Gens de chez-nous mon La Malbaie Nos Charlevoisiens

Monic Néron de La Malbaie, en ondes chaque jour dans l’émission radio la plus populaire au Canada !

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Portrait de Marc Larouche

Les auditeurs du 98,5 FM à Montréal et dans tout le Québec sont familiers avec sa voix. Elle est considérée comme une référence dans le monde journalistique. Ses reportages judiciaires comptent parmi les plus documentés et les plus complets. Avec Monic Néron, il n’y a pas de demi-mesures. Et Monic a aussi Charlevoix tatouée sur le cœur, elle qui est née à La Malbaie.

«Charlevoix c’est mon ancrage. Mon port d’attache. Mon enfance douce et paisible sur le Plateau, mon adolescence de découvertes, d’excès et d’affirmation de soi, la richesse des paysages et la bienveillance des gens. Il est faux de penser que Montréal est égoïste et autant individualiste qu’on pense. Par contre, rien à voir avec l’accueil chaleureux des gens de chez nous», dit-elle d’entrée de jeu.

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La radio, elle en mange. C’est à CIHO-FM à Saint-Hilarion qu’elle a commencé sa carrière. «Je n’oublierai jamais ce que l’équipe de CIHO a fait pour moi. Ils m’ont donné ma première chance : Gervais Desbiens, Dave Kidd, René Bélanger, Pierre Beauchesne, Mathieu Boulianne, Maryse Harvey et la seule et unique Chantal. Ils m’ont permis de vivre des étés magiques et m’ont donné la piqûre de la radio, je leur dois en partie ma carrière aujourd’hui.»

-Monic a fait ses études primaires aux écoles Marguerite d’Youville et Félix Antoine Savard, puis son secondaire à la Polyvalente du plateau. «Je n’ai que de bons souvenirs de mes études primaires et secondaires. De la classe de maternelle de la réconfortante Louise à celle de l’inspirante Gisèle Bouchard au secondaire en passant par le fort sympathique Jean Tremblay. Ma 4e année fut mémorable. Ma défunte et adorée grand-maman Claudette Harvey y avait enseigné une grande partie de sa vie. Elle avait choisi de prendre sa retraite…l’année où j’avais enfin atteint son niveau !! Cette année-là, elle m’avait accompagné à toutes mes sorties scolaires, quelle joie ce fut finalement !»

Son père, Guy Néron, était directeur général du CLD de la MRC de Charlevoix Est jusqu’à sa retraite l’an dernier. Sa mère, Lynne Duchesne, a consacré sa carrière au Centre Local d’emploi de La Malbaie. Jeunes retraités très actifs, ils habitent toujours à Cap-à-l’Aigle.

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Le grand Jean-Yves

Même s’il ne lui a pas enseigné, le légendaire Jean-Yves Belley a eu une grande influence sur Monic. «Le grand Jean-Yves Belley m’a donné envie de monter sur scène avec ses comédies musicales originales dont les mélodies me reviennent de temps à autre en mémoire. Que j’ai rêvé d’en faire partie… mais je n’ai jamais été pigée ! Il aura donc en quelque sorte été à l’origine des nombreux spectacles de théâtres et de musique auxquels j’ai participé jusqu’à la fin de mes études… universitaires ! Dès l’âge de 11 ans, j’avais d’ailleurs écrit et mise en scène avec ma grande amie Dominique Paradis une pièce de théâtre mettant en vedette des élèves de 3e et 4e années. Ce fut ensuite Josée Simard qui m’aura permis de tenir le rôle d’Esmeralda, qui reste encore à ce jour mon plus beau souvenir du secondaire.»

Les noms se bousculent. Visiblement, Monic a une excellente mémoire et se souvient de celles et ceux qui l’on marqué dans Charlevoix. «je pense aussi à Nicole Dallaire, enseignante de 6e année qui a tellement bien su nous outiller pour la grande aventure du secondaire. Je me souviens des visages de chacun de mes profs. Ils ont contribué à façonner la personne que je suis en me permettant de développer mes habiletés. À 30 ans, je suis toujours aussi nulle en calcul mental, mais je gagne ma vie avec ma voix, ma plume, ma créativité, mon esprit critique, ma curiosité et mes idées. Mes profs ne seront pas étonnés de mon parcours, eux qui m’ont vu m’époumoner lors de mes moments préférés de l’année : les exposés oraux ! J’ai également une pensée pour ma gang du secondaire dont plusieurs habitent encore la région. Ils avaient écrit dans mon album de finissante : «on se revoit à la radio et la télé ». Ils avaient vu juste.»

Monic habite dans le quartier Petite-Patrie à Montréal. Elle a quitté Charlevoix à la fin de ses études secondaires en 2003. «Je venais à peine de fêter mes 17 ans en juillet. Tout le monde me trouvait complètement folle de partir toute seule à l’autre bout de la province dans une ville immense qui m’était totalement inconnue. J’ai coupé le cordon assez raide merci. Mes pauvres parents n’ont eu d’autre choix que de me laisser partir. Je savais que ce serait difficile, mais je savais surtout que j’avais un rêve : faire carrière dans les médias. J’allais de toute façon devoir m’établir à Montréal, alors autant faire le saut tout de suite. Je suis donc une Montréalaise d’adoption depuis presque la moitié de ma vie, mais je demeure une charlevoisienne dans le cœur et dans les veines.»

Pendant ses études, en été, Monic travaillait à CIHO ou TVC-VM. «Charlevoix m’a permis de faire mes premières armes professionnelles. J’ai ensuite travaillé pour une chaîne de télé spécialisée en sécurité publique avant de faire le saut au 98,5 FM il y a 6 ans.»

D’abord recherchiste, ensuite lectrice de nouvelles et reporter généraliste au 98,5 FM à Montréal, Monic Néron de La Malbaie s’est vue offrir un poste de chroniqueuse judiciaire en 2013 et pas dans n’importe laquelle émission, celle de Paul Arcand, l’émission matinale la plus écoutée à Montréal, au Québec et au Canada.

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«Je suis excessivement privilégiée de me lever à 3h30 tous les matins aux côtés du meilleur animateur de la province. Notre mode de vie est difficile sur le corps, mais quel bonheur de faire de la radio quotidienne et d’entrer dans la routine des gens. Je songe poursuivre encore quelques années.

Monic est chroniqueuse spécialisée en affaires judiciaires. Son rôle est de couvrir des procès. Elle a entre autre couvert les procès de Magnotta, Guy Turcotte, Bertrand Charest, celui de l’ex maire de Montréal Micheal Applebaum, mais aussi des centaines d’autres causes moins médiatisées. Après l’émission «Puisqu’il faut se lever», diffusée de 5h30 à 10h, elle arpente les palais de justice pour y dénicher des histoires à raconter.

Son métier, elle le pratique avec passion et travaille toujours avec en tête la volonté de renseigner le public au maximum.

Des milliers de personnes vivent des drames humains et se retrouvent dans l’appareil judiciaire chaque jour. Monic côtoie la misère humaine, mais elle voit aussi beaucoup de résilience et d’espoir. «Je recueille régulièrement des témoignages qui permettent de secouer les élus à l’Assemblée nationale et il n’est pas rare que nous ayons un réel impact sur des décisions. Être journaliste, c’est veiller aux intérêts du public. Je m’accroche à cette vocation parce que je crois pertinemment qu’il faut dire haut et fort ce qui se passe dans l’ombre et ce qu’on tente de nous cacher.»

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Monic Néron essaie de revenir dans la région le plus souvent possible. «L’été, les longues fins de semaine, quand mon emploi du temps me le permet et pendant la période des fêtes. Mes parents y demeurent toujours et il est si bon de sortir de la ville, de retrouver ses racines et d’entrer dans la maison familiale qui sent toujours tellement bon grâce à la cuisine de maman. Quand je reviens, je redeviens carrément une petite fille. Le temps ralentit et je retrouve le sentiment d’être « heureusement irresponsable ». Mes parents savent que je travaille des heures impossibles, alors je trouve dans Charlevoix le réconfort d’une pause souvent bien méritée. Et quand je n’y suis pas, j’en suis une fière ambassadrice ! J’ai dû envoyer au moins quelques centaines de Montréalais en vacances au cours des dernières années !! D’ailleurs, il pourrait y avoir un achalandage particulier «Chez Veilleux», puisque j’ai vanté à des centaines de milliers de personnes sur les ondes du 98,5 que c’était, à mon avis, la meilleure poutine de la province ! Sortez le fromage en grains la famille Fortin ! 😉 ».

Inutile d’ajouter que lorsqu’elle a l’occasion de revenir, elle prend toujours le temps d’aller se chercher une poutine chez Veilleux. «Vous avez maintenant une bonne idée de mes priorités. J’arrête aussi chez Ginette à Saint-Irénée en chemin l’été, pour y respirer l’air frais du St-Laurent. Nous avons un chalet familial dans le bout de Sagard, je vais pêcher avec mes proches. La plus grande richesse de cet endroit, à part la sainte paix qui y règne, est qu’il n’y a aucun signal cellulaire. J’y ai d’ailleurs débuté mes vacances estivales cet été. Ça oblige à décrocher. Je vais également faire un tour au casino une fois par année avec mon conjoint. On joue aux tables et le personnel y est toujours tellement attentionné. Vegas et Montréal peuvent se rhabiller, on a les meilleurs croupiers !»

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Cet hiver, Monic a renoué avec le Mont Grand-Fonds, là où elle a skié toute son enfance. «Quelle qualité de neige et quel joyau cette montagne. J’ai déjà hâte à Noël prochain. Nous aimons beaucoup également l’hôtel Germain à Baie-St-Paul, même si j’ai un pied à terre familial dans la région, j’y séjourne de temps à autre, c’est un véritable coin de paradis et les lits sont doux comme des nuages.»

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Pour Monic, Charlevoix ce sont ses souvenirs, ses racines et son réconfort. «Il ne suffit que de quelques heures et mon accent revient naturellement. J’aime sa simplicité et sa grande beauté. Tout le monde le dit à Montréal, je viens de la plus belle région du Québec et c’est tellement vrai. Pas juste pour ses paysages, mais aussi pour ses gens. J’ai trouvé un quartier où m’établir à Montréal qui me rappelle l’esprit communautaire et familial de notre région. C’était important pour moi que je suis puisse aller emprunter du sucre à la porte d’à côté, qu’on s’entraide quand l’hiver nous tombe dessus ou qu’une voisine puisse compter sur moi pour surveiller sa fille pour une heure ou deux. Ça n’a pas de prix la vie de quartier quand on vient de la campagne.»

Monic est en couple depuis 4 ans avec un homme qu’elle qualifie d’exceptionnel. «ll est réalisateur télé. Nous avons travaillé très fort sur nos carrières respectives et espérons fonder une famille au cours des prochaines années.» Nul doute que si c’est le cas, les enfants deviendront vite des charlevoisiens, du moins d’adoption… quoi que… «Mes parents projettent de construire une résidence multigénérationnelle pour leurs vieux jours. Je songe à les imiter. Je me vois parfaitement finir ma vie entre ce fleuve et ces montagnes qui m’ont vu grandir.»

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Avant de terminer, Monic tient à remercier moncharlevoix.net de lui donner l’opportunité de témoigner de son attachement à notre belle et grande région. «J’ai Charlevoix tatoué sur le cœur et la distance n’effacera jamais ce profond sentiment d’appartenance. Ne jamais oublier d’où l’on vient nous pousse à aller encore plus loin.»