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José Dufour, un « marsouin » de l’Isle-aux-Coudres aux multiples talents !

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Portrait de Marc Larouche

Les gens de l’ile aux Coudres se souviendront probablement de ce bébé qui courait en couche et jouait à se cacher entre les allées de l’Épicerie Bonichoix Wilfrid Boudreault. Il s’appelle José Dufour. Il a beaucoup grandi, mais il joue encore. Sauf que cette fois, c’est sur les plus grandes scènes du Québec.

«Ce sont de beaux souvenirs. Je faisais rire les gens à l’épicerie de mes parents, Renaud Dufour et Diane Boudreault», dit le jeune homme, installé à Montréal, ajoutant que la fibre de la scène s’est développée tout naturellement chez lui. «Chez nous, des spectacles avec des chorégraphies, des spectacles de lypsinq, il y en avait souvent. Je viens d’une famille d’artiste. Surtout du côté de mon père. Mon grand-père Dufour dansait et animait souvent».
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Son premier contact réel avec le monde du spectacle, il le doit à Annie Desgagnés. «J’avais 8 ans, c’était à l’ile aux Coudres. C’est Annie qui m’a introduit aux arts de la scène avec des ateliers de théâtre. C’est à ce moment que j’ai donné mes premiers spectacles». José a aussi beaucoup appris du metteur en scène Daniel Gaudet. «Il venait de s’établir sur l’ile. J’ai poursuivi ma formation avec lui jusqu’à l’âge de 17 ans.»

Le malheur frappe

À 17 ans, José est impliqué dans un grave accident d’automobile sur l’ile aux Coudres. «Ça a été très difficile, autant physiquement que psychologiquement. Ma santé en a beaucoup souffert et l’insécurité s’est pointée. J’ai donc voulu étudier dans un domaine qui apporte plus de stabilité que la scène. Dans ma tête, je devais penser à un plan B.»

José choisit des études en gestion. ««J’ai toujours été un gars de projet. Pendant mes études, de 18 à 22 ans, j’ai travaillé en hôtellerie et étudié en administration, gestion commerciale. C’est ce qui m’a amené à monter le Carnaval de l’ile. La première présentation a eu lieu en 2010. J’y ai été jusqu’en 2014. On m’appelle encore «le président», dit-il en riant. «Le Carnaval est encore l’activité majeure en hiver. Je suis fier que ça continue».

Mais l’appel de la scène est trop fort et José entre au Conservatoire d’Art dramatique de Montréal, ce qui lui permet, durant 3 ans, d’aller chercher des outils complémentaires à ses connaissances. «J’aurais pu être autodidacte, mais je voulais avoir ces rencontres avec ces professeurs. Travailler avec Gilbert Sicotte, c’est impressionnant et ça apporte beaucoup. Ces gens vont te dire la vérité sur ton travail. C’est mon parcours au conservatoire qui m’a amené sur les projets sur lesquels je travaille actuellement.» Ses consoeurs et confrères de classe deviennent des amis, puis des complices.

L’inspiration de l’ile

José affirme que l’ile aux Coudres lui a beaucoup apporté. Nous étions en quelque sorte isolés. Je n’étais pas dans l’équipe de hockey, très tôt j’ai su que j’étais attiré par les arts. Je me tenais avec des gens plus vieux que moi. J’ai acquis une maturité précoce. Faire du théâtre ou de l’impro, à l’époque, c’était plutôt mal vu pour un garçon, mais on me m’a jamais jugé». La rencontre d’Olivier Berthiaume, acteur et metteur en scène, l’amènera à travailler sur de grandes productions. «J’aime tellement mon métier, ne pas savoir ce qui va arriver demain en même temps, c’est insécurisant, mais j’aime ce rythme-là qui est tout sauf routinier.»

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Demain matin Montréal m’attend !

José désirait depuis longtemps travailler avec le metteur en scène René-Richard Cyr. «Lorsque les auditions pour «Demain matin Montréal m’attend» ont été annoncées, je lui avais écrit pour lui dire que le projet m’intéressait énormément. Il m’avait répondu : «inquiète-toi pas, des gens m’ont parlé de toi, tu es sur ma liste.» De bons amis à lui m’avaient vu au conservatoire.»

La comédie musicale, un classique de Michel Tremblay qui présente un portrait des nuits montréalaises des années 70, met en scène 16 artistes, dont beaucoup de grands noms de la communauté artistique québécoise. «Nous jouons dans une institution, le TNM, c’est très impressionnant. À l’école, on nous en parlait énormément. C’est un objectif en soi.»

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José fait partie du chœur. «René-Richard a adapté la pièce, qui, dans la version de Tremblay, met en scène 45 gars et 5 filles. Ainsi, nous nous partageons plusieurs personnages. Je joue l’animateur, Cowboy, l’un des danseurs de Lola Lee, jouée par Hélène Bourgois-Leclerc.»

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José aime revenir à l’ile, notamment pour s’y produire avec son groupe folklorique «Les Arthur à Noël». «Je suis avec mon oncle Pierre, mon père Renaud, ma cousine Alicia, Frédéric Boudreault, Geneviève Jeaudoin. Martin Brisson le sculpteur et Louis Harvey. Nous jouons de la chanson traditionnelle folklorique.» Évidemment, les «Marsouins» ne se font pas prier pour embarquer dans la fête.

«L’ile représente beaucoup pour moi. Je suis toujours tellement content de revoir les enfants de mon frère, de ma cousine. La famille, c’est très important», conclut José en remerciant les gens de l’ile.

«Depuis que je suis petit, ils m’ont vu dans pas mal d’affaires. Ils ont embarqué et m’ont encouragé. J’ai toujours eu un bel appui de leur part. Si je suis rendu ou je suis maintenant, c’est en partie grâce à eux qui ont toujours été derrière moi. Les madame Harvey et monsieur Desgagnés, tu te rappelles d’eux. Quand tu as 1200 personnes en arrière de toi qui te supportent, tu le sens».

José rêve de continuer de grimper les échelons pour bien vivre de son métier de comédien ! Bonne chance à la fierté de l’Isle !

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