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Mathieu Gaudreault, citoyen du monde

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Un texte de Marc Larouche

La culture l’a toujours intéressé. Adolescent, on le rencontrait soit à TVC-VM ou sur une scène. Mathieu Gaudreault de Cap-à-l’Aigle participait à un événement, élaborait ou réalisait un projet. Cette volonté de toujours aller de l’avant a fait de lui un homme influent au Québec…et ailleurs !

Mathieu est associé fondateur chez Letube.tv à Montréal. Il agit comme idéateur au contenu et consultant en communications, stratégies. Il a récemment été stratège politique à l’occasion de l’élection à la présidence en France pour le candidat Alexandre Jardin. C’est aussi lui qui s’occupait du contenu numérique pour Justin Trudeau lors de la campagne électorale canadienne.

Comme plusieurs, il a dû quitter Charlevoix en 88 pour étudier au Cegep après ses études primaires aux écoles Marguerite D’Youville, Félix-Antoine Savard et à la Polyvalente du Plateau. Toujours taquin, il ajoute avoir fréquenté la garderie des Petits copains qui était située dans l’ancien Centre culturel de La Malbaie.

S’il demeure à Montréal, ses parents, Louis-Marie Gaudreault, qui travaillait au ministère des Transports et Thérèse Deschênes, qui travaillait pour le Centre hospitalier, demeurent toujours à La Malbaie, secteur Cap-à-L’Aigle. Mathieu se souvient très bien de certaines anecdotes de son enfance.

«L’une de celles-ci peut paraître banale, mais elle m’a marqué. Au primaire, en deuxième année, lors du concert de Noël, je jouais des cymbales et elles ne fonctionnaient pas. J’en ai tellement pleuré que je m’en souviens comme si c’était hier», dit-il.

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«Ma tête est pleine de souvenirs de mon secondaire. C’était une période bénite. Les pièces de théâtre avec Luc Bergeron, on s’était même rendu dans un festival de étudiants au Théâtre Denise-Pelletier à Montréal avec la pièce « J’t’aime ». Je me souviens aussi des tournées d’impro de Montréal à Sept-Îles. D’ailleurs, avec la gang de l’impro et du théâtre, on se voit encore beaucoup.»

Mathieu avoue que cette époque était très dynamique. «C’était très culturel, vivant. Je dois dire que nous avions des profs très ouverts, qui nous laissaient nous «garrocher» dans les découvertes. Et les institutions aussi. La liberté de temps et de création qu’on nous laissait à TVC-VM alors que l’on avait que 13-14 ans, c’était impressionnant. Et cette liberté a donné de bons moments de télé, mais surtout, le gout à une gang de jeunes de passer ses soirées à créer du contenu plutôt que de fumer.»

Il cite aussi ses 15 années de ski à Grand-Fonds et les années de théâtre au Manoir, même s’il n’était déjà plus de la région.

Mathieu regrette de ne pouvoir revenir dans Charlevoix aussi souvent qu’il le voudrait.

«Malheureusement, j’y vais de moins en moins. Avec mon travail, j’ai peu de temps de disponible, mais surtout, mon grand gars de 13 ans, Alexis, joue à un très haut niveau de soccer. Donc, les weekends y sont entièrement dédiés. Lorsque l’école fait relâche, il part à l’extérieur pour des tournois. À la relâche récente, il était à Boston, à Pâques, il était à Barcelone et à la St-Jean, il ira en Autriche, puis en Allemagne, à Madrid et en République tchèque. Évidemment, moi, je le suis !»

Mathieu et sa conjointe Isabelle depuis 20 ans ont aussi une fille de 17 ans, Maité. Lorsqu’il revient dans son patelin, il essaie surtout de profiter de ses parents qui y sont encore.

«Ça tourne souvent autour du domicile familial ou du centre de ski. Charlevoix, ça représente juste du bonheur. Celui du passé, du présent et de l’avenir. Je ne crois pas revenir m’y installer, puisqu’il n’y a pas d’emplois dans mon domaine».

Grand voyageur vous pourrez le croiser bientôt… en Afrique du Sud, où le travail l’appelle. Il y a pire !