et Collèges francophones du Canada à Ottawa.

Photo prise en Afrique au Sommet de la francophonie

(Photo prise en Afrique au Sommet de la Francophonie, en compagnie du Premier Ministre du Canada, Justin Trudeau)

Globetrotter humanitaire

Déjà au Cégep de La Pocatière, il avait commencé à réaliser des voyages humanitaires grâce auxquels il a pleinement pris conscience de la situation sociale dans plusieurs parties du monde, notamment en Afrique. «Souvent, ça fesse. Entendre parler de pauvreté et la voir sur place, ce n’est pas la même chose. C’est là que l’on peut apprécier ce que l’on a et que l’on comprend l’importance d’aider les autres.»

Peu importe ou il se trouve, Claude a toujours Charlevoix en tête. Il se rappelle que Réjean Tremblay (TVC-VM) appelait le fleuve «le grand baveux». «On l’appelait aussi «le majestueux». Aujourd’hui, c’est difficile de vivre sans lui, malgré la beauté de la rivière des Outaouais», dit celui qui a toujours la tête remplie de souvenirs de Charlevoix.

«Des souvenirs ? J’ai rien que ça. Mario Tremblay (de Pointe-au-Pic) fut mon meilleur ami de la fin du primaire à l’âge adulte. Nous avons travaillé ensemble à TVC-VM. Son père, M. Léon Tremblay, était professeur. Il a eu une grande influence sur moi par son amour de la France et les nombreuses discussions intéressantes que nous avons eues. Ce fut mon premier mentor».

Son deuxième, comme la majorité de ceux qui ont choisi d’oeuvrer dans les médias, est sans surprises Réjean Tremblay de TVC-VM. «Il nous a fait travailler fort. Mais travailler avec lui a été extrêmement formateur. Il nous faisait confiance pour donner un produit télévisuel intéressant aux gens de Charlevoix.»

Lorsqu’il revient «àaa Malbaie» comme on dit, c’est au «Café chez nous» que Claude aime se retrouver, lui qui ne peut demeurer plus de trois semaines loin de Charlevoix, où il possède toujours une maison. «Une partie de ma famille et celle de ma conjointe Lisa est toujours «àaa Malbaie», mon fils habite Clermont. Je serai grand-père d’une petite fille en février. J’aime ça «chouenner» au Café.»

Lorsqu’on jase avec Claude, on sent une certaine nostalgie d’une époque, la belle, qui fait maintenant partie du passé. «J’ai de beaux souvenirs de l’époque ou j’étais caddy au Club de golf du Manoir. Je revois la pêche à Desbiens, le quai de Pointe-au-Pic où tout le monde se retrouvait. C’était tellement animé. Les gens mangeaient une frite chez Chantal, pêchaient l’éperlan, se promenaient. L’ensemble de l’oeuvre me restera toujours en tête. Charlevoix est l’un des plus endroits du monde. Et j’en ai vu.»

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